La rose « Guignol »

Le Hasard… toujours le Hasard ! Dans ma vie, Il est très souvent là. Les Roses aussi.

Ma’ pour son projet hebdomadaire -le 26e, on est donc à la moitié de l’année- propose « histoire » clic

Alors que la semaine dernière, Ma’ proposait nature avec un « N » j’avais contourné son sujet avec un « n » à nature. Cette semaine, je fais le contraire ! Mon sujet mérite un « H ».

Jeudi 20 juin, dans le grand Salon Justin Godart de l’Hôtel de Ville, le baptême d’une rose dédiée à Guignol a réuni les Amis de Lyon et de Guignol, pour fêter le 250e anniversaire de la naissance de son créateur, Laurent Mourguet.

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L’obtenteur, les Roseraies Orard, les seuls rosiéristes encore sur le secteur de la Métropole lyonnaise, à Feyzin, était présent et heureux de présenter ce rosier sélectionné.

Adhérente de cette sympathique Association lyonnaise des Amis de Lyon et Guignol, j’étais conviée à cet événement.

Je traboule bien sûr avec Jean-Pierre et sa Rose du samedi et j’ai une pensée particulière pour mon Ami Edualc l’amoureux des roses.

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Les rosiers étaient en serre. En pleine terre, la rose est plus foncée, telle à ma 2e photo.

Des livres & Moi !

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A 2AUTA, nous avons 2 Clubs de Lecture parmi les nombreuses activités proposées.
PUB ! Lyonnaises, Lyonnais, qui me suivez, n’hésitez pas à nous rejoindre ! http://2auta.org

A raison d’une réunion mensuelle, nous lisons environ une douzaine de livres proposés avant les grandes vacances, pour permettre aux LPV (lectrices à petite vitesse) de ne pas perdre la cadence.

Moi, vous me connaissez, même avec ce rythme, je la perds, la cadence ! Pas tant que ça car en relisant ce bilan, je m’étonne de ma performance, ayant beaucoup de mon temps accaparé par tout le reste !

C’est ainsi que pour la saison 2018-2019, 11 livres ont été présentés :

  • D’après une histoire vraie de Delphine De Vigan
  • Pereira prétend de Antonio Tabucchi
  • Seule Venise de Claudy Gallay (qui j’ai proposé et présenté)
  • Le bureau des jardins et des étangs de Didier Decoin
  • Petit Pays de Gaël Faye
  • La tresse de Laetitia Colombani
  • Grâce et dénuement de Alice Ferney
  • Les cavaliers de Joseph Kessel (j’ai fait l’impasse)
  • Trois jours chez ma tante de Yves Ravey (j’ai fait l’impasse)
  • Otages intimes de Jeanne Bénameur
  • Les sirènes de Badgad de Yasmina Khadra (j’ai arrêté à la page 89)

J’ai bien aimé D’après une histoire vraie, Seule Venise, Le bureau des jardins et des étangs et La tresse. J’ai moyennement apprécié Petit Pays, Grâce et dénuement, Otages intimes.
Quant aux autres, même pas envie de les lire…

De mon côté, j’ai lu :

  • La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel
  • Rêves oubliés de Léonor de Récondo
  • Gabrielle de Anne et Claire Berest
  • Sang famille de Michel Bussi
  • Le caillou de Sigolène Vinson
  • Alice au Pays des merveilles de Lewis Carroll
  • Manet, le secret de Sophie Chauveau
  • Le parfum de Patrick Süskind (pas terminé)
  •  La falaise des fous de Patrick Grainville (repris plusieurs fois sans le terminer)

Dans ma Pal :

  • Jean Moulin de Jean-Pierre Azéma (que je parcours de temps en temps)
  • Madame de Sévigné de Stéphane Maltère
  • Pourquoi sont-ils entrés dans l’Histoire de Stéphane Bern
  • On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi

Abandonnés (depuis pas mal de temps !)

  • Belle du Seigneur
  • Le Bal du dodo
  • Le chardonneret
  • ET le livre mystère pour le Palathon de Mindounet !

Lecture en cours : La passion Lippi de Sophie Chauveau, premier d’une trilogie, suivi de Le rêve Botticelli et L’obsession Vinci

Enfin à lire pour le Club de Lecture, dès octobre prochain :

  • Le mystère de Henri Pick de David Foenkinos
  • Les hommes couleur de ciel de Anaïs Llobet
  • La promesse de l’aube de Romain Gary
  • Evariste de François-Henri Désérable
  • Bleu de Delft de Simone Van Der Vlugt
  • L’arche de Darwin de James Morrow
  • Samarcande de Amin Maalouf

Rien dans cette liste ne me tente vraiment. Je crois donc que je vais faire cavalier seul et m’offrir le luxe de choisir mes lectures !

L’atelier 328 de Leiloona – formule 2.2

Leiloona-2.2

ICI Leiloona précise de nouvelles règles pour jouer à « Une photo, quelques mots ». Elle reprend l’ancienne formule au rythme de publication plus soutenu. De temps en temps, au gré de ses photos, je joue.

 

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Elle aimait la symétrie. Sans doute à cause de son métier. Alors que bien des architectes aiment se démarquer et créer « farfelu », depuis sa première année d’études, elle avait choisi de rester dans le classique absolu, avec des lignes droites et épurées, dans un style sobre, presque austère -comme sa vie- s’alliant aux couleurs neutres, toujours dans des nuances de gris.

En façade seulement. Le « paraître » était pour elle très important. Sans doute à cause de son éducation. Ses années d’uniforme en marine et blanc avaient laissé des traces dans ses souvenirs et sa façon de vivre. Rester droite en toutes circonstances, ne pas se faire remarquer, s’imposer une discipline rigoureuse, tout cela elle l’avait appris de ses parents et pendant son parcours scolaire.

La fantaisie ne semblait pas guider ses pas, même si parfois elle se débridait et cassait les codes, à l’intérieur.

D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle rêvait de s’inscrire au Concours des Pensionnaires de l’Académie de France et d’être accueillie toute une année à la Villa Médicis, à Rome. Sans doute à cause du don de son père pour le dessin.
Pour cela, elle avait imaginé la restauration du Fontago dei Tedeschi, « l’entrepôt des Allemands », en obstruant délibérément de nombreuses fenêtres derrière un matériau révolutionnaire qui filtrait la lumière. Quelques trouées blanches en trompe-l’oeil agrémentées d’un faux balcon étaient la seule fantaisie qu’elle concédait pour cette métamorphose, façon « container ».

Elle prenait un risque. Sans doute à cause son petit grain de folie intérieure. Et elle était une battante ne baissant jamais les bras. Soit son projet serait rejeté d’office, soit alors son audace enthousiasmerait le Jury. Elle ne doutait pas de la curiosité des jurés et savait qu’elle les subjuguerait par la découverte de l’intérieur du bâtiment séculaire. Il leur suffirait juste de pousser la porte…

Les Plumes avec Emilieberd

Deux billets pour un samedi, c’est permis puisque je joue avec Ma’ et Emilieberd CLIC
14 mots à cacher : Hasard – lunatique – météo – confusion – soudain – effet – papillon – intelligence – extravagant – boule – zut + destiner – dommage – désinvolte (et imprévisible si on veut)

La météo c’est important. Partir de bon matin avec le soleil -pour se farcir l’épreuve de Philo-, ça donne un moral d’acier. Car si la pluie s’ajoute à la confusion qui semble régner dans ces jeunes cerveaux, c’est l' »effet papillon » assuré : jour de la pleine lune qui rend insomniaque et lunatique, bus en retard à cause des bouchons, parapluie oublié, convocation trempée dans le sac à dos qui a pris l’eau et donc forcément, entrée avec une boule au ventre dans la salle d’examen…

Scénario extravagant, penserez-vous ?  Non, un coup du Hasard tout simplement.

Maintenant que l’épreuve est passée, on peut en parler de façon un peu désinvolte. Et pourtant… L’imprévisible aurait pu se produire : coffre-fort contenant les sujets éventré pendant la nuit, grève des correcteurs, que sais-je encore ?

Soudain, c’est l’horreur. Zut ! Carte d’identité oubliée, antisèche destinée à bien maîtriser le plan découverte par la pionne zélée… Comme c’est dommage de se prendre la tête avec autant de bêtises. Il suffit juste de lâcher prise, respirer à fond, prendre son temps pour lire les trois sujets et bien bâtir le plan. Facile, non ? Facile à dire, n’est-ce pas Soène !

Projet de Ma’

Le Projet de Ma’ clic pour ce samedi est fait pour moi ! la Nature pour un Taureau, pensez donc, c’est vital !

Très urbaine, je suis pourtant souvent dans la campagne des monts qui entourent Lyon.

Mais moi, vous me connaissez, j’adore ruminer… Et comme je suis de près l’actualité, c’est un vrai bonheur de passer un petit moment à philosopher, tout comme les lycéens qui, lundi dernier, ont choisi de discuter sur les lois de la nature selon Hegel !
Ne connaissant pas les sujets de Philo à l’heure ou j’ai préparé mon billet et n’ayant jamais entendu parler de ce Philosophe allemand, j’ai suivi un autre chemin pour parler de la nature humaine !

« La primauté de la culture, ou celle de la nature.

Voltaire : seuls le savoir, le travail, les échanges, la longue et patiente accumulation des connaissances acquises peuvent transformer ces brutes que nous sommes en citoyens plus ou moins civilisés, capables de vertus, d’honneur, de créations. Livrée à elle-même, la nature est inerte, rugueuse, voire menaçante et destructrice. Elle est en l’homme source de fanatisme et de violence. Seul l’artifice humanise.

Rousseau : dans le fond, seule la nature est bonne, tout ce qui en éloigne déforme et détériore. Nous ne sommes pervers, cruels ou inhumains qu’à la mesure de la dénaturation que nous font subir nos connaissances, nos artifices et nos rivalités fabriquées. Retourner à la nature-en nous plus encore que hors de nous-, c’est revenir à la santé, à la paix, à l’ordre authentique. Les artifices de la civilisation sont des maux, non des remèdes. Il convient de les défaire ou de les contourner. »

Me voilà embarquée dans un choix cornélien entre les théories de ces deux gloires de la France du 18e siècle…

Moi, je suis d’accord avec les deux.
Et vous ?

Inutile de courir à Paris pour photographier le célèbre Penseur d’Auguste.

A Lyon, nous avons la Pensée du Lyonnais Georges Salendre
et je ne me refuse pas le plaisir de trabouler avec Soène ! clic 

Le Défi du 20 avec Mamylor

C’est l’été. Les grandes vacances vont arriver. La vie est belle !

Mamylor clic toujours optimiste et enthousiaste, mais un peu, me semble-t-il, nostalgique du Passé, nous propose de plancher sur tout ce qui fait les différences entre nos Régions :

«partons à la découverte de nos «Us et Coutumes» , régionales,  locales,   les «accents,  le folklore de nos régions de France…»

 

Nom d’un graton, j’ai de quoi dire ! Cette fois-ci, j’vais pas chouiner -chougner si vous préférez-.

Attention ! Faut bien distinguer les choses de dire et de faire, les choses de faire et de ne pas dire, et les choses de dire et de ne pas faire.

Laissons de côté les lumignons du 8 décembre… Tout a tellement changé pour cette Fête religieuse en l’honneur de Marie. La Fête des Lumières est répertoriée dans tous les catalogues de voyagistes. Et la vogue des marrons ? M’en parlez même pas, j’y vais plus… Et pourtant, un cornet de marrons bien chauds et un canon de blanc bourru pour se rincer le corgnolon, c’est pas de refus, tout ça pour quelques pécuniaux seulement.

Laissons de côté les trois fleuves yonnais, le Rhône -prononcez « raune », la Saône -prononcez « saune »- et le 3e,  bien rouge, qui arrive en fanfare, que dis-je, en tonneaux, le 3e jeudi de novembre, le Beaujolais nouveau. Boire un petit coup c’est agréable même si l’alcool est devenu dangereux pour la santé. Alors que faire ?… Ne plus boire, dira Antiblues… C’est pas Dieu posse !

Laissons de côté -car dans le cayon tout est bon- le cervelas truffé ET pistaché -c’est cafi de gras-, la Rosette, le Jésus de chez la Colette, l’andouillette à la ficelle de chez Bobosse -c’est tellement bon que ça fait pas d’abonde-, la cervelle de canut, la Praluline de chez Pralus -méfiez-vous des contrefaçons-, les bugnes ou les matefaims, bref ! toutes ces bonnes choses qui sont interdites par la « Faculté antibluesienne ».

la-cervelle-de-canut

Et pis, y’a pas que le manger et le boire dans la vie…  même si y’a de quoi s’en pourlécher les babines. Nom d’un rat, voilà enfin que vous avez compris où je voulais en venir !

parler lyonnais

Usez et abusez donc, chenuses Fenottes et joyeux Gones, de la langue de Guignol. Et les Nouveaux, tâchez moyen de tout comprendre.

N’oubliez pas non plus d’aller faire une visite  ICI

Je sais bien que tout le monde peuvent pas être de Lyon, il en faut bien d’un peu partout !

C’est quelle heure ?
J’ai du monde à manger, faut que j’y aille
Allez, je vous pète la miaille.

Le Défi du 20 juillet sera mené par Mamylor
sur le thème de la chanson de Marcel Amont
« Bleu Blanc Blond« 

Mes photos du samedi

Oups ! Ce billet en cours de préparation a été publié quelques instants… le temps de le mettre dans la corbeille !

Lorsqu’en fin d’année, Ma’ se penche sur le calendrier pour trouver ses 52 thèmes, à la mi-juin la fatigue se fait sentir. Elle nous propose « repos » cette semaine… Encore un petit effort, Ma’, les vacances seront vite là… clic

Les Bloguinautes enseignants ont hâte aussi…

A la retraite, que signifie « repos » ? Nous qui avons le luxe de le pratiquer régulièrement et autant que nous le souhaitons… ou presque !

J’aurais pu en parler à Natty mais à l’heure où j’écris ce billet, elle se repose…

Et celui-ci, au repos en attendant son maître ou sa maîtresse,
il m’avait vraiment tapé dans l’oeil

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24 heures Photo24 Heures Photo avec Patricia
clic

Jeudi, en rando à Charette (Isère) nous avons croisé des vaches fort surprises de voir une queue-leu-leu de randonneurs arpenter la campagne sous un soleil de plomb !

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A bord

De la proue à la poupe, tout nous a séduites sur le MSC Fantasia !

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Installées au 16e pont, dans l’une des deux suites VIP du Yacht Club, notre semaine de croisière a été un total dépaysement, un total enchantement,. On s’habitue plus vite au luxe qu’à la misère…

Une boucle Marseille-Marseille, avec 5 escales, aux Baléares, Palma, Ibiza, et en Italie, Naples, Livourne et Gênes.

carte croisière

C’était la première fois que nous posions les pieds sur un navire de croisière. Que c’est impressionnant ! Il peut héberger plus de 4 000 passagers et plus de 1 300 personnes d’équipage.

 

Restaurants (dont « l’Etoile » réservé exclusivement aux membres du YC), piscines, solarium, salle de sport, bars, boutiques, salons, fumoir, théâtre, Casino, c’est véritablement une petite ville.

Nous avons beaucoup marché sur les différents ponts, arpenté les couloirs avec le plan du bateau obligatoire pour bien nous repérer, pris les ascenseurs (dont un prioritaire pour les membres du YC), monté et descendu les escaliers, exploré tous les espaces, magasiné, mais nous revenions toujours « chez nous », dans notre salon « Top sail loundge », où nous petit-déjeunions, goûtions et prenions l’apéritif et sur le pont-terrasse « One pool » où nous déjeunions au soleil. Cadre raffiné, ambiance feutrée, attention constante et amabilité du personnel, tout était réuni pour notre plus grand plaisir.

Nos deux majordomes, Lila et Kalhed, nous chouchoutaient, veillaient à notre confort, à notre bien-être, et nous accompagnaient à chacun de nos déplacements en terre inconnue ! Chaque soir, avec le programme du lendemain, une petite attention nous attendait, fruits frais, fraises au chocolat, macarons, etc.

A la première escale à Palma, nous sommes restées sur le bateau ayant visité la ville de long en large deux ans auparavant. Le lendemain, excursion dans le Sud d’Ibiza et visite libre dans la ville.

629 milles nautiques séparent Ibiza de Naples, deux nuits et une journée de navigation.

Visite libre du centre historique de Naples et dégustation d’une pizza énorrrme.
Visite libre de Livourne, l’excursion aux 5 Terres ayant été annulée à cause d’une grève des trains italiens.
Visite libre du port et du centre historique de Gênes.

A Naples, le Vésuve nous accueille

Livourne a des airs (lointains!) de Venise ou d’Amsterdam !

Et que dire de Gênes ? à part ses Palacios vieillissants mais encore imposants, la ville grouille, bruyante et douteuse…

Pourtant, le funiculaire Zecca-Righi nous a menées sur les hauteurs de la ville, loin du bruit, et notre descente à pied ne nous a pas déçues

L’Italie n’est décidément pas ma tasse de thé, sale, bruyante, agitée ! Mais lors d’une telle croisière, la priorité n’est pas le côté culturel, n’est-ce-pas ?

En vacances, notre seule ambition est de marcher le nez en l’air, au gré de nos envies, d’admirer les paysages autour de nous et en évitant le piège des heures de visites commentées-bourrage de crâne !

Nous ne nous sommes donc pas aperçues, ni n’avons subi la vie grouillante des milliers de passagers affairés à manger, boire, danser, chanter, jouer…
Moi, vous me connaissez, je suis solitaire et sauvage !

« La mer donnera à chaque homme un nouvel espoir, et le sommeil apportera des rêves de retour au foyer. » Christophe Collomb

Les Plumes avec Emilieberd

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Si on compte le Sud, on a 13 mots à notre disposition pour écrire une histoire : tailleur – pelouse – plage – perdre – nostalgie – cigale – lumière – arbre – croix + accueil – azur – ardent

clic

cigale
Boudiou, ce vent du Sud, ces cigales, ce ciel bleu azur foncé, tout ça ne la fait toujours pas rêver la Fanny.
Et avè l’assent, siouplaît !

Malgré l’accueil chaleureux que lui avait réservé le village, quarante ans plus tôt, lorsqu’elle avait quitté Honfleur pour suivre son santonnier, Fanny préférait toujours la bière au pastis, les moules-frites aux pieds paquets, Omaha Beach aux plages des calanques…

Fanny : Dis Marius, tu veux bien m’tailler la pelouse ?

Marius : Aujourd’hui peut-être ou alors demain, ce sacré soleil me donne la flemme, et cette lumière ardente me fait fermer les yeux.

Fanny : Couché sous ton arbre, tout près de la croix, tu t’fais jamais de mouron. Moi, j’arcomminche à avoir la nostalgie de ma Normandie.

Marius : Peuchère, tu vas perdre la boule, ma Fanny, à trop ressasser tes années d’avant. Je te la couperai ton herbe, té, après-demain !