Les Plumes avec Emilieberd

Deux billets pour un samedi, c’est permis puisque je joue avec Ma’ et Emilieberd CLIC
14 mots à cacher : Hasard – lunatique – météo – confusion – soudain – effet – papillon – intelligence – extravagant – boule – zut + destiner – dommage – désinvolte (et imprévisible si on veut)

La météo c’est important. Partir de bon matin avec le soleil -pour se farcir l’épreuve de Philo-, ça donne un moral d’acier. Car si la pluie s’ajoute à la confusion qui semble régner dans ces jeunes cerveaux, c’est l' »effet papillon » assuré : jour de la pleine lune qui rend insomniaque et lunatique, bus en retard à cause des bouchons, parapluie oublié, convocation trempée dans le sac à dos qui a pris l’eau et donc forcément, entrée avec une boule au ventre dans la salle d’examen…

Scénario extravagant, penserez-vous ?  Non, un coup du Hasard tout simplement.

Maintenant que l’épreuve est passée, on peut en parler de façon un peu désinvolte. Et pourtant… L’imprévisible aurait pu se produire : coffre-fort contenant les sujets éventré pendant la nuit, grève des correcteurs, que sais-je encore ?

Soudain, c’est l’horreur. Zut ! Carte d’identité oubliée, antisèche destinée à bien maîtriser le plan découverte par la pionne zélée… Comme c’est dommage de se prendre la tête avec autant de bêtises. Il suffit juste de lâcher prise, respirer à fond, prendre son temps pour lire les trois sujets et bien bâtir le plan. Facile, non ? Facile à dire, n’est-ce pas Soène !

Projet de Ma’

Le Projet de Ma’ clic pour ce samedi est fait pour moi ! la Nature pour un Taureau, pensez donc, c’est vital !

Très urbaine, je suis pourtant souvent dans la campagne des monts qui entourent Lyon.

Mais moi, vous me connaissez, j’adore ruminer… Et comme je suis de près l’actualité, c’est un vrai bonheur de passer un petit moment à philosopher, tout comme les lycéens qui, lundi dernier, ont choisi de discuter sur les lois de la nature selon Hegel !
Ne connaissant pas les sujets de Philo à l’heure ou j’ai préparé mon billet et n’ayant jamais entendu parler de ce Philosophe allemand, j’ai suivi un autre chemin pour parler de la nature humaine !

« La primauté de la culture, ou celle de la nature.

Voltaire : seuls le savoir, le travail, les échanges, la longue et patiente accumulation des connaissances acquises peuvent transformer ces brutes que nous sommes en citoyens plus ou moins civilisés, capables de vertus, d’honneur, de créations. Livrée à elle-même, la nature est inerte, rugueuse, voire menaçante et destructrice. Elle est en l’homme source de fanatisme et de violence. Seul l’artifice humanise.

Rousseau : dans le fond, seule la nature est bonne, tout ce qui en éloigne déforme et détériore. Nous ne sommes pervers, cruels ou inhumains qu’à la mesure de la dénaturation que nous font subir nos connaissances, nos artifices et nos rivalités fabriquées. Retourner à la nature-en nous plus encore que hors de nous-, c’est revenir à la santé, à la paix, à l’ordre authentique. Les artifices de la civilisation sont des maux, non des remèdes. Il convient de les défaire ou de les contourner. »

Me voilà embarquée dans un choix cornélien entre les théories de ces deux gloires de la France du 18e siècle…

Moi, je suis d’accord avec les deux.
Et vous ?

Inutile de courir à Paris pour photographier le célèbre Penseur d’Auguste.

A Lyon, nous avons la Pensée du Lyonnais Georges Salendre
et je ne me refuse pas le plaisir de trabouler avec Soène ! clic