L’atelier 342 de Leiloona

De temps en temps j’écris pour l’Atelier de Leiloona

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photo de Gabriel Testoni

Mirna

Parce que, petit, il avait passé ses jeudis à jouer à faire voguer son petit voilier dans le grand bassin du jardin du Luxembourg, fabriqué par son grand-père, et que son prénom l’avait aussi influencé, Marin s’était juré qu’il serait marin quand il serait grand.

Un vrai marin, libre comme les flots de ces étendues bleues dessinées sur sa mappemonde qu’il faisait tourner au gré de sa fantaisie. Du haut de ses sept ans, il avait des ambitions, devenir capitaine ou navigateur ou patron de pêche ; en tout cas responsable de son bateau et de son équipage.

A seize ans, il était devenu mousse, corvéable et prisonnier… Mais depuis longtemps, il avait compris que seule la mer serait son refuge et son bateau serait sa maison, sa famille.

A la mort de son cher grand-père, il avait hérité d’assez d’argent pour s’acheter la liberté et un bateau qui le mènerait sur les mers et les océans. « Si tu es assez optimiste, tes rêves se réaliseront » aimait lui répéter son Papé.

Rien ne s’est passé comme il l’avait imaginé et souhaité. Après bien des galères, deux naufrages et maintes désillusions, Marin, à soixante ans, usé par les vents et les privations à cause des pêches infructueuses, a largué les amarres. Chaque jour, il erre sur le port, l’envie de rien si ce n’est de pleurer lorsqu’il regarde son vieux bateau se délabrer. Et une question le taraude : lequel des deux aura la force de lâcher prise pour couler le premier ? Adieu Mirna…

Projet de Ma’

Encore un Projet difficile à représenter en image… Ma’ propose « le temps qui passe »

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L’automne est arrivé lundi dernier, sans se presser… L’automne et le temps qui passe sont un vrai sujet de poésie

La couleur verte tremble entre les mains de l’automne
La mort maquille les feuilles pour leurs noces avec le givre
Un silence très ancien se loge dans la lumière qui se tait
et le Temps jette les heures insouciantes dans un feu sans mémoire
Kamal Zerdoumi

chaises longues automne (1)

« Je hais ce siècle » !

Ce n’est pas moi qui le dis, mais je suis assez tout à fait d’accord… Mais non, j’suis pas chonchon, j’constate… J’râle pas, j’m’exprime ! Ces propos n’engagent que moi et la discussion est ouverte !

Deux « monstres sacrés » l’affirment, Alain Delon (bientôt 84 ans) et Michel Sardou (72 ans), c’était mieux avant. Et ils savent de quoi ils parlent ces deux-là, amoureux de la vie et coutumiers d’excès en tous genres…

Et même si on devrait être plus heureux grâce à toutes les avancées, innovations voire révolutions, technologiques, scientifiques, industrielles, sociales, on a le sentiment d’être piégé de toutes parts, on n’a plus de liberté, on est fliqué par tout, partout…

Des gens, sans foi ni loi, contestent tout, descendent dans la rue pour un oui et pour un non, n’hésitent pas à tout casser, saccager le bien d’autrui, et n’en ont jamais assez…
Les réseaux sociaux, ces nouveaux fléaux des temps ultra modernes, se nourrissent de bien mais surtout de mal, en « live », et pourrissent la terre entière en déversant le pire plutôt que le meilleur. Les valeurs de la République sont bafouées, ignorées et chacun veut faire sa loi.

On invente des nouveaux mots, dont un absolument horrible « féminicide »…  Au moins 105 femmes assassinées… C’est vrai qu’au féminin, c’est encore plus ignoble. Dans mon Petit Larousse illustré de 2005, ce mot n’est pas répertorié… Avant, y avait-il moins de femmes tuées ou bien était-ce un sujet tabou ?…

Pour éviter les burn out et les suicides, les entreprises ne savent plus quoi inventer : elles créent des potagers sur les terrasses, installent des poulaillers, des salles de siestes, etc. pour changer les idées de leurs salariés déprimés qui veulent travailler encore moins et gagner encore plus.

Tout le monde veut sauver la planète à l’agonie mais on prend l’avion pour partir en vacances -ou un énorme paquebot, hein Soène !-, on consomme de tout sans modération et on jette sans hésitation. Venue de Suède, la p’tite Greta en colère a quitté l’école pour faire sa guerre et court le monde à grands coups médiatiques, et certains adultes appellent désormais à la désobéissance civique. My God !

Les enfants sont rois, il ne faut pas les traumatiser, ils peuvent tout faire avec le minimum d’apprentissage de la propreté, du respect, de la politesse, de la valeur des choses et de l’argent. Dès leur plus jeune âge, ils sont « gâtés » (dans le sens d’abîmer) par des parents qui se pâment devant leurs « 8e merveilles du monde ». Et depuis quelque temps, ils font même l’école buissonnière le vendredi au nom de la planète malade…

Pourtant, de mon temps, on nous apprenait la politesse et la rigueur comme la grammaire, la natation et le vélo… Et on est toujours là, et on se tient droit debout dans nos bottes, quoiqu’il arrive.

Il faut avoir les dents plus blanches que blanches ou baguées, le jean lacéré, le dernier Iphone avec une pomme sinon la vie est un enfer.

La Terre est malade et le monde est devenu fou. La fin du monde est pour bientôt… je parle évidemment du monde civilisé !

Si je doute, je pense et si je pense, je suis !
N-ventMarseille

Les Plumes avec Emiliebird

plume2019

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Avertissement : il manque 3 mots… A vous de les trouver !

Décidément, certaines recettes pâtissières sont souvent le fruit du hasard. Après la « madeleine » de la petite servante M. Paulmier, voici l’histoire du « pet-de-nonne » de la petite novice Agnès.

J’ai donc créé une rubrique symphonie du goût dans cet espace virtuel, sans prétendre concurrencer le Blog de Miss Gleni, bien sûr !

Le petit beignet à pâte de chou dont il est question dans ce billet, plutôt consommé dans l’Est et par nos Amis belges et allemands, -PassiFlore nous le confirmera- est aussi appelé « Paix-de-nonne ».

Un jour, à l’Abbaye de Marmoutier, Soeur Agnès a eu un vent. Dans le silence de la grande cuisine, soudain un bruit, étrange et sonore, rythmé et prolongé, semblable à un gémissement d’orgue qui s’éteint, puis aux plaintes mourantes de la brise qui soupire, a frappé de stupeur les oreilles indignées des bonnes soeurs qui poussèrent des cris d’horreur.

Très gênée, Soeur Agnès en a laissé tomber sa cuillère de pâte dans une marmite de graisse chaude. Ô miracle, le pet-de-nonne, nommé aussi beignet de vent, a pris forme.  Une symphonie de goût et d’odeurs !

Une autre légende révèle qu’à la Renaissance, une autre religieuse avait donné sa recette en toute discrétion à un couvent voisin et ennemi pour assurer la paix.

Une autre légende encore donne la maternité de ce petit gâteau moelleux aux chanoinesses de l’Abbaye de Baume-les-Dames…

Bref, c’est toujours dans le calme d’un couvent, et au bout des doigts de ces femmes d’Eglise, que le culte de ces petites douceurs s’est développé !

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Projet de Ma’

Dans deux jours c’est l’automne et la saison des champignons. Ma’ qui se colle à l’actualité nous demande d’en montrer pour son Projet d’aujourd’hui ici

Ouf ! Jeudi, en rando, j’ai trouvé un champignon

champignon

la terre est tellement sèche que je n’ai pas vu la queue d’un mousseron ou d’un rose…

Et voilà qu’au détour d’un chemin, miracle ! La voilà « ma » photo du jour
Champigood

Le Défi du 20 avec Florence

La rentrée est passée, le mois de septembre bientôt fini… Impossible de se donner encore un peu de temps,  cette fois c’est vraiment l’heure de notre Défi du 20 !

Du temps, on en a eu depuis le dernier Défi du 20 de Mamylor en juillet, pour réfléchir au thème proposé par l’Amie FloFlo : « Etes-vous joueur ? » clic

Comment dire ? Oui et Non !

OUI
Quand j’étais petite, je jouais toute seule à la marchande, j’étais à la fois la vendeuse et la cliente ! Quand on est enfant unique, il faut bien faire face à toutes les situations ! A la Croix-Rousse, pas question de descendre jouer dans la rue et à l’époque les parents ne s’agitaient pas comme de beaux diables pour faire faire des activités de toutes sortes à leurs gamins…

J’aime jouer sur la Bloguo et parfois j’ai plus grands yeux que grand ventre… Jouer avec modération n’est pas toujours évident. Certains jeux donnent envie !
Ainsi, je joue au Défi du 20, au Projet de Ma’ et de temps en temps aux 24 Heures Photo de Patricia le samedi, au Silent Sunday d’Isabelle le dimanche, à l’atelier d’écriture, Une photo, quelques mots de Leiloona, le lundi de temps en temps, à Chic c’est lundi avec Bernieshoot, le premier lundi du mois, à l’atelier d’écriture de Miss Aspho repris par Emilieberd

Ces derniers mois, j’ai joué et perdu au Palathon de Mindounet et au Tag remue-méninges vu chez Mindounet et Valentyne, j’adore les Quizzes où avec du savoir et/ou de la chance, on peut gagner et jouer avec les mots (je joue aux quizzes du Figaro sur le Net, par exemple)

Je joue aussi toute seule chez Soène ! Mes Jeudis, si on chantait ont été plutôt un flop mais je me suis bien amusée en les préparant !

Et pour finir, j’ai même été passer une soirée au Casino Le Lyon Vert à Charbonnières-les-Bains -commune chic de l’Ouest Lyonnais- invitée par Lyon City Crunch, le website des bons plans hebdomadaires de sorties à Lyon, clic
Mon cadeau : entrée pour deux personnes, visite guidée du plan grand Casino d’Europe, un bon de 20 €, une planche à déguster et deux boissons, sans oublier le rince doigts ! Petite soirée amusante où j’ai perdu 19,99 euros…

 

 

NON
Je suis joueuse mais je n’aime pas perdre… Alors, le Loto, les concours, les trucs à gratter, très peu pour moi.
Et pourtant, au printemps, j’ai été deux fois aux Courses, j’ai joué et j’ai gagné. Encourageant !
Prudente, je jouais 2 euros à chaque course (trot et galop), cheval placé seulement ! Comme je n’y connais rien, je me suis laissée guider par les pronostics de la Société de courses et joué les numéros de ma date de naissance dans les sélections : 1/5/4/9/10. Et ça marchait ! Pas de gros gains, juste quelques dizaines d’euros, mais un excellent prétexte pour passer de bons moments entre amies/is et en plein air.

Sur le MSC Fantasia, j’ai souvent traversé le Casino et admiré les machines à sous clignotantes et bruyantes, sans éprouver le besoin de jouer. Mais j’adore le bruit des pièces qui tombent, comme celles en or de Fort Boyard.

Je n’aime pas trop non plus les jeux de société, toujours pour la même raison ! Cochon qui rit, Monopoly, Mille Bornes, dominos, Petit Bac, jeux de cartes, Scrabble, tout ça c’est du passé. Je fais un peu des mots fléchés -jamais de mots croisés- et je déteste le Sudoku.

En octobre, le Défi du 20 sera mené par PassiFlore , sur le thème : le sport

Quel est ou a été votre sport préféré ? Lequel pratiquez-vous ou avez-vous pratiqué ? Lequel ne pratiquerez-vous jamais ? Lequel auriez-vous aimez pratiquer ? Etes-vous un sportif passif ou actif ? 

Jeudi en dictée

Installez vous confortablement, prenez une feuille blanche et un Bic, ce matin, c’est dictée !

Aucune difficulté particulière dans ce texte. Un sans faute assuré ! Alors, concentrez-vous sur l’écriture sans rature…

dictées

 

Il faut choisir le siège et la table de telle grandeur que les bras agissent facilement dessus. L’élève bloguinaute, ainsi commodément placé, aura le corps un peu éloigné de la table, le bras gauche posé dessus jusqu’au coude, afin que la main du même bras puisse tenir le papier.
L’avant-bras droit, appuyant légèrement sur la table et en sortant d’environ la moitié, sera éloigné du corps de dix à douze centimètres, position que prend naturellement un enfant et qui convient à ce genre d’écriture.
La jambe gauche sera plus avancée que l’autre : la pointe du pied droit correspondra au talon du pied gauche. Le bras et la jambe gauches, placés de cette manière, soutiendront seuls le poids du corps et donneront au bras droit facilité pour agir.
Le cahier sera tenu droit en face de l’épaule droite.
La plume pointe du Bic, tenue légèrement entre le pouce, l’index et le majeur, ne devra jamais tourner soit pour former les pleins, soit pour former les liaisons. Les deux derniers doigts, appelés annulaire et auriculaire, seront éloignés des autres de l’épaisseur d’un doigt et toucheront légèrement le papier, en laissant un espace suffisant pour pouvoir y glisser une règle de moyenne grosseur.
Les boucles dépasseront la ligne d’un corps et demi, le d et le q d’un corps et le i d’un demi-corps. On entend par corps d’écriture la hauteur des lettres qui n’ont ni boucle, ni tête, ni queue.
La position du bras est plus naturelle dans l’écriture française. Elle est beaucoup plus lisible, plus simple, plus solide, plus uniforme, plus sérieuse et d’un aspect plus beau, plus correct ; elle occupe aussi moins de place, puisqu’elle est moins penchée. »
Ed. Flament

Bic
image du Net