Corona-journal/J-01

corona

148 morts ce mardi 17 mars 2020, en France, à cause du coronavirus.

Nous sommes en guerre… ni contre une armée, ni contre une nation, mais contre un ennemi invisible…

A partir de midi, on ne pourra plus vivre comme avant.

Pendant ce temps de confinement, je tiendrai un mini-journal sur mon espace pour me souvenir de ces moments si particuliers, moi qui n’ai pas connu la guerre.

Donc, nous voilà entrés en « guerre sanitaire ».
Restez chez vous, ne parlez à personne !
Confinement général exigé. En cas de non respect, une amende de 38 € pour commencer, puis de 135 € pourra être appliquée en cas de regroupement… Une centaine de milliers de policiers vont être déployés pour veiller ! Dommage qu’il faille en arriver là. Dommage que les gens ne sachent pas s’auto discipliner.

Les Parisiens fuient la capitale et s’entassent dans les trains pour se réfugier en Province. Collés-serrés dans les files d’attentes dans les gares et pour ceux qui restent, dans les supermarchés. Et pourtant, pas plus tard que dimanche, une foule inconsciente et indisciplinée, se massait au soleil sur les pelouses des parc et le long des berges, à Paris comme à Lyon !

Hier, à 13 h 30, les portes des Mousquetaires à O. étaient fermées. Trop de monde dans le magasin. Idem au Carrouf de Francheville. Réouverture des portes à 15 heures… Et déjà une queue se formait pour entrer à la prochaine fournée !
Partie à pied, j’ai décidé de revenir à la maison, en passant par le Monop’ de la Grande rue. Pas trop de monde mais rayons vides à cause des achats compulsifs de ces « malades » qui achètent des rouleaux de PQ pour plusieurs mois, au cas où…

Et on nous prie de faire du « civisme collectif » ! Nom d’un gratton !

Devant les biscottes et pains de mie, une dame âgée (qui a connu la guerre) était désemparée. A cause de ses dents plus trop solides à son âge et certainement à cause de sa petite retraite, elle cherchait quelque chose pour ses petits déjeuners. Nous avons donc échangé quelques mots, tout en l’aidant à trouver le produit adéquat. Il restait un seul paquet de biscottes de la marque Monop’ à 99 centimes d’euros que je lui ai laissé bien volontiers.

Cette dame, qui avait vécu la guerre, était toute chamboulée et m’a dit que tous ses souvenirs remontaient. Elle était vraiment triste et elle m’a fait de la peine.

Je n’avais pas fait de provisions mais désormais ça va devenir compliqué car les grandes surfaces sont prises d’assaut. Et contrairement à ce que l’on nous dit, le réapprovisionnement n’est pas fait.

Pas de stress, soyons juste raisonnables. On pourra toujours faire ses courses une à deux fois par semaine, promener son chien, faire une activité solitaire à l’extérieur.

En attendant, je vais me préparer et aller ce matin, au marché d’O.