Chic c’est lundi

Bernie-chic c'est lundi 2020

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La vie en bleu

La vie en bleuimage du Net

Comme l’a dit Beaumarchais, tout finit par des chansons, pour terminer cette série en bleu, impossible de ne pas évoquer Une vie Saint-Laurent d’Alain Chamfort, C’est une maison bleue de Maxime Le Forestier et les Mots bleus de Christophe, … les mots qu’on dit avec les yeux…

Et puisque décidément, ce Lundi au Soleil n’est pas comme les autres, je prends la liberté de rééditer un de mes billets posé quelque part sur l’un de mes anciens blogs -mais lequel ?- que je viens de relire et que je trouve beau 😉

les mots bleus Deauville
image So’N -Deauville-

« La difficulté va résider à rassembler environ mille mots dans la journée de dimanche !… La mission s’est avérée impossible.
 Un flot d’idées me submerge. L’esprit encombré de mots, de textes et d’images, je mets de la distance avec les propos philosophiques de Colic et je vogue vers d’autres airs, bien loin de la balade en jazz de son « Partido ».
Je tente laborieusement d’organiser mes pensées. Encore un beau sujet d’évasion et un bon prétexte pour me détourner de la petite musique lancinante de l’intendance dominicale…
Le bleu, en chef d’orchestre, installe mes souvenirs, comme des musiciens qui ajustent leurs instruments, dans une cacophonie silencieuse. Les partitions sont en désordre dans ma mémoire. Mais pour jouer est-il besoin de respecter une quelconque chronologie ?
L’harmonie de ce billet naîtra ou non de mes coups de cœur, éphémères ou parfois plus durables, qui pourtant ont laissé des traces indélébiles, pour le moment… Car, si le cœur n’a pas de rides, la mémoire est comme un disque dur, elle peut lâcher n’importe quand…
Une chanson de l’album « Une vie Saint Laurent » d’Alain Chamfort s’impose en premier dans mes pensées. Les couleurs éclatantes du jardin Majorelle sont intactes, tellement plus nettes que sur les photos papier qui s’effacent au fil du temps.  Le bleu Majorelle est vif comme la lumière et les parfums de Marrakech qui ont su si bien inspirer YSL, le grand couturier.
Plus classique et plus connue, la douce mélodie de Maxime Le Forestier revient encore et encore « C’est une maison bleue … accrochée à ma mémoire… peuplée de lumière et peuplée de fous… elle sera dernière à rester debout… » Impossible par contre de retrouver le nom du chanteur qui se l’était appropriée, en version orientale que j’avais beaucoup aimée.
Et pour compléter cette trilogie musicale, la voix fragile de Christophe m’a longtemps poursuivie. Rempli de bleus à l’âme, il a crié « Aline » et j’aime toujours autant évoquer « Les mots bleus », « des mots qu’on dit avec les yeux, ceux qui rendent les gens heureux… »

Merci Bernie pour ton bleu d’août !

Projet de Ma’

Pour terminer ce mois d’août, Ma’ propose Héros pour son projet du jour clic

Hélas, on en a beaucoup entendu parler de ces « héros » qui ont lutté pour sauver des vies durant ce printemps 2020. Des gens anonymes -ou pas- « normaux » de professions différentes mais surtout médicales, qui ont fait leur boulot, fourni tant d’efforts et risqué leurs propres vies pour tous les malades mais aussi le reste de la population.

Je ne manque jamais une occasion d’évoquer « mon » Héros.

Pour les Aminautes qui me suivent depuis WordPress (et qui ont le temps ou/et l’envie de lire mes autres billets !) il suffit de cliquer sur l’année ci-dessous en bleu

Traboules de Plume
en 2009
en 2010

Soène aux mots passant
en 2013

Romanin, Rex, Max, Artiste, Serviteur de la République, Résistant, de son vrai nom, Jean Moulin, est toujours bien présent à Lyon, à la prison Montluc dans le 3e, au Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation dans le 7e, à la Mairie et au Mémorial Jean Moulin à Caluire, en peintures, en bustes et en statues.

a-fresque Jean Moulin (3)

 

Jeudi en dictée

Décidément cette année 2020 a tout bouleversé, jusqu’au Tour de France qui partira après demain de Nice. Ce qui me plaît pourtant c’est que, cette année, ce Tour de France 2020 porte bien son nom, il se déroulera exclusivement en France, avec même une étape à Lyon le weekend du 12-13 septembre !

Et comme ce sera la rentrée scolaire mardi prochain, quoi de mieux pour réviser qu’une dictée qui a pour sujet… le Tour de France, bien sûr.

dictées

Dans le livre Dictées d’hier et d’aujourd’hui (page 161) j’ai choisi celle suggérée par Philippe Delerm, également grand amateur de vélo et de l’ambiance du Tour,. Un écrivain de ma génération que j’apprécie -et qui rejoindra le Club des septentenaires le 27 novembre prochain !-

« Le Tour de France, c’est l’été. L’été qui ne peut pas finir, la chaleur méridienne de juillet. Dans les maisons on tire les persiennes, la vie devient plus lente, la poussière danse dans les rais du soleil.
Se tenir à l’enclos quand le ciel est si bleu semble déjà discutable. Mais s’avachir devant un poste de télévision quand les forêts sont profondes, quand l’eau promet la fraîcheur, la lumière ! Pourtant on a le droit, si c’est pour regarder le Tour de France. Il s’agit là d’un rite respectable, qui échappe au farniente bestial, à la mollesse végétative.
D’ailleurs, on ne regarde pas le Tour de France. On regarde les Tours de France. Oui, dans chaque image du peloton lancé sur les routes d’Auvergne ou de Bigorre s’inscrivent en filigrane tous les pelotons du passé. Sous les maillots fluo, phosphorescents, on voit tous les anciens maillots de laine -le jaune d’Anquetil, toute juste paraphé d’une broderie Helyett ; le bleu-blanc-rouge de Roger Rivière, avec ses manches si courtes ; le violine et jaune de Raymond Poulidor, Mercier-BP-Hutchinson. A travers les roues lenticulaires, on devine les boyaux croisés sur les épaules de Lapébie ou de René Vietto. La caillasse solitaire de La Forclaz s’ébauche sur le bitume surpeuplé de l’Alpe-d’Huez.
Il y a toujours quelqu’un pour dire : – Moi, ce que j’aime dans le Tour, c’est les paysages ! »

vélo

Chic c’est lundi

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La vie en bleu

J’ai hésité entre la roue de Lyon, illuminée parfois en bleu, sur la place Bellecour, désormais présente tous les hiversroue bleue

 

et les pictogrammes qui guident Navly

navly_diapo_20160903_12image empruntée à Kéolis

La navette électrique autonome et gratuite, qui circule sans bruit et sans conducteur le long du quai Rambaud, à la Confluence, intrigue les passants. Inaugurée en 2016, elle est guidée par des pictogrammes tout au long de son parcours sur 1,350 kilomètre qui dure 10 minutes environ clic

Période d’été ou virus, la navette n’est plus là pour le moment

cof
cof
Confluence-parcours Navly (1)

Projet de Ma’

Pour son Projet du jour, Ma’ nous emmène dans le vent
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Pas de souci, j’ai de la matière ! Du vent, on en a de plus en plus. A O. ça souffle beaucoup, du Sud, du Nord, de l’Ouest. Je trouve ça très désagréable -j’ai horreur du vent-
Déjà, les feuilles mortes se ramassent à la pelle et la place, en face, en en jonchée. J’ai appris dernièrement, et c’est rassurant, que les arbres s’en débarrassent pour mieux résister. Ce spectacle ne mérite pas une seule photo.

J’ai pioché dans ma réserve et j’ai choisi une photo de vacances, quelques années en arrière, quand tout était « normal » (sans épidémie et sans chat…)

Monastir – fin août 2009
Monastir 040

Le Défi du 20 avec Lydia

Défi du 20

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Lydia, p’tite nouvelle dans la Bande du Défi du 20, est aux manettes ce mois-ci.
Elle a proposé, pour les deux mots en G : gomme et galanterie
Elle nous rappelle aussi les règles de ce jeu

Germaine Bourret-galanterie
Et vas-y que j’te colle. Avec son after shave, il me donne la nausée, le mec. En plus, il a les mains moites. Et ce slow qui n’en finit pas…

Déjà en arrivant au Kalimucho, il m’avait bousculée pour rentrer avec ses potes. Ils parlaient hurlaient au bar, la clope au bec, en reluquant les nanas. Les autres l’appellent Jeannot. Il roule un peu trop les mécaniques, du haut de sa petite taille.

… C’est bien ma chance, il m’a vue, il bombe le torse et fonce sur moi. Il va mettre la gomme, j’le sens bien…

Tu viens danser Poulette ?
… Même pas bonjour. Bon, plutôt ça que de faire tapisserie dans mon coin. Pourtant, il est pas terrible ce type. Il a les ongles noirs, l’haleine goudronneuse et la chemise toute froissée qui sort du pantalon.

Et vas-y que j’te colle. J’dis rien. J’veux pas qu’il me débite ses galanteries à deux balles… T’accroche pas Jeannot, avec moi ça l’fera pas !

tortues Parc Tête d'Or

N.B. je me suis souvenue de La Drague de Guy Bedos et Sauphie Daumier

Le Défi du 20 septembre sera mené par Antiblues qui propose deux mots en « H » : hirondelle et hargne

Ma vie d’après… 5 mois plus tard

Un bilan s’impose après ces 5 mois pas comme avant. 5 mois déjà, depuis le 16 mars… Le monde devient fou, tout s’emballe, se déchaîne.

chat clavier

Et moi, et moi, et moi, dans mon petit chez moi d’O., dans ma vie étriquée de retraitée un peu privilégiée, je pense quoi, je dis quoi, je fais quoi ?…

Pour résumer, rien de bien neuf. Si ! les jours diminuent à vue d’œil et le matin le jour se lève bien après moi…

Confinée pour cause de canicule aiguë, barricadée derrière mes fenêtres et volets clos, j’ai bullé, bullé, bullé, fait des siestes à rallonge pour compléter mes nuits ultra courtes, lu à petites dosettes, repris le tricot, un peu de peinture -pour jouer avec PassiFlore & les Copinautes le 10 septembre prochain-, de la cuisine, de la bloguo et pis c’est tout… pas trop de randos, pas de soldes, plus de restos, tout ce qui était prévu a été reporté !
Pas question non plus de m’aventurer dans les lieux clos : musées, ciné ; j’évite je fuis les centres commerciaux confinés et à nouveau très fréquentés et je n’achète plus de livres d’occasion. Il faut se faire à l’idée qu’avec l’âge on est plus vulnérable, même si on a la chance d’être en bonne santé.

« Ce siècle autre en ses mœurs demande un autre style. »
Agrippa d’Aubigné (Les Tragiques -1616)

41,9° prévus à Lyon en 2050… J’aurai 101 ans : je serai morte. Tout va bien.
Mes filles seront septantenaires, elles subiront ces épisodes de canicule… Que faire ?
Entre temps, j’pourrais aller me réfugier à l’ehpad Yasmine d’Hammamet, là-bas c’est le luxe pour le prix de base d’un hôtel à p’tits vieux en France 🙄
Ben voui, j’ai vu ça à la télé, pardi ! et ça m’a fait presque envie. Je rumine sur le projet ! Quitte à avoir chaud, autant changer d’horizon. Sinon, je pourrais suivre mon Amie Gene qui a bien aimé l’idée d’aller béquiner en Belgique. Ben voui, on a aussi vu ça à la télé, hein !!

Dans ce « nouveau monde », des gens meurent toujours de la Covid-19 en France, et ce qui est plus inquiétant c’est que le virus se propage à nouveau avec tout ce brassage des vacanciers et ces rassemblements sauvages et interdits de jeunes fêtards. Alors, forcément, tous ces gens le transportent avec leurs valises, le rapportent et le transmettent à ceux qui sont sagement restés chez eux…

Pour le peu que je sors, je suis masquée, en nage derrière mon bout de chiffon en coton que je porte correctement -pas sous le nez ni au menton-! Il le faut, c’est obligatoire, voilà tout ce qu’on a gagné à cause de ces insoumis réfractaires aux contraintes sanitaires élémentaires. Et dans les transports en commun, je fais « l’île » face à certaines fripouilles sans foi ni loi, sans masque et sans ticket, les pieds sur les sièges et la clop à la main qui narguent les usagers, et n’hésitent pas à tabasser, blesser, jusqu’à tuer… 😥

Et la rentrée dans à peine deux semaines ? Tout va être compliqué, à n’en pas douter. Impensable de reconfiner la France entière, impossible de rester chez soi à attendre que l’épidémie arrête de se diffuser, inutile de pester, faut avancer. Un point c’est tout avec une grande discipline !

Et moi, et moi, et moi, quels sont mes projets pour la rentrée ?

Mon voyage à Bordeaux est toujours d’actualité, préparé, espéré et craint à la fois, la vie sur un bateau dans ces conditions me semble être une drôle d’aventure, et mes visites commentées, annulées au printemps, sont également reprogrammées. Pour le reste, on fait comme si, on avance.
Moi, j’attends de voir…

réflexion

Et chez vous ? Y’a du neuf ?