Ma vie d’après… 5 mois plus tard

Un bilan s’impose après ces 5 mois pas comme avant. 5 mois déjà, depuis le 16 mars… Le monde devient fou, tout s’emballe, se déchaîne.

chat clavier

Et moi, et moi, et moi, dans mon petit chez moi d’O., dans ma vie étriquée de retraitée un peu privilégiée, je pense quoi, je dis quoi, je fais quoi ?…

Pour résumer, rien de bien neuf. Si ! les jours diminuent à vue d’œil et le matin le jour se lève bien après moi…

Confinée pour cause de canicule aiguë, barricadée derrière mes fenêtres et volets clos, j’ai bullé, bullé, bullé, fait des siestes à rallonge pour compléter mes nuits ultra courtes, lu à petites dosettes, repris le tricot, un peu de peinture -pour jouer avec PassiFlore & les Copinautes le 10 septembre prochain-, de la cuisine, de la bloguo et pis c’est tout… pas trop de randos, pas de soldes, plus de restos, tout ce qui était prévu a été reporté !
Pas question non plus de m’aventurer dans les lieux clos : musées, ciné ; j’évite je fuis les centres commerciaux confinés et à nouveau très fréquentés et je n’achète plus de livres d’occasion. Il faut se faire à l’idée qu’avec l’âge on est plus vulnérable, même si on a la chance d’être en bonne santé.

« Ce siècle autre en ses mœurs demande un autre style. »
Agrippa d’Aubigné (Les Tragiques -1616)

41,9° prévus à Lyon en 2050… J’aurai 101 ans : je serai morte. Tout va bien.
Mes filles seront septantenaires, elles subiront ces épisodes de canicule… Que faire ?
Entre temps, j’pourrais aller me réfugier à l’ehpad Yasmine d’Hammamet, là-bas c’est le luxe pour le prix de base d’un hôtel à p’tits vieux en France 🙄
Ben voui, j’ai vu ça à la télé, pardi ! et ça m’a fait presque envie. Je rumine sur le projet ! Quitte à avoir chaud, autant changer d’horizon. Sinon, je pourrais suivre mon Amie Gene qui a bien aimé l’idée d’aller béquiner en Belgique. Ben voui, on a aussi vu ça à la télé, hein !!

Dans ce « nouveau monde », des gens meurent toujours de la Covid-19 en France, et ce qui est plus inquiétant c’est que le virus se propage à nouveau avec tout ce brassage des vacanciers et ces rassemblements sauvages et interdits de jeunes fêtards. Alors, forcément, tous ces gens le transportent avec leurs valises, le rapportent et le transmettent à ceux qui sont sagement restés chez eux…

Pour le peu que je sors, je suis masquée, en nage derrière mon bout de chiffon en coton que je porte correctement -pas sous le nez ni au menton-! Il le faut, c’est obligatoire, voilà tout ce qu’on a gagné à cause de ces insoumis réfractaires aux contraintes sanitaires élémentaires. Et dans les transports en commun, je fais « l’île » face à certaines fripouilles sans foi ni loi, sans masque et sans ticket, les pieds sur les sièges et la clop à la main qui narguent les usagers, et n’hésitent pas à tabasser, blesser, jusqu’à tuer… 😥

Et la rentrée dans à peine deux semaines ? Tout va être compliqué, à n’en pas douter. Impensable de reconfiner la France entière, impossible de rester chez soi à attendre que l’épidémie arrête de se diffuser, inutile de pester, faut avancer. Un point c’est tout avec une grande discipline !

Et moi, et moi, et moi, quels sont mes projets pour la rentrée ?

Mon voyage à Bordeaux est toujours d’actualité, préparé, espéré et craint à la fois, la vie sur un bateau dans ces conditions me semble être une drôle d’aventure, et mes visites commentées, annulées au printemps, sont également reprogrammées. Pour le reste, on fait comme si, on avance.
Moi, j’attends de voir…

réflexion

Et chez vous ? Y’a du neuf ?