Jeudi en Quiz

J’aurais bien fait un billet bla-bla-bla… Pas trop le temps cette semaine, mais surtout j’attends ce soir pour voir si le Rhône, en surveillance renforcée, bascule en confinement le weekend 🙄 -Ca m’aiguise un peu les nerfs, ces attentes, de semaine et semaine. Pas vous ?- Un nouvel horizon mi-avril ? J’y crois plus 😥

J’aurais dû intituler ce billet « Jeudi en dictée« . Y’avait longtemps que je ne vous avais pas régalé les yeux et dérouillé la mémoire !

Vous non plus, vous n’avez pas oublié mon grand livre des
Dictées d’hier et d’aujourd’hui ?

En plus d’être bien rempli, il est beau ce livre et il sent bon le papier.

Pour les réponses, je les donnerai demain, le temps de vous creuser les méninges 😈
Certains de mes Aminautes sont favorisés, Oth est encore en vacances, Lydia et Sharon sont dans leur élément ! Pour toutes (et tous) les autres, je vous rassure, je n’ai pu répondre à aucune des questions de ce Quiz littéraire !

Qui a dit ?


1/Je crois qu’on écrit parce qu’on est malheureux, parce qu’il y a quelque chose qui cloche. La mère de la littérature, c’est l’insatisfaction. Si tout baignait, on n’écrirait pas.

2/Je ne trempe pas ma plume dans un encrier, mais dans la vie.

3/Ecrire, c’est se découvrir hémophile, saigner de l’encre à la première écorchure, perdre ce qu’on est au profit de ce qu’on voit.

4/En France, on accorde généralement beaucoup moins d’importance à ce que dit un auteur qu’à la façon dont il le dit. Ce qui compte, c’est un certain ton, un parfum, un je-ne-sais-quoi de vague et de léger qui suffit pourtant à établir ou à confirmer une sorte de connivence entre les gens à la page.

5/J’écris pour être seul. J’écris pour dissiper la présence des choses réelles, pour écarter les événements, pour franchir l’épaisseur, pour déjouer l’invivable.

6/L’écrivain est un situation dans une époque : chaque parole a des retentissements, chaque silence aussi.

7/La main, c’est pour jouir. C’est atrocement important. Si un écrivain ne jouit pas, alors il doit s’arrêter à l’instant. Ecrire sans jouir, c’est immoral. L’écriture porte déjà en elle tous les germes de l’immortalité. La seule excuse de l’écrivain, c’est sa jouissance.

8/C’est horrible. Je n’ai aucune facilité. Je suis complètement anachronique. Il y a un travail manuel qui n’est plus du tout dans le ton de l’époque. C’est là aussi que je suis plus vieux que mon âge et peut-être que mon temps. Cette espèce de souci des adjectifs, ou de raccourcir la phrase, comme un écrivain de 1920. Le bonheur d’écriture, ce n’est pas le bonheur d’écrire.

9/D’abord, c’est dégoûtant d’écrire, c’est une sécrétion.

10/La vie est un halo lumineux, une enveloppe semi-transparente qui nous entoure du commencement à la fin de notre état semi-conscient. N’est-ce pas la tâche de l’écrivain de nous rendre sensible à ce fluide élément changeant, inconnu et sans limites précises, si aberrant et si complexe qu’il puisse se montrer, en y mêlant aussi peu que possible l’étrange et l’extérieur.


Pas facile, hein ?…
Alors, pour vous faire un peu sourire quand même, voici le Bonus du jour, 3 petits kifs :

Je ne manque, si possible, aucun N’oubliez pas les paroles, sur la 2, à partir de 18 h 40, du lundi au samedi
Le matin, il fait presque jour à 7 heures
J’ai acheté un tube de crème anti-rides 50+ Clarins ; c’est la première fois de ma vie que je mets tant de pécuniaux dans un tube de crème 🙄