Challenge « Textes courts » chez Lydia

clic

Catégorie : Poésie
Nom de l’auteur : Claude Baugée
Titre : Le spectateur triste (Editions La Pensée Universelle)
Nombre de pages : 40 pages

Ce petit recueil dédicacé me tient à cœur. Avant d’en parler, j’ai demandé la permission à mon Ami.

(j’ai « emprunté » à Roseleen sa jolie façon de présenter un livre)

Page 7, une « Bande-Annonce » :
Ces quelques lignes sont destinées à s’envoler et à se déposer doucement sur l’album déjà bien fourni du cinéma.
Elles se veulent la traduction fidèle et modeste d’une admiration ancienne et continue.
Ainsi que le moineau peut scruter le ciel et apercevoir l’aigle royal, qu’il me soit permis d’offrir cet hommage discret à cet art qui nous restitue toutes les émotions de la vie, en mieux que la vie.

4e de couverture : « Claude B., né à Senlis en… (la même année que moi !) regrette l’époque où le cinéma brillait de tous ses feux et voyait l’avenir en rose.
Il est « le spectateur triste » qui retrouve encore dans les salles obscures, émotion, réflexion et tendresse, mais e avec le sentiment que les jours du 7e Art sont comptés.
Claude B. offre ses poèmes à tous ceux qui sont un jour sortis différents d’une salle obscure et s’en souviennent. »

Discret, modeste et très cultivé, il adore le cinéma, la littérature étrangère, joue très bien de la guitare, pratique le vélo. Alors, je ne rivalise pas avec lui 😉
Sur son blog clic il y a de véritables pépites de Littérature. L’Amie Lydia saura apprécier.

Des 14 poèmes, j’ai choisi un poème qui parle à chacune et chacun de nous

« Le grand forain »
Une souris a pleuré à la une
Walt Disney, Merlin faiseur d’illusions
A rejoint le paradis de l’enfance.

Il a sûrement emporté
Sa planche de croquis
Dans les nébuleuses étoiles
Il dessinera quelques personnages :
Une pette planète égarée
Un croissant de lune un peu fou.

Le poète a rallié d’autres enchanteurs
Perrault, Lewis Carroll et Collodi?
Auxquels il a donné des nouvelles
D’Alice et de Pinocchio.

De tout là-haut il guette
L’avenir de sa progéniture.
Qu’il dorme en paix.
Donald chante coléreux de la malchance
Pique toujours ses crises de mauvaise foi.

Mickey ne vieillit pas,
Pluto reste un peu mélancolique.
Burbank, Californie, s’honore d’une avenue Blanche-Neige
Et les gosses de l’univers
Connaissent tous son nom.

Bien sûr ils ont changé ces enfants
Bien sûr sa naïveté le place parfois
Au banc des accusés.
Pourtant même si la vie un jour leur désapprend
Les contes de fées
Laissons-les encore un peu rêver, ils sauront assez tôt
Que le monde des grands n’est pas un cartoon. »

« Les lumières sur la ville » me parlent aussi beaucoup car j’ai vu Charlot et ses facéties revisité en musique à l’Auditorium, ainsi que « L’entracte », en quelque sorte une petite madeleine de Proust, souvenir du Cinéma St-Denis à la Croix-Rousse. En ces temps là, du haut de mes quelques années, mon grand plaisir était d’aller voir l’ouvreuse, à l’entracte, pour lui acheter un esquimau 😆

Bonbon, caramel, esquimau, chocolat !