Challenge « Textes courts » chez Lydia

Aujourd’hui, ce sera un billet « deux en un » en quelque sorte. J’y travaille depuis ma promenade au Parc Chambovet du 5 février ! Et ne croyez pas que je procrastine ou que j’avance à un train de sénateur. Tout vient à point à qui sait attendre. Depuis tout ce temps, j’ai beaucoup « ruminé ».

Voici comment tout a commencé pour ce billet lecture-promenade.

Pour le 8 mars, Journée de la Femme, nous avions une réunion zoomée Club de Lecture où chacune des -vaillantes- participantes était libre de présenter une Femme célèbre ou inconnue qui avait particulièrement retenu son attention.
Le vendredi 5 février, j’avais donc pris le tram T6 d’un bout à l’autre de la ligne, pour arriver aux hôpitaux Est, à deux pas du Parc Chambovet clic

Dans ce jardin plutôt intime, une maison bourgeoise appartenant à René Tavernier (qui n’existe plus) a vu passé de nombreux « intellectuels » pendant la seconde guerre mondiale. C’est ainsi que l’écrivain a hébergé pendant un an et demi environ, Elisabeth et Lucien Andrieux, faux nom du couple célèbre Elsa Triolet et Louis Aragon. Ils y formèrent un groupe de Résistance en zone Sud, le Comité des Ecrivains.

L’Histoire -ou la légende- dit que c’est dans cette maison que Louis Aragon écrivit « Il n’y a pas d’amour heureux »

et Elsa Triolet « Le premier accroc coûte deux cents francs » qui lui valut d’être la première Femme récompensée par le Prix Goncourt 1944 qu’elle reçut en 1945 (après la guerre).


Alors a-t-on vraiment retrouvé ces nouvelles cachées dans ce jardin, ou bien est-ce à Avignon, ville où le couple a également séjourné ? Peu importe. Il me plaît de croire que ces manuscrits ont été retrouvés à Lyon !

Attenant au parc, il existe encore un espace de 65 jardins ouvriers clic

Et puis, tout a continué, comme dans la chanson ! Moi, vous me connaissez, quand j’ai une idée en tête, je vais j’essaie d’aller jusqu’au bout !
En passant devant le mur peint magnifique de la Bibliothèque de la Cité, en levant les yeux, j’y ai trouvé une citation d’Elsa T.

Catégorie : Nouvelles
Nom de l’auteur : Esla Triolet
Titre : Le premier accroc coûte deux cents francs
Nombre de pages : 38 pages

Résumé du livre chez notre Ami Babelio :

« Le titre de ce livre est une des phrases mystérieuses que l’on entendait à la radio de Londres, pendant l’Occupation, un message chiffré destiné à la Résistance. Des quatre nouvelles qui le composent, la première, Les Amants d’Avignon, avait paru clandestinement aux Editions de Minuit. Les manuscrits des trois autres, enterrés près de la maison habitée par Elsa Triolet, n’ont vu le jour qu’après la Libération. Dans ces quatre nouvelles, les personnages ne peuvent échapper à l’Histoire, au destin du pays. La vie privée, l’amour, la famille, la vocation deviennent inséparables des événements historiques. »

Pas grand chose à ajouter sur la 4e nouvelle Le premier accroc coûte deux cents francs. Ce récit sur le débarquement est un peu ennuyeux. Mais il démontre bien que ce débarquement tant attendu n’a pas été aussi rose que les Français l’espéraient.

J’ai lu aussi Les cahiers enterrés sous un pêcher. @ suivre ! Mais, décidément, je préfère le style d’écriture de Louis Aragon.

Il existe plusieurs éditions de ce livre qui a connu un grand succès. Après l’avoir commandé d’occasion chez Momox, la livraison n’est jamais arrivée. J’ai donc refait une commande chez Rakuten et j’ai reçu un livre « dans son jus ».