Challenge « Textes courts » chez Lydia

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Catégorie : Roman/Conte
Nom de l’auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
Titre : Oscar et la dame rose
Nombre de pages : 83 pages

3e volet du Cycle de l’Invisible

4e de couverture :
« Oscar a dix ans et vit désormais à l’hôpital. Même si personne n’ose le lui dire, il sait qu’il va mourir. Parmi les dames en blouse rose qui viennent passer du temps avec les enfants malades, il en est une qui lui propose, pour qu’il se sente moins seul, d’écrire à Dieu. Ces lettres décrivent douze jours dans l’existence d’Oscar, des jours cocasses et poétiques, pleins de personnages drôles et émouvants. Douze jours qui seront peut-être les derniers. Mais, grâce à Mamie-Rose qui noue avec Oscar un lien très fort, ils deviendront légende. »

Avant le début du Challenge de Lydia, j’avais reluqué ce livre chez Decitre. Du fait que je ne lis pas de BD, trouver des livres de moins de 100 pages n’est pas très/trop facile. Mais c’est un Challenge, hein !

Quand j’ai eu lu ce livre, je me suis aperçue que c’était le 3e de ce Cycle de l’Invisible -en fait, il y en a plus que 3- alors, je l’ai laissé de côté. J’aime bien l’ordre 😆

La première page du livre commence par la première lettre à Dieu. E-E S donne le ton de cette histoire tellement belle mais tellement triste, tellement vraie.

Ce petit garçon courageux -comme les enfants malades- conscient que son cancer est inguérissable et que les adultes, impuissants, ont baissé les bras, a tellement besoin qu’on s’intéresse à lui qu’il est prêt à croire tout ce qui lui invite Mamie-Rose qui déborde d’amour et d’imagination. Elle lui conseille de s’adresser directement à Dieu et de lui écrire une lettre par jour pour qu’Il ‘aide à mener son combat contre la maladie. Mamie-Rose, un docteur clown si précieux comme les vrais dans la vie, qui le fait rire pour oublier ce quotidien insupportable.

pages 33-34, le PS d’une lettre :
« J’ai un truc à te demander. Je sais que je n’ai droit qu’à un vœu mais mon vœu de tout à l’heure, c’était à peine un vœu, plutôt un conseil.
Je serais d’accord pour une petite visite. Une visite en esprit. Je trouve ça très fort. J’aimerais bien que tu m’en fasses une.
Je suis ouvrable de huit heures du matin à neuf heures du soir. Le reste du temps, je dors. Même parfois, dans la journée, je pique des petits roupillons à cause des traitements. Mais si tu me trouves comme ça, n’hésite pas à me réveiller. Ca serait con de se rater à une minute près, non ? »

La dernière lettre à Dieu, à la fin de l’histoire, est écrite par Mamie-Rose. En PS, elle a écrit : « Les trois derniers jours, Oscar avait posé une pancarte sur sa table de chevet. Je crois que cela Te concerne. Il y avait écrit : « Seul Dieu a le droit de ma réveiller. »

Le récit est drôle, léger. Le talent de E-E S. nous fait presque oublier la gravité et l’injustice de cette maladie. A lire sans modération !