Jeudi en bla-bla-bla


C’est vrai que je suis « débordée » mais c’est pas une raison pour ne pas occuper un peu mes Copines et Copinautes qui ont du temps libre et leur donner des nouvelles de ma planète soénienne 😆

Au Pays de Soène, pas grand chose de nouveau, comme chez tout l’monde. Des petits kifs qui s’évaporent, des petites randos au soleil, des petites embiernes « techniques » à régler, la routine, rien de plus.

Toujours pas assez de vaccins, des vaccins pas compatibles avec les « vieux », et la tranche 65-75 laissée de côté 🙄
Je refuse toujours les invitations à déjeuner de mes amies dans la vie réelle, je ne m’aventure plus en ville le samedi et pendant les vacances de la Zone A, je me suis planquée le plus possible vu les essaims de jeunes privés des centres commerciaux et obligés d’envahir la presqu’île pour tuer le temps, en fumant et buvant, sans masques évidemment.

Même pas trop grave si je reste à la maison, je déteste le vent fou qui souffle trop fort trop souvent -vivement qu’on puisse aller ressentir le vent marsien comme Persévérance-, je ne vois pas pas passer la matinée avec le ménage et la cuisine, je fais des siestes et je « bricole » les après-midis. Et voilà, mes journées passent rythmées par rien pas grand chose -comme Natty-

PassiFleur a vu arriver les cigognes à Strasbourg, une aminaute a vu partir les grues cendrées, la fille d’une amie a revu sa tortue qui est sortie de son enclos 😆
Tous ces signes annoncent le Printemps, y’a pas à s »tromper, c’est bon pour notre moral tombé au fond de nos chaussettes.

Daft Punk se désagrège 🙄 Vous connaissez ?
Je l’avoue, jamais entendu parler ! Bon, ils font le buzz, je mourrai moins bête 😆
28 ans d’existence quand même, ce Groupe a bien vécu.

Tik Tok, Twitch, ben voui, vaut vivre avec son temps 😥
J’ai d’la chance, mes beaux-fils parlent encore le français « normal » à leurs enfants qui le comprennent.
Les enfants, on les éduque, l’instruction ça s’apprend. Il faudrait emprisonner les parents qui laissent traîner leurs mômes de 13/14 ans dans la rue pour éviter qu’ils deviennent des assassins 😥 😥 😥

Les Youtubers McFly et Carlito aident le Président pour faire rentrer les gestes barrières dans la tête des jeunes 😆 Les temps changent, le Grand Charles doit se retourner dans sa tombe !

Après le virus que les Chinois ont administré partout dans le monde entier, voilà que les Anglais nous gâchent encore un peu plus la vie avec leur variant. Et v’lan, tout va recommencer, on confine territorialement 😥
Le Grand Sud et le Grand Nord sont dans la tourmente, la situation est alarmante. Et les gens qui n’en ont rien à fiche, se prennent du bon temps et partent en vacances scolaires. Mais c’est pas possible, on va jamais s’en sortir.
Les Chinois et les Anglais, c’est bien connu, sont plus forts que les autres et ne font jamais rien comme les autres. Et voilà ! la cata ! Ca peut plus durer, moi j’voudrais bien retourner au resto, picniquer avec mes copines, bref, retrouver ma vie d’avant…

Bonus : trois petits kifs choisis :
J’ai découvert le Piccalilli et j’adore
Hier, premier picnic après une rando de 9 kilomètres, trop bien
Le soleil est arrivé, 20° au thermomètre, j’adore

@ suivre !

Défi du 20 avec Soène


C’est mon tour de coacher ce Défi du 20
avec deux mots en « M » : mandarine et malédiction

La Bande des Défieuses :
Adrienne
Catichou
Chantal
Dame Uranie
Florence
George-Claude
Lilou
Lydia
Mamylor
PassiFlore
PatiVore
Patricia
Vonnette

La malédiction de la mandarine.
Arrivée en Europe dès le 19e siècle, la mandarine avait trouvé refuge chez nous, en terre corse.
Fière de ses vertus, elle se contentait d’envahir les étals, chaque hiver, bourrée de jus sucré… mais aussi de pépins.
C’était sans compter sur l’inventivité de Frère Clément qui eut l’idée géniale de marier une de ses congénères avec sa cousine, l’orange… De cette union subtile naquit la clémentine !
La pauvre mandarine fut détrônée par la p’tite nouvelle qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau, aussi juteuse… mais sans pépin 😆

Le Défi du 20 mars sera menée par Lydia
clic
qui propose deux mots en « N » :
noisette et naïveté

Réflexions du jeudi

Et ben, dites donc, tous ces événements ça mérite bien un p’tit billet !

On compte moins les morts, on se focalise sur les vaccinés. Et ça y va, le vaccin 😆
J’attends mon tour, c’est pas encore pour demain. Je vous tiens au courant. Tout l’monde n’a pas eu le bol de Mauricette qui a déjà reçu ses deux doses 🙄

Les jours grandissent, à l’heure du couvre-feu on y voit encore clair. Et du coup, ça pristouille un tantinet, faut bien garder un œil sur la montre pour ne pas se payer une prime. Vous me direz, ça va pas durer, on risque bien d’être reconfinés 😥

Après la neige, la douceur s’est installée et a fondu l’armée de bonhommes de neige. A Lyon, y’en avait partout, tous plus beaux les uns que les autres et qui avaient vu le jour dans la nuit de samedi à dimanche dernier. Tiens donc, y’avait-il une attestation « spéciale neige » qui permettait d’être dehors après 18 heures ?

Mercredi 20, quelle journée. Le Défi du 20, le vent en tempête, la dégustation du canard à l’orange et de la galette annulée, le début des soldes et le départ de Donald. La white House a été désinfectée dans la journée avant l’arrivée du nouveau locataire. Même pas un coup de peinture sur les murs… Moi, j’aurais pas aimé du tout, du tout. Et vous ?

Comme j’avais du temps libre, j’ai suivi les événements à la tv. J’ai même vu le déboulement de la tête du Président au Musée Grévin ! Tout était bien programmé, mieux que les séances de vaccination 🙄

J’sais pas vous, mais moi, j’aime pas trop la Lady GaGa. Mais l’entendre chanter l’hymne américain, ça m’a fait dresser les poils des bras bien emmitouflés sous mes polaires. Voir Joe pleurer ça m’a bouliguée aussi. Et son serment sur la Bible de Douai ! Cocorico !

Revenons à l’actualité. On parle à nouveau « d’enfermer les Séniors ». J’y crois pas. C’est pas nous qui contaminons, nom d’un gratton. Et pendant qu’on sera emprisonnés, les autres se paieront du bon temps ? Pas question ! Si ça continue, je vais descendre dans la rue et manifester avec les poignées de râleurs qui continuent de battre le pavé à longueur de semaine. Moi, je sais pourquoi j’suis pas d’accord.

Et on attend, on n’en finit pas d’attendre, le soleil, la vaccination, le vaccin français, et même d’autres nouveaux variants, le 3e confinement, la réouverture des restos. On n’en peut plus d’attendre. C’est le dernier qui a parlé qui a raison ou tort, c’est selon. Et pendant que les politiques et les scientifiques se livrent des batailles sans fin, nous, « les gens », on ne sait plus sur quel pied danser.
Mais voilà que depuis hier, ça se précipite, ça nous pend au nez, ça se précise, on en saura plus à la fin de la semaine 🙄

Finalement, encore une semaine de liberté, de couvre-feu et de sale temps.


Réflexions du jeudi

Je voulais changer. Refaire un Jeudi en cuisine, en dictée, en littérature… Et rien de tout ça, rien trouvé 🙄

Mais voilà que l’Ami Bernie a apporté de l’eau à mon moulin ! clic
Il m’a appris que je chillais sans le savoir ! Nom d’un graton, je n’avais encore jamais entendu parler de ce petit verbe du 1er groupe ! Il était temps !

Et pourquoi donc, chillons-nous autant ? La cause à la Covid 19 évidemment ! Ca fait déjà pratiquement 4 saisons pleines que nous n’avons rien de mieux à faire que de chiller.

« Prendre du bon temps, ne rien faire et se détendre » c’est la définition de chiller. Avec ce froid polaire et ce contexte sanitaire, faut pas lésiner à se faire plaisir, hein 😉
Et tandis que les Aminautes travailleuses sont en galère sur les routes et au boulot, je chille à longueur de journée. Si, bien sûr, si je m’introspecte, j’ai un peu mauvaise conscience !

Mais alors que faire d’utile et d’intelligent ? Depuis le temps que ça dure, tous nos placards sont rutilants et bien rangés, plus rien ne traîne à part les poils de chat, chez moi 🙄
Mon livre de comptes est en ordre, mon carnet « Covid19 » à jour -jusqu’à avant ce soir pour les nouvelles punitions-, ma corbeille à laine est pleine, mon « disque dur » ICI aussi d’ailleurs… Y’a juste mon capital sommeil qui est un peu pâlot et toujours mal alimenté, ainsi que le roman de J-P Dubois toujours pas terminé !

Donc je vais continuer à chiller tout doucement, sans perdre de vue, tout d’même, les Encours du mois prochain…

Et vous, comment chillez-vous ?

Bonus : 3 p’tits kifs
Lundi, j’ai fait un pot au feu et du riz avec le bouillon. Il me reste assez de viande pour en faire une salade, comme on la faisait à la maison dans les années 50 !
Mardi, j’ai fait un gratin de cardons avec la moëlle de l’os du pot au feu. C’est « riche » mais c’est bien bon.
Mercredi, j’ai fait un gratin de courge accompagné de boudin blanc, un ensemble coloré bien assorti.

Réflexions du jeudi

Pour 2021, j’ai envie d’échapper à cet « ascenseur émotionnel » très en vogue dans l’Actu 🙄

Je ne promets plus rien, pas de vœux « blablabla », plus d’espérance illimitée pour l’avenir, plus de journal de confinement/couvre-feu, l’horizon étant toujours bouché, la menace du virus toujours bien trop présente.

Pas de bonnes résolutions non plus, je verrai au jour le jour et chercherai la meilleure façon de m’étonner et de me surpasser 😆 Mais comptez sur moi, les facéties de Soène ne sont pas prêtes de finir ! Et ne me dites pas que je déprime. J’ai juste un peu le blues de la vie d’avant, comme vous, comme tout l’monde.
Enfin, c’est déjà ça, on a enterré comme on a pu, cette année pourrie 2020. Et beaucoup d’entre nous ont finalement apprécié ces moments plus intimes, à la maison. Parfois, ça fait un bien fou de recadrer les choses.

Un seul espoir


Alors, quoi de neuf au Pays soénien ? RIEN !
Et chez vous ? RIEN ?
On est bien d’accord !

La grande lessive des masques, l’étendage et le repassage, c’est toujours d’actualité chez la Oth’s Family 😆
Pour le reste, c’est le grand flou partout. Même le soleil boude. Comment reprendre nos bonnes habitudes dans ces conditions ?

En même temps, les jours rallongent, c’est un vrai plaisir.
Dès que je le pourrai, je reprendrai mes balades vertes, mes séances de luminothérapie, mes rencontres à l’extérieur avec mes amies en attendant la série des picnics !

Je ne serai pas « libérée » de mes obligations associatives avant la fin du printemps, l’Assemblée générale étant reportée en avril ou mai, si la Covid 19 le veut bien 🙄

L’actualité ? Justement, n’en parlons plus. On marche sur la tête. Le monde devient fou. « Les mots manquent aux émotions. » Victor Hugo

Bonus : 3 p’tits kifs
Le Rallye Dakar du 3 au 15 janvier
Une brioche ET une galette des Rois consommées avec modération ! Et si vous avez le temps, allez lire la recette de Marie (Institut Paul Bocuse) clic
La reprise de mon ronron quotidien 😆

@ bientôt
Prenez soin de vous !

Enquête dans ma bibliothèque

Roseleen aime les Tags clic

Moi aussi ! Celui-ci, qui parle de nos lectures, m’a encore beaucoup amusée. Il suffit de bien regarder dans nos bibliothèques à la maison et de répondre aux questions ci-dessous.

Dix questions, 9 réponses car j’ai mixé la 3 avec la 6.

1/ Un livre dont le titre commence par l’initiale de ton nom de famille :
« Evariste » de François-Henri Désérable (2015)
-lu au Club de Lecture-.
Deuxième livre de l’auteur mais premier roman. Je n’ai pas aimé l’histoire de ce jeune génie en maths qui n’a vécu que 20 ans.

2/ Un livre dont l’auteur a un prénom qui commence par la même lettre que le tien :
« Titus n’aimait pas Bénénice » de Nathalie Azoulai (2015)
Pour ne pas tricher, je n’ai trouvé que ce livre lu au Club de Lecture, en 2016.
Moi qui aime pourtant les romans historiques, celui-ci m’a laissée indifférente.
Page 35, l’auteur écrit : « De toute écriture, ce qui compte c’est la lecture qu’on en fait. » Je suis bien d’accord !


3/ Un livre qui a un joli titre selon toi :
6/ Un livre dont la couverture est très réussie selon toi :
« Parfums » de Philippe Claudel (2014)
L’auteur « nous propose une infinité de voyages qui commencent au seuil des narines et qui remontent le temps et les souvenirs. Son abécédaire olfactif se compose de madeleines de Proust, délicates, robustes, répugnantes ou éthérées. » Liligalipette
Le bouquet de pois de senteur sur la couverture m’a conquise d’emblée et en lisant ce livre, j’ai aussi retrouvé des souvenirs personnels.


4/ Un livre dont le titre contient un mot que tu ne connais pas :
« Les Harmoniques » de Marcus Malt (2013)
L’auteur, en plus d’être talentueux, est beau comme un Dieu !
Que de souvenirs de cette rencontre lyonnaise avec le romancier, lors de la venue à Lyon d’Asphodèle, pour une édition des Quais du Polar.
« Rythmée par les grands standards du jazz, l’enquête des deux hommes fera ressurgir les notes cachées de ces crimes dont personne ne veut parler. Plus qu’un roman, c’est une ballade qui se joue ici. Un long blues nostalgique et envoûtant en même temps qu’un poignant chant d’amour et de rage. »

5/ Un livre dont le titre forme une phrase complète :
« La grammaire est une chanson douce » (2001) de l’Académicien Erik Orsenna
Y’a pas à dire, il nous fait aimer les accords grammaticaux !

7/ Un livre au titre tout petit :
« Chats ! « de Thomas Steams Eliot (1982)
Des poèmes adaptés de l’anglais par Jacques Charpentreau
Un délice, tout simplement ! On y croise des chats extraordinaires : Grostigré, Rapattenplan, Macatoc et Chabichotté, Deutéronome, Méphistofile, Machiavel, Hugo, Florimond d’Orsay, le noble, Roulifrotambole, le chat d’Olonne.
Pour la petite histoire, j’ai sauvé ce livre du « rebut », qui avait enchanté des enfants fréquentant la bibliothèque municipale de Vaux en Velin 😆

8/ Un livre au titre très long :
« L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage » de Haruki Murakami (2014)

9/ Un livre minuscule :
« Les cent plus belles récitations de notre enfance »
Textes réunis et présentés par Albine Novarino et Béatrice Mandopoulos

10/ Un livre très grand :
« Le Grand Livre du Taureau » par Jean-Pierre Nicole (édité en 1982) au prix, à l’époque, de 135 francs !
Voilà bientôt 40 ans que je le feuillette , l’étudie et apprends des choses sur mon signe astrologique.

Quelques titres m’ont été imposés par les questions. C’est un Tag drôle à faire et qui permet de retrouver des trésors oubliés dans sa bibliothèque. Je vous invite à jouer 😉

Défi du 20 avec Adrienne

Pour ce 12e Défi du 20, Adrienne nous a gâtées avec ses deux mots en « K » Kot et Karma
clic

Angela s’était retrouvée au Pascha sans arrière pensée ; elle avait suivi d’emblée Ballotine, sa meilleure amie, de l’autre côté de la frontière, s’appliquant à appliquer à la lettre une phrase trouvée dans un livre de son auteur favori, Paulo Coelho « Personne ne peut fuir son cœur. C’est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu’il dit. »

Elle qui rêvait de louer un p’tit kot à Strasbourg et de terminer ses études de Philosophie, sa naïveté l’avait entraînée dans ce célèbre lupanar !

Mais une petite voix intérieure lui répétait en boucle I lost myself, I lost myself…
C’est ainsi qu’elle reprit sa vie normale abandonnant à la fois son mauvais karma et sa copine Ballotine !

image du Net

@ l’année prochaine
le premier Défi du 20 janvier sera mené par
PassiFlore
avec deux mots en « L » : liberté et libellule

N’hésitez pas de rejoindre la Bande des Défieuses
les Défieurs seront aussi les bienvenues

Jeudi en liberté retrouvée

Pas pour longtemps, alors il faut en profiter un max… Et v’lan, tout ce qu’il ne faut pas faire Soène. En même temps, que je me lâche un peu ou non, on ira tout droit vers un 3e confinement ! Faut juste être réaliste, hein !

Quoi de neuf en Soénie ?

Dans une semaine, on alignera nos p’tits souliers devant la cheminée. Déjà ? Ben oui, depuis qu’on l’attend ce Noël inédit, on va être récompensés bientôt.

Depuis mardi dernier, plus d’attestation et libre circulation jusqu’à 20 heures. C’est pas si mal, on va s’en contenter.

Jeudi soir prochain, on va tout bien faire comme il faut : on installera les vieux, masqués, en bout de table, on désignera un sommelier, on fera des parts individuelles, chacun ira chercher ses cadeaux et personne d’autre n’aura le droit d’y toucher, tout ça sans bisoutage. On hésite encore pour se procurer des plaques de plexiglass à installer entre les invités 🙄

Y’a une rumeur qui enfle et se propage sur la planète : le Père Noël sera-t-il bien au rendez-vous ? Il est tellement vieux qu’il va transporter ses comorbidités dans sa hotte. Pour les grands, no stress, ils n’ont plus besoin de son aide, mais pour les petits, c’est un vrai souci.

Les listes « qui fait quoi » ont été envoyées. Les mémés seront installées à l’arrière, dans la grosse vouature, elles auront leur appartement particulier. Tout va bien. Pas de promiscuité ! Pas de test non plus, pas la peine d’encombrer les labos si on n’a pas de symptômes…

Faut pas tout l’temps se plaindre. Y’a ka voir la vieille Goya qui remonte sur scène à 78 balais. Une belle leçon de courage, elle fait toujours la Bécassine 🙄
Et not’ JPP qui va tirer sa révérence, demain. Tiens, en voilà un bien raisonnable, qui sait partir avant que ça sente le roussi pour lui. Il va drôlement me manquer à 13 heures.
La Goya devrait bien prendre exemple sur lui. Mais à c’qui paraît, le ridicule n’a jamais tué.

Alors qu’on vient juste de nous déconfiner, on nous incite à nous self-confiner la semaine qui vient. C’est compliqué. Bon, faut pas se plaindre, nos voisins Allemands ne peuvent même plus finir leurs achats de Noël. Je les plains vu que le 24 décembre, il me manque toujours un p’tit quelque chose et que chaque année je cours après le cadeau de la dernière chance minute 🙄

En attendant Noël
Portez-vous bien
Soyez prudents !

Redéconfinée un peu – semaine 1

C’est le Temps de l’Avent, le temps de la noëlisation 😆
L’occasion de se changer les idées, d’oublier ce qui s’est passé en novembre et d’avoir envie de faire à nouveau des projets.
Je noterai 3 kifs qui ont marqué ma semaine et feront sourire Chantal, notre Aminaute parisienne de Bretagne 😆

Tandis que des petites fourmis s’activent déjà dans leurs cuisines, les cigales profitent à fond de leur nouveau périmètre de liberté et celles atteintes de la fièvre acheteuse n’hésitent pas à faire la queue dans la rue pendant des heures pour rentrer dans les magasins. Pas du tout fourmi, ni trop cigale, j’ai opté pour l’option 2, au moins pendant ces premiers jours de semi liberté.

Bienvenue en Absurdie :
Les stations de ski vont pouvoir ouvrir mais les fous de ski ne pourront pas skier. Ils pourront séjourner à l’hôtel mais ne pourront ni manger ni boire un coup, restos et bars sont toujours fermés.

Les lieux de cultes ont enfin le droit d’accueillir plus de 30 fidèles à la fois.
Ouf ! on n’aura plus à subir la messe enregistrée en studio sur FR2.
Mon Dieu que c’est triste un studio d’enregistrement, autant qu’une église vide.

Les mémés & pépés ne seront pas confinés à la cuisine pour manger leur part de bûche de Noël. Mais ils devront garder leur masque. Il faudra choisir ses invités pour ne pas être plus de 6 à table. Mais « choisir, c’est renoncer, choisir c’est mourir un peu ». Et certains qu’ont d’l’âge devront être prioritaires, Noël 2021 est encore bien loin 🙄

Les 24 et 31 décembre, pas de couvre-feu, « no limit » et le droit de se covider les uns les autres, et en rentrant, covider ceux qui ont fait très attention. Et hop hop hop, ce sera un re-re confinement inévitable à l’horizon 2021…

Les grandes roues sont revenues ! Oui, mais pas question d’aller faire un tour de roue, c’est interdit 😥
Pas à Lyon. Le Maire écolo préfère faire des économies pour les dépenser en offrant les transports gratuits aux migrants 😥

Mes 3 kifs de la semaine :
1- Ayé, j’ai deux nouvelles paires de lunettes. Après 5 ans de bons et loyaux services, mes vieilles paires vont pouvoir prendre une retraite bien méritée

2- Ayé, j’ai trouvé un moche pull de Noël que je mettrai dans ma valise pour le réveillon du 24 décembre. « réveillon » ? T’es sûre Soène ? Oui-oui, y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, hein ! en 2020, je vais veiller le 24 pour attendre le Père Noël avec mes « grands » petits 😆
J’en ai pris aussi un pour Natty. Là, j’rigole, elle ne tolère aucun artifice, « nature » comme sa mère-chat !

3- Ayé, j’ai vu la pédicure -c’était la première fois-, j’ai pris rendez-vous avec le mammographe, la docteure. Heuh non, j’arrive pas à me résoudre à rencontrer ma docteure -de mon temps on disait doctoresse-, nos relations sont tellement artificielles, superficielles, compliquées. Pourtant avec Doctolib, prendre un rendez-vous c’est simple comme un clic.
J’suis bien d’accord, c’est après que ça se complique car avant de la rencontrer, je dois prendre ma tension pendant 3 jours à la maison- chez la toubib j’ai 18-, je dois penser à prendre avec moi ma carte vitale -l’année dernière, je l’avais oubliée-, mes résultats d’analyses de 2019 -la toubib les reçoit mais ne les lit pas-, mon masque, ma carte bleue, et cette année -une première !- faire la liste de tout ce qui ne va pas plus, la faute à mes septante et x ans et deux confinements 😥

Hep ! Soène, c’est pas un kif le 3e Ayé. Ben oui, c’est vrai, c’est un vrai calvaire pour moi, atteinte depuis ma plus jeune enfance, du syndrome de la blouse blanche. Si le bon Docteur Roux -à la X Rousse tout l’monde le connaissait- était encore de ce monde, il pourrait en témoigner. Moi, si sage, je courrais partout dans son cabinet et il devait me « coincer » entre ses genoux. De nos jours, il serait dénoncé, hein 🙄

3bis- Ayé, j’ai encore appris de nouveaux mots : absurdie, jauge, sécurité globale, liberticide, stratégie vaccinale, vaccinodrome 😆

Et comme un petit bonheur n’arrive jamais seul, mardi, j’ai été chercher mon « colis des vieux » de la Mairie, bien garni, bien gourmand. Miam !

L’année dernière, c’était un goûter. Je préfère le panier !

Portez-vous bien
Prenons soin de nous !

Tag Souvenirs gustatifs d’enfance, mais pas que !

Je joue avec Roseleen qui adore les Tags. ICI et LA cliquez si vous voulez !

Nous avons tous nos « madeleines » endormies dans un petit coin de nos mémoires et qui ne demandent qu’à se réveiller.

Je me suis posée un petit moment devant une feuille blanche, et des images ont défilé.

Un Tag en 5 sens !

Avant 11 ans (l’âge où j’ai quitté Lyon -pendant 4 ans-), mes années Croix-Rousse et campagne beaujolaise

Le riz au lait de ma grand-mère maternelle. Onctueux, délicieux et sa vraie gousse de vanille. Tiens, Roseleen aussi, en parle ! Je n’aimais pas trop et étrangement, maintenant, j’en ai une énorme envie. Elle conservait jalousement sa recette et ma mère n’a jamais réussi à en faire d’aussi bon.

Son flan aux œufs, également. Sans « trous », moelleux, comme un gros « pâté » caramélisé sur le dessus, bien lisse. Là encore, je ne voulais pas en manger. Ma mère en faisait aussi. Moi, jamais. Pas si simple à réussir. Je pense que c’est ma 2e fille qui a hérité du petit livre noir de ces recettes.

Chaque année pour le Mardi Gras, la grande balle en osier se remplissait de « bugnes » faites à 4 mains -mère-fille- c’était une tradition pour ma grand-mère et ma mère. Une fois faites, distribution dans le quartier.

La tranche de foie de veau du samedi à midi ! A force d’en manger, je l’ai détesté. Et pourtant, c’était délicieux et plein de vitamines, baignant dans le beurre et persillé par dessus le marché !

Le brochet du déjeuner de Noël -ou du Jour de l’An- Jamais de réveillons à la maison, il fallait être parfaitement réveillés et d’attaque pour les repas, à midi pile, le 25 décembre et le 1er janvier ! Mon père passait des heures à enlever les arrêtes -et Dieu sait s’il y en a dans le brochet- à le reconstituer, le mettre en gelée pour qu’il brille et poussait la difficulté à dresser des crevettes sur le dessus. Et pour qu’elles prennent bien sur la gelée, il les campait à l’aide d’allumettes, toute la nuit !

Les menus, dessinés pour chaque événement, parfois même imprimés, tradition que j’ai longtemps gardée et qui représentait un boulot énorme à confectionner.

Ses sauces au vin, « réduites » des heures durant, les fricassées de patates (pdt), les terrines de lapin et les ballotines de canard, dignes d’un Chef étoilé. Mon père avait un rêve, ouvrir un restaurant gastro. Il ne lui manquait que les pécuniaux 😉

Sa mousse au chocolat -ça je sais faire !- avec son sabayon à l’orange, ses blanquette de veau, bœuf bourguignon, etc.
Sans oublier évidemment, le beurre à gogo, bien cuit, à nous en rendre tous malades, le tout bien arrosé, avec des bons vins de toutes les couleurs.

Mon père aimait les recettes élaborées. C’était le chantier à la cuisine. Ma mère était commis, plongeuse et souffre douleur.
Avec tout ça, vous vous en doutez, il y avait évidemment des fricassées de « gros mots » !

Les tomes de Savoie affinées dans notre cave qui était juste bonne lorsqu’elle était dévorée par les charançons. Il fallait avoir un palais de fer pour pouvoir en manger ! Mais avec un bon verre de vin rouge, c’était soit disant délicieux.

L’odeur d’ail chez une vieille voisine, très-très vieille du haut de mes jeunes années. La Mémé Chassaing mettait des quantités d’ail partout, dans les mélanges de légumes qu’elle adorait. Je revois bien sa cuisine sombre, qui donnait sur la cour de l’immeuble 😆

Le clafoutis aux cerises avec les noyaux de Paulette, au 3e étage, en face de chez nous. Mon père détestait d’avoir à cracher les noyaux, mais Paulette lui tenait tête, avec les noyaux, le goût des cerises est plus prononcé, c’est reconnu.

Les sandwichs au jambon et au saucisson, lors des pique-niques -et oui, déjà petite, j’adorais ça- lors de la journée « Narcisses », dans l’Ain, que Paulette me donnait à la place du plat en sauce réchauffé sur le Campingaz. Je m’en souviens bien. Pour mes parents, il fallait installer la table, le réchaud, la « vache » à eau dans un endroit bien plat, arboré, « idéal » et bien difficile à trouver !

Pendant mes vacances scolaires, la sanguette au sang de poule, un délice, le civet de lapin au sang, mijoté sur le fourneau au bois, la soupe au petit-déjeuner avec du lard gras, du pain et du Beaujolais -je vous rassure, je n’étais pas obligée d’en manger-, les grosses couronnes de pain qui duraient toute une semaine, sans sécher, bien à l’abri dans un torchon, au frais dans le sellier, les saucissons « maison », le Jésus pendu au courant d’air et grignoté par les souris…

Plus tard, dans le Lot et Garonne

Le foie gras fait maison de Marguerite, ses bocaux de pêches au sirop, sa gentillesse, son sourire. Les grandes tablées et les fou rires garantis dans la maison de campagne à Prayssas -prononcer « prèïssas »- envahie par les Lyonnais.
Les poêlées de cèpes baveux à souhait dont j’ai toujours la nostalgie plus d’un demi siècle après.

A solliciter ma mémoire, qui m’a rendu fidèlement les odeurs, les saveurs, les gens et les lieux de mes vingt premières années, je me suis offert de nombreux petits bonheurs.

Je vous invite à pratiquer cet exercice. Vous constaterez que votre mémoire est une vraie boîte à souvenirs heureux.