Duo de Stars

« Les idées ça se chasse comme les papillons. » Agnès B.
Alors que les papillons ont disparu en ville, mes idées virevoltent ! C’est ainsi qu’un beau matin, l’idée m’est venue d’écrire ce billet…

Je ne parlerai pas de chiffons mais de métaux. J’ai pour habitude de répéter qu’il ne faut comparer que ce qui est comparable. Et pourtant, je vais évoquer deux Belles célèbres, tellement différentes mais de fabrication françaises, connues dans le monde entier et érigées au 19e siècle qui méritent bien ce billet !

Et une fois de plus, par mes recherches sur le Net, j’ai appris un tas de choses.

Moi vous me connaissez, je suis « de France » et fière de l’être. Je commencerai donc par la « plus jeune » des deux, la Tour Eiffel clic

Google-126e Anniv ouverture Tour Eiffel

La Dame de fer que je ne manque jamais de visiter lors d’une escapade à Paris -et que je saluerai bientôt !- a toujours des secrets pour moi. Inutile de rappeler son histoire, tout l’monde la connaît.

tour Eiffel photo NE

Avec ses 312 mètres de hauteur (324 m avec les antennes), elle pèse 10 110 tonnes au total (7 300 tonnes pour sa charpente métallique).

Construite pour l’Exposition universelle de Paris en 1889, sa construction démarra le 1/07/1887 et terminée le 31/3/1889. Celle qui devait être démontée dès la fin de l’Expo universelle, elle a été inscrite aux Monuments historiques depuis le 24/06/1964 et figure au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991. Belle victoire !

Celle qui a inspiré de nombreux poètes est régulièrement animée par des jeux de lumière qui s’accordent à l’actualité.

G.Apollinaire-Tour Eiffel

« Salut monde dont je suis la langue éloquente que sa bouche Ô Paris tire et tirera toujours aux Allemands »

 

L’autre « star » que je ne verrai jamais, c’est la Liberté éclairant le monde, plus connue sous le nom de Statue de la Liberté à New York

Statue Liberté-brevet

Ce phare à l’origine, posé sur l’île Liberty Island, est désormais le symbole de bienvenue à tous ceux qui arrivent à NY, un cadeau de la France pour le centenaire de l’indépendance américaine, dévoilé le 28  octobre 1886. La statue est interdite de reproduction… Pourtant, j’en connais déjà une à Roybon dans l’Isère !

Bien moins imposante que la Tour Eiffel, la statue, en feuilles cuivre repoussé, pèse 204 tonnes et mesure 92,9 mètres. Le projet avait été confié au sculpteur français, Auguste Bartholdi, en 1871.
D’autres noms bien connus chez nous ont apporté leur savoir-faire pour la structure interne de l’édifice (pylône métallique) : Eugène Viollet-le-Duc et Gustave Eiffel.

Pour le visage, c’est le grand flou (ça nous rappelle un peu la Joconde). Isabella Eugénie Boyer, veuve de Isaac Merritt Singer, entrepreneur-donateur (des célèbres machines à coudre), visage de la mère de Bartholdi, Charlotte, la « Grande Céline » employée au bordel de la rue de Chazelles ???

« Une statue représentant la Liberté éclairant le monde qui consiste, fondamentalement en un personnage féminin drapé, avec un bras levé portant une torche alors que l’autre tient une tablette gravée, et avec un diadème sur la tête, en substance comme indiqué plus avant. »

Deux soeurs, en quelque sorte, au caractère bien trempé !
Tour Eiffel-Libertéphoto trouvée ICI

L’Atelier 350 de Leiloona

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Leiloona-350e-helloschmitt
@ helloschmitt
consigne : thème interdit : la mer

Maire… Mère… Mer… Mer-de, voulais-je dire bien sûr, la consigne de Leiloona est claire.
Encore une histoire bescherelosaurienne ? Non. Je plaisante !

Soènienne (= bizarre) et solitaire (= fille unique), j’aime les paysages de l’océan quand il n’est pas submergé par les vagues. Une gageure ; quand l’océan n’aura plus de vagues ni de marées, les poules auront des dents, comme disait ma Mémé.

Car quel supplice pour moi ces vagues. Souvent, je ne les vois pas arriver et Paf ! elles me renversent et j’ai la tête sous l’eau, de l’eau dans le nez, je suffoque, je panique. Si ! tout ça, tout ça.

Donc je le fuis aussi. Et pourtant j’aime l’eau -encore une énigme soènienne- Normal, la Saône & Moi, c’est une belle histoire à en croire Ma vie Soènienne !

Tiens, vous ai-je déjà parlé d’un autre lieu que Paris et sa Tour Eiffel, qui me fascine et me hante tout à la fois ?
J’adore cette immensité sauvage et ses fameux moutons noirs, et ce va et vient de l’eau au gré des grandes marées… Mais bien sûr, vous avez trouvé !

Mieux vaut s’équiper d’un coupe-vent si on veut s’immobiliser un moment pour méditer, et restant hors du village, véritable ruche à touristes. Partout où l’on pose son regard, on partage l’horizon avec les autres éléments, jouets de la lumière et du Temps. La Baie du Mont Saint-Michel est, et restera, une merveille et un vrai mystère pour moi.

L’Atelier 348 de Leiloona

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Leiloona-348e© The joy of film

consigne : obligation de glisser « chevillette » dans le texte

Colette surveillait d’un oeil attentif et sévère, ses jumeaux Pierre et Louis, qui avaient très envie de plonger du haut de l’écluse désaffectée, moussue et rouillée depuis qu’elle avait été abandonnée à la suite de la construction du Pont-Canal sur l’Orb. Elle n’avait pu retenir un sourire amusé en entendant Pierre crier : « tire la chevillette, la bobinette cherra ». Du haut de ses dix ans, il était passionné de contes et légendes.

Nés à Paris, Pierre et Louis ne connaissaient que le canal Saint-Martin qu’ils adoraient. Leur mère, professeur d’histoire-géo, leur avait expliqué l’histoire des écluses, et ils avaient voulu découvrir les 9 écluses de Fonsérannes à Béziers durant l’été 1981 -« pile-poil 300 ans après la fin de la construction du canal » avait fait remarquer le sage Louis, passionné par l’Histoire de France-.

Ils avaient voulu tout savoir sur cette écluse octuple de 8 bassins et 9 portes, à l’origine. Par un édit royal en octobre 1666, Colbert avait autorisé les travaux du Canal du Midi, l’un des plus anciens canaux d’Europe. Sous le règne de Louis XIV, ce chantier, supervisé par Pierre-Paul Riquet, avait duré moins d’une quinzaine d’années, permettant de relier l’Atlantique à la Méditerranée (le canal du Midi à Toulouse prenant le relais du canal de la Gironde depuis Bordeaux).

Colette n’avait pas manqué de souligner que Léonard de Vinci avait probablement imaginé le principe des écluses au 15e siècle, même si cette affirmation faisait partie des nombreuses légendes sur la vie de ce Génie qu’elle adorait.

Les garçons savaient qu’après cette petite récréation, leur mère leur ferait visiter la Maison du Site, ancienne auberge « Le coche d’eau » où mariniers et chevaux se reposaient, puis admirer « l’escalier d’eau » en soirée, lorsque les écluses étaient ouvertes pour la nuit, et avant de rejoindre l’hôtel, ils iraient voir la cathédrale Saint-Nazaire.

L’épée laser de la nouvelle Immortelle

Moi, vous me connaissez, tandis que l’Aminaute Les Caphys passe son du temps à éplucher les tweets sur sa tablette, je traque  l’actualité sur mon écran plasma LG.

Et si aujourd’hui, un autre événement, qui va durer 4 mois, voit le jour au Louvre, je fais le choix de parler d’une épée laser plutôt que de l’Homme de Vitruve que j’irai voir en 2020.

Car, pensez donc, l’événement majeur pour une Bescherelosaurette -et fière de l’être- dont je vais parler me remplit de bonheur. J’aime ces Femmes françaises à l’incroyable destin !

Tout l’monde en parle ! Elue le 3 mai 2018, au premier tour de fauteuil de Philippe Beaussant, Madame Barbara Cassin a fait son entrée sous la Coupole jeudi dernier, le 17 octobre 2019, à la veille de ses 72 automnes.

Heureux Anniversaire Madame l’Académicienne et bravo pour vos nombreux talents.
Barbarin Cassin est née le 24 octobre 1947. Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années, dit-on.

Cette philosophe philologue, polyglotte, helléniste, Chevalier de la Légion d’Honneur et Officier de l’Ordre National du Mérite, est donc la 9e Femme à être élue depuis la création officielle de cette Institution par Richelieu en 1635.

Tout l’monde le sait, on reconnaît les Académiciens à leurs habits verts brodés de feuilles d’olivier ET à leur épée qui les symbolise.

La septuagénaire délurée et même un peu sexy paraît-il, était bien décidée à faire sa rentrée sous la Coupole en en faisant un peu qu’à sa tête. Et quelle surprise pour elle, lors de la confection de sa tenue par la Maison Patou, Barbara Cassin a appris un nouveau mot : « vestibilité », l’aisance, l’ampleur nécessaire pour que le vêtement soit portable.

Bref, là n’est pas l’objet de ce billet.

Après l’habit, l’épée qui peut être choisie OU inventée. La Dame s’en est donc donné à coeur joie !

Barbara Cassin-épée

L’auteur de l’Eloge de la traduction -qui défend le français et la diversité des langues- va désormais s’attaquer au Dictionnaire, après avoir dirigé le Dictionnaire des intraduisibles.
Elle sera la Jedi de sa Word Wars !

« Ni globish ni nationalisme »… « La magnifique diversité des langues sert d’antidote au pseudo-universel de la communication »… « Traduire c’est faire avec les différences »… a-t-elle déclaré.

La force soit avec Elle ! Barbara Cassin voulait une épée ultra-high-tech.
La sienne est légère (un kilo) et se porte facilement.

Sur sa lame en cuir souple percée de petits trous, on lit la devise de Jacques Derrida « Plus d’une langue » inscrite en lettres lumineuses bleues et blanches sur un tissu en fibre optique.

Sa garde est un petit écran souple façon montre connectée qui permet de lire, dixit Barbara Cassin, «virtuellement tous les textes du monde». En dessous, pour cacher la batterie, un galet bleu évoque Sisyphe, l’oiseau poussant son nuage, un dessin de Georges Braque qui accompagne un poème de René Char. Et le pommeau est une statuette hittite en argent mais dont les seins, les bottes, la coiffe, et les yeux sont en or, aujourd’hui au Musée des civilisations anatoliennes à Ankara. Est-elle vraie ? S’agit-il d’un don ? Pas du tout ! La statuette a été conçue en 3 D à partir d’une seule image trouvée sur Internet, sur laquelle la philosophe a flashé.

Ont contribué à son élaboration : les ingénieurs de Kickmaker, la start-up jeune pousse d’entreprise qui a matérialisé l’idée, des designers concepteurs de Vuitton qui ont transféré sur l’épée la technologie de leurs sacs à main où affleurent des images et l’artiste Pierre Giner.

Chère Madame Barbara Cassin, Bienvenue dans notre Histoire de France.

Barbara Cassin

L’Atelier 345 de Leiloona

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photo de Ingmar Hoogerhoud

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Depuis quelques semaines, Leiloona et ses « Sages » ont ajouté une consigne « restrictive » pour corser l’affaire !
Et pour cette 345e, la consigne est : « interdiction de parler nature et voyage »

 

Maudit brouillard. 6 heures du matin. C’est dimanche. Il roule pour rentrer chez lui. Il a bu toute la nuit, enfin presque. Il était arrivé à cette soirée à minuit. Six heures d’alcool…

Maudit brouillard. Devant lui, au loin, il lui semble que la route est en feu. A moins que ce ne soit son feu de brouillard arrière qui se reflète dans le pare-brise ; tout est un peu confus. Il actionne ses essuie-glace. Les deux mains accrochées au volant, pas question de nettoyer ses lunettes ni de se frotter les yeux…

Maudit brouillard. Son pied droit s’alourdit sur la pédale. Il a bien fait de choisir cette voiture avec une boîte automatique. Son cerveau ne supporterait pas d’être contraint à passer les vitesses.

Tout est un peu flou. Tout devient de plus en plus flou. Flou… Fou ?…

Il sait qu’il devrait réduire sa vitesse ou plutôt s’arrêter… Et lorsqu’il comprend que ce maudit brouillard est un effet d’optique, une mauvaise farce que lui joue son cerveau, il est trop tard. La voiture ne lui obéit plus. Il n’a plus la force de lutter. Il renonce. Il lâche le volant… Le choc. Le Bruit. Plus de brouillard. Plus rien…

Demain, dans les faits divers, sur le journal local, un entrefilet. La voiture de Jean M. s’est encastrée dans un arbre. Il est mort sur le coup.

L’atelier 342 de Leiloona

De temps en temps j’écris pour l’Atelier de Leiloona

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photo de Gabriel Testoni

Mirna

Parce que, petit, il avait passé ses jeudis à jouer à faire voguer son petit voilier dans le grand bassin du jardin du Luxembourg, fabriqué par son grand-père, et que son prénom l’avait aussi influencé, Marin s’était juré qu’il serait marin quand il serait grand.

Un vrai marin, libre comme les flots de ces étendues bleues dessinées sur sa mappemonde qu’il faisait tourner au gré de sa fantaisie. Du haut de ses sept ans, il avait des ambitions, devenir capitaine ou navigateur ou patron de pêche ; en tout cas responsable de son bateau et de son équipage.

A seize ans, il était devenu mousse, corvéable et prisonnier… Mais depuis longtemps, il avait compris que seule la mer serait son refuge et son bateau serait sa maison, sa famille.

A la mort de son cher grand-père, il avait hérité d’assez d’argent pour s’acheter la liberté et un bateau qui le mènerait sur les mers et les océans. « Si tu es assez optimiste, tes rêves se réaliseront » aimait lui répéter son Papé.

Rien ne s’est passé comme il l’avait imaginé et souhaité. Après bien des galères, deux naufrages et maintes désillusions, Marin, à soixante ans, usé par les vents et les privations à cause des pêches infructueuses, a largué les amarres. Chaque jour, il erre sur le port, l’envie de rien si ce n’est de pleurer lorsqu’il regarde son vieux bateau se délabrer. Et une question le taraude : lequel des deux aura la force de lâcher prise pour couler le premier ? Adieu Mirna…

« Je hais ce siècle » !

Ce n’est pas moi qui le dis, mais je suis assez tout à fait d’accord… Mais non, j’suis pas chonchon, j’constate… J’râle pas, j’m’exprime ! Ces propos n’engagent que moi et la discussion est ouverte !

Deux « monstres sacrés » l’affirment, Alain Delon (bientôt 84 ans) et Michel Sardou (72 ans), c’était mieux avant. Et ils savent de quoi ils parlent ces deux-là, amoureux de la vie et coutumiers d’excès en tous genres…

Et même si on devrait être plus heureux grâce à toutes les avancées, innovations voire révolutions, technologiques, scientifiques, industrielles, sociales, on a le sentiment d’être piégé de toutes parts, on n’a plus de liberté, on est fliqué par tout, partout…

Des gens, sans foi ni loi, contestent tout, descendent dans la rue pour un oui et pour un non, n’hésitent pas à tout casser, saccager le bien d’autrui, et n’en ont jamais assez…
Les réseaux sociaux, ces nouveaux fléaux des temps ultra modernes, se nourrissent de bien mais surtout de mal, en « live », et pourrissent la terre entière en déversant le pire plutôt que le meilleur. Les valeurs de la République sont bafouées, ignorées et chacun veut faire sa loi.

On invente des nouveaux mots, dont un absolument horrible « féminicide »…  Au moins 105 femmes assassinées… C’est vrai qu’au féminin, c’est encore plus ignoble. Dans mon Petit Larousse illustré de 2005, ce mot n’est pas répertorié… Avant, y avait-il moins de femmes tuées ou bien était-ce un sujet tabou ?…

Pour éviter les burn out et les suicides, les entreprises ne savent plus quoi inventer : elles créent des potagers sur les terrasses, installent des poulaillers, des salles de siestes, etc. pour changer les idées de leurs salariés déprimés qui veulent travailler encore moins et gagner encore plus.

Tout le monde veut sauver la planète à l’agonie mais on prend l’avion pour partir en vacances -ou un énorme paquebot, hein Soène !-, on consomme de tout sans modération et on jette sans hésitation. Venue de Suède, la p’tite Greta en colère a quitté l’école pour faire sa guerre et court le monde à grands coups médiatiques, et certains adultes appellent désormais à la désobéissance civique. My God !

Les enfants sont rois, il ne faut pas les traumatiser, ils peuvent tout faire avec le minimum d’apprentissage de la propreté, du respect, de la politesse, de la valeur des choses et de l’argent. Dès leur plus jeune âge, ils sont « gâtés » (dans le sens d’abîmer) par des parents qui se pâment devant leurs « 8e merveilles du monde ». Et depuis quelque temps, ils font même l’école buissonnière le vendredi au nom de la planète malade…

Pourtant, de mon temps, on nous apprenait la politesse et la rigueur comme la grammaire, la natation et le vélo… Et on est toujours là, et on se tient droit debout dans nos bottes, quoiqu’il arrive.

Il faut avoir les dents plus blanches que blanches ou baguées, le jean lacéré, le dernier Iphone avec une pomme sinon la vie est un enfer.

La Terre est malade et le monde est devenu fou. La fin du monde est pour bientôt… je parle évidemment du monde civilisé !

Si je doute, je pense et si je pense, je suis !
N-ventMarseille

Les Plumes avec Emiliebird

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Avertissement : il manque 3 mots… A vous de les trouver !

Décidément, certaines recettes pâtissières sont souvent le fruit du hasard. Après la « madeleine » de la petite servante M. Paulmier, voici l’histoire du « pet-de-nonne » de la petite novice Agnès.

J’ai donc créé une rubrique symphonie du goût dans cet espace virtuel, sans prétendre concurrencer le Blog de Miss Gleni, bien sûr !

Le petit beignet à pâte de chou dont il est question dans ce billet, plutôt consommé dans l’Est et par nos Amis belges et allemands, -PassiFlore nous le confirmera- est aussi appelé « Paix-de-nonne ».

Un jour, à l’Abbaye de Marmoutier, Soeur Agnès a eu un vent. Dans le silence de la grande cuisine, soudain un bruit, étrange et sonore, rythmé et prolongé, semblable à un gémissement d’orgue qui s’éteint, puis aux plaintes mourantes de la brise qui soupire, a frappé de stupeur les oreilles indignées des bonnes soeurs qui poussèrent des cris d’horreur.

Très gênée, Soeur Agnès en a laissé tomber sa cuillère de pâte dans une marmite de graisse chaude. Ô miracle, le pet-de-nonne, nommé aussi beignet de vent, a pris forme.  Une symphonie de goût et d’odeurs !

Une autre légende révèle qu’à la Renaissance, une autre religieuse avait donné sa recette en toute discrétion à un couvent voisin et ennemi pour assurer la paix.

Une autre légende encore donne la maternité de ce petit gâteau moelleux aux chanoinesses de l’Abbaye de Baume-les-Dames…

Bref, c’est toujours dans le calme d’un couvent, et au bout des doigts de ces femmes d’Eglise, que le culte de ces petites douceurs s’est développé !

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Les Plumes avec Emiliebird

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Après cette coupure estivale, Emilie reprend le manche pour conduire les Plumes, dans la joie et la bonne humeur écriture !

Décidément, les Présidents sont devenus fous. L’Américain veut s’acheter le Groenland et voilà que le Brésilien ne veut plus jamais utiliser un Bic pour signer dans la marge. C’est plus lisible d’écrire avec une bille qu’avec une plume, c’est pas moi qui le dit, j’ai entendu des jeunes à la tv.
Franchement, ces deux-là, ils devraient bien tourner 7 fois leurs langues dans leurs bouches avant de faire ce genre de déclarations.

Le Nôtre, quant à lui, a ouvert une boutique en ligne. D’ailleurs, je me suis commandé un stylo « made in France », un Bic bleu-blanc-rouge 4 couleurs, à 4 euros et un cahier 90 pages avec des lignes « Présidence de la République » à 12,90 euros.
Pour ma rentrée, j’aime renouveler mes fournitures. J’ai tout d’même pas osé m’offrir un sac toile coton blanche, très léger avec écrit « Première en bleu et Dame en rouge » bien lisible, un peu plus cher, à 19 euros, fabriqué par le Slip français, une référence !
Et pas que de la papeterie, mode-accessoires-maison-souvenirs-enfant-Les Marques, bref des sacrées bonnes idées pour les cadeaux de Noël. C’est bien de ne pas attendre le dernier moment au cas où y’aient des ruptures dans les stocks…

Et Antiblues, comme on le connaît, il s’est sûrement payé la montre avec le bracelet bbr -bleu-blanc-rouge- à 169 euros, comme celle que le Président exhibait à son poignet au G7… Après ses péripéties de migration, il a plutôt dû la montrer sur Instagram…

Tiens, c’est bizarre, pas de rubrique « animaux » sur le site élyséen. Et Némo alors ? pas de baballe estampillée, pas de collier tricolore pour ses sorties dans le jardin avec sa dog-Mum, Birgitte ? Alors là, je crois que je vais aller déposer un Brevet et contacter le Slip français pour créer un ensemble collier-laisse assorti à la montre de son dog-Dad, Manu. A coup sûr, je devrais arracher un contrat juteux !

Pas la peine de chercher « corner » et « écuyer », je les ai zappés !

L’Atelier 334 de Leiloona

Pour ce lundi d’écriture, Leiloona nous a proposé une photo de Mitchy

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Les bras en croix. Une image furtive s’invite, fait irruption devant ses yeux ou dans son imagination ? Elle ne saurait dire…
Elle n’est pas croyante mais le Christ s’interpelle soudain. Est-ce un miracle ou plutôt une hallucination ?…

Derrière la vitre du train qui s’éloigne, ses pensées s’emballent. Enfermée dans un cocon de silence, debout dans ce wagon rempli de gens qu’elle ne connaît pas, elle fait signe de la main à celle qui est restée sur le quai, immobile, les bras levés. Signe d’au revoir ou signe de détresse à cause de ce départ précipité et inexpliqué ?

Elles deux, ce fut une belle aventure. Elle emploie déjà le passé. Pourtant, elle sait qu’il ne faut jamais dire « jamais »… « Jamais dire jamais, ni qu’on s’en fout des souvenirs » Elle sait qu’elles s’aimaient…

Voilà qu’elle fredonne tout à coup la chanson de David H. Les chansons, comme les images, écrivent nos histoires. « Le coeur a ses raisons que la raison ignore« . C’est drôle ce besoin qu’elle éprouve de se réfugier dans les paroles ou les citations des autres lorsqu’elle n’est plus en mesure de faire face à la réalité du moment. Elle se fait souvent cette réflexion. Ces digressions sont la seule façon de surmonter ses vides, ses doutes, ses peines.

Désormais, elles ne dormiront plus ensemble. Elles devront se réinventer une nouvelle tranche de vie, reconstruire un nouveau nid. C’est ainsi.