En mode -itude

chat zen

Comme c’est le premier mercredi de cette rentrée 2018-2019, je vous propose un petit instant de zénitude. Après deux mois sans sollicitude de mes méninges, voilà qu’une petite incertitude s’invite concernant la suite de ma Vie soénienne…
Quelques ajustements seront nécessaires, mais je ne suis pas une Gauloise réfractaire aux changements !

« Comme le disent les Chinois : qui n’est pas venu sur la Grande muraille n’est pas un brave, et qui vient sur la Grande muraille conquiert la bravitude« . On se souvient bien de la bravitude de Dame Royal… C’était en 2007. La bravoure c’était du temps des guerriers !

Le suffixe « –itude » n’a pas produit beaucoup de noms en français, lesquels d’ailleurs sont toujours féminins.

Etre à la page ne se dit plus non plus. La branchitude, c’est plus cool ! Vous me direz, c’est kif-kif (comme comme en Arabe), et même -plus imagé- kif-kif bourricot. Qui ne dit pas c’est kif-kif ? Pas d’inquiétude, nous avons tous nos habitudes de vocabulaire.

J’aime les mots, c’est une certitude. Je n’éprouve aucune lassitude à les manipuler. De plus, c’est hype d’employer les mots à la mode. Sauf que, parfois,  nous sommes confrontés à une vraie difficultude pour utiliser cette foultitude de mots bizarres dont on ne connaît pas forcément la signification avec exactitude. 

Ce n’est pas Sharon qui va me contrarier. Elle en voit d’autres avec ses élèves… Quant à Antiblues, il va tomber en béatitude en constatant que je me suis enfin libérée de mes chaînes bescherelosaureuses !! Ainsi, mériterai-je toute sa gratitude.
Voui… enfin… c’est juste une dissimilitude temporaire… Moi, vous me connaissez, j’ai une grande aptitude à résister. Renoncer c’est mourir un peu, hein !

Alors, faudrait savoir… soit je suis une Gauloise pas réfractaire aux changements, soit je suis une indécrottable nostalgique de la grammaire française… Je suis en doutitude, moi aussi, y’a pas que Jupiter…

Un billet pour ne rien dire ? Certes.  Je recommence tout doucement en attendant le retour de Mindounet et le lancement de sa Play mots qu’il nous promet depuis trop longtemps et de son deuxième rendez-vous des Plumes !

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Les Plumes d’Asphodèle

by Mind The Gap

ICI

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avec les mots : aquarelle, balancelle, bretelle(s), cannelle, dentelle, éternel, infidèle, maternelle, mirabelle, passerelle, ribambelle, ritournelle, stèle, voyelle.

 

L’aquarelle était magnifique ! Dans une petite salle du musée, isolée et silencieuse, ignorée par les gamins d’une classe de maternelle assis en rond dans le hall d’entrée qui  murmuraient une ritournelle, la « chanson des six voyelles » sous l’oeil attentif de leur maîtresse-chef de choeur. Appliqués à détacher le a du e, le e du i, le i du o, le o du u, ils laissaient échapper tout d’un coup le Y en criant comme une armée de pies !

Restée en retrait, à l’abri de cette nuée d’oiseaux piailleurs, je me suis posée sur l’unique banc, devant cette oeuvre d’un autre temps.

Sur la balancelle, la robe en dentelle de l’enfant se soulevait, légère, et s’envolait comme  poussée par le vent. De côté, un homme jeune, chemise blanche et pantalon retenu par des bretelles, souriait à sa fille assise sagement, pieds croisés emprisonnés dans une paire de ballerines vernies.

Au fond, sur la droite, une femme élégante et incroyablement belle, se tenait sur la passerelle enjambant le ruisseau, un panier de mirabelles ocres comme de la cannelle,  accroché à son bras.

Dans ce lieu étrange, herbeux et fleuri, le pinceau de l’artiste avait posé une ribambelle de petites stèles d’un blanc immaculé. Un cimetière abandonné, le jardin d’un château ? Discrètement, tout était suggéré, rien n’était imposé au regard du visiteur, laissant à sa mémoire infidèle le choix de s’en souvenir ou pas…

Soudain je me mis à envier ce trio intemporel , ou plutôt le talent du peintre qui avait si bien su les rendre éternels.

Je me suis réveillée, j’avais rêvé.

Sur le Net, j’allais vérifier. Sur le tableau de Renoir, la jeune femme était sur la balançoire.  L’homme de dos et l’enfant par terre à sa gauche, portaient un chapeau de paille…

Le subconscient aime s’approprier la vérité et la transposer à son gré !

La balançoire
Auguste RENOIR
balançoire-A.Renoir
image du Net

 

Etats d’humeur

Allô So’N
Quelles nouvelles ?
Tout va très mes Aminautes

Tout va très bien, tout va très bien…
Pourtant, il faut que je vous dise…
Je déplore des tout petits riens !

Un souvenir d’enfance. Cette chanson de Ray Ventura me faisait bien rire !

Etats d’humeur (ruminés !), c’est bien ça ! Ca me fait du bien d’écrire pour évacuer mes énergies négatives !

Etats d'humeur

Les sujets d’actualité ne manquent pas pour me mettre dans tous mes états, moins paisibles que les états d’esprit hebdomadaires et spontanés du vendredi de Ma’ et de Zenopia !

D’abord la météo, après des mois pourris, un épisode caniculaire m’a mise KO. Une chaleur maîtrisée par le vent du nord a fait place à la canicule au vent mauvais du sud. Plus je vieillis, plus j’ai du mal à m’adapter à la chaleur… Et les orages, j’vous en parle même pas…

Mais encore ?…

Le sport, après le tennis, le foot ET le cyclisme… Y’a de quoi m’énerver… même si j’aime bien voir l’entrée des footeux dans le stade avec ces enfants admiratifs que les joueurs ignorent… Et toujours le peu d’ardeur des Bleus à chanter notre hymne national. J’attends mardi pour voir s’ils seront vainqueurs des Diables rouges !

Les cheminots grévistes butés qui continuent à emmerder la France. Mais comment peut-on laisser faire ? Et pourquoi les usagers ne se sont-ils pas plus rebiffés ? Ma’ a peut-être une réponse ?

La retraite chapeau du PDG de Carrouf… Remarquez que j’ai connu ça au boulot, plus les cadres étaient nuls, plus ils avaient des promotions avec des mutations ailleurs pour s’en débarrasser !

La limitation de vitesses à 80 km… Ca m’épuise quand par hasard je conduis. 30, 50, 70, 90, 110, 130… Que choisir ? En plus, c’est dangereux, il faut rouler les yeux rivés sur le compteur.

Les pirateurs, fraudeurs, tricheurs, arnaqueurs de toutes sortes. Et quand ils s’en prennent à ma CB et que je me fais piéger à l’arnaque de la carte vitale, je vois rouge…

Le film complètement idiot, bête et méchant « Comment tuer sa mère », que j’ai vu mardi pour ne pas perdre des billets valables jusqu’au 3/07… Houuu pour le scénario et la réalisation.

L’évadé célèbre, je vous jure que si je le croise, je le tue une bonne fois pour toute.

J’ai bien dû oublier des choses…

Et vous, c’est quoi vos états d’humeur ? Essayez de les lister, ça vous fera du bien !

La fin d’une aventure

C’est jeudi, j’écris au lieu de poétiser… Et je copie-colle le texte que j’avais écrit pour une séance de l’Atelier d’écriture, sur une idée proposée par notre coach, Odile M. : « je ne vous ai rien raconté… »
Après deux saisons d’aventures en écriture, j’abandonne l’Atelier à la prochaine rentrée. Cet exercice ne me convient pas et ne m’apporte rien…

Ah ! Vous écrivez ?
Ne croyez pas que je suis brillante. Brillante imbécile qui croit pouvoir battre le fer avec les mots. Ces mots intimidants ou rassurants selon qu’ils sont savants ou familiers. Je les trouve beaux et intelligents. Ils savent mieux que moi raconter les choses de la vie.

Brillante gribouilleuse pourtant, je noircis des pages quand je suis installée dans mes solitudes, à l’abri des regards.

Mais ici, l’écriture spontanée me fait chavirer.  Le mot barbare « leu-co-sé-lo-pho-bie »,  ce malheur dans mon bonheur, lâche ses syllabes en toute liberté et rallume la petite musique de mes désespérances. Figée, je pense. Mais je pense à rien. J’ai peur. Peur de moi. Devenue soudain brillante cancre, ce jeu de mots me trouble.
Je doute.
L’exercice me tentait pourtant !
Je me raisonne. Ecris-donc des mots ! Ensemble, ils en feront toute une histoire…

Brillante aventurière du presque tout dans mes rêves, je m’enfonce, ici, dans l’abîme du presque rien.  Courage ! Le présent va bientôt s’évanouir. Il mettra de la distance à ma gêne passagère. Après quelques détours, je retournerai à mes espérances, dans mon décor quotidien. Je me nourrirai des mots de l’Immortel pour gagner à ce jeu de hasard.
Car, comme lui, je crois à l’enchantement des possibles. Tout est bien.

Pour une fois, je me suis laissée aller.
Pardon de vous avoir tout raconté…

Le petit jeu de lettres

Jeu Lady Marianne

je joue le dimanche avec

Lady Marianne
lire son règlement ICI

12 lettres : AAEIOMNPRTT

Еt l’on peut dire de Lyon,
Ville sur toute autre fidelle,
Que son peuple еst charmant et bon,
Autant qu’elle est charmante est belle.
Се n’est pas qu’en mainte ruelle,
On n’y redoute le fripon,
Et que l’argent de l’escarcelle
N’y craigne l’attrape-minon,
Du moins autant que la prunelle…

De la Nine et de la Nannon.
Charles Coypeau d’Assoucy
(Les aventures de Monsieur d’Assoucy 1678)
Charles Coypeau d'Assoucy

Toujours prête à tout pour parler de mon Lyon ! Y’a pas que ma minette dans ma vie ! La littérature aussi en fait partie. Et je constate que le vieux français de ce texte du 17e siècle se marie parfaitement au mot mystère de Lady Marianne.

Dans une version plus moderne, j’évoquerai cependant autrement l’attrape minons. Les minons à la maison, y’en a beaucoup qui courent partout. A cause de qui ? De Natty, pardi !

Tous les matins, dès potron-minet, après l’instant sacré de mon café-tartine, je peine à les attraper. Passer l’aspirateur ? Pas question,  Natty est morte de peur, alors mon choix se porte forcément sur le balai. C’est pas d’la tarte, je vous assure, car le balai ça l’amuse. Elle court partout et joue à saute-mouton avec les minons… Un vrai match contre la montre puisqu’elle a tout son temps le matin avant sa longue sieste… moi pas ! Elle se tapit sous le lit et attend patiemment le passage de l’engin poilu. Son unique moment journalier de sport et de détente.

Bac

Ce rendez-vous est un événement national. Les premiers bacs datent du 13e siècle.

Le 26 mars dernier, un doodle de Google fêtait l’anniversaire de naissance (il y a 194 ans) de Julie-Victoire DAUBIE, figure du féminisme et de la lutte pour l’égalité homme-femme. Il n’en fallait pas plus pour titiller mon savoir !

Google-Anniv' naissance Julie-Victoire Daubié

Un peu de culture ne fait jamais de mal !

Née le 26 mars 1824 du côté de Bains-les-Bains en France, elle est la première femme à s’inscrire aux épreuves du baccalauréat, à Lyon, et à le décrocher en août 1861, à 37 ans. Le  28 octobre 1871, époque où les cours sont encore interdits aux femmes, Julie-Victoire Daubié devient la première licenciée ès Lettres.
Militante pour le droit de vote des femmes et pour l’accès des femmes à l’éducation, elle exerce également la profession de journaliste avant de mourir à l’âge de 50 ans (26 août 1874).

Au 19e siècle, pas de notes mais des boules :
– 6 boules rouges : abstention
– 3 boules blanches : avis favorable
– 1 boule noire : avis défavorable

BON COURAGE à tous les candidates et toutes les candidates
et aux Profs qui devront corriger les copies !

Le petit jeu de lettres

Jeu Lady Marianne

de Lady Marianne
et son règlement ICI

11 lettres : EEOCNPPRTYY
adjectif, terme didactique, qui est gravé sur cuivre

… Je fais faire contre mauvaise fortune bon coeur… Dom a donné le mot mystère, tant mieux, l’écran chez Lady M. a la danse de St-Guy, tant pis, pas de perte de temps pour chercher et commenter !

Sauf que je suis sur une pente savonneuse, si je puis dire, avec encyprotype à placer…

Michel Bussi et Antiblues s’interposent tout à coup… « Gravé dans le sable » me revient en mémoire. Cette nouvelle édition revue et corrigée du roman de MB initialement intitulé « Omaha crimes », dont l’action se passe en partie en Normandie, contrée chère à l’auteur, me porte avec une précision extrême, au printemps 2009, sur la plage de Deauville !

Pour relever le (premier) défi que m’avait lancé Antiblues, j’avais gravé dans le sable mon pseudo de l’époque, « Plume », par une température quasi polaire. De ce moment inoubliable, il ne reste plus de trace sur la plage, mais un récit de cette anecdote, sur la bloguo, comme si c’était gravé sur une plaque en cuivre !

Plume écrit sur le sable

Le petit jeu de lettres

Jeu Lady Marianne

si, si, je joue, même le dimanche de la Fête des Mères
Google- Fête des Mères 2018
Google n’a pas oublié non plus
et tOrtue va être ravie de ce doodle !

avec Lady Marianne qui nous rappelle le règlement

ICI

12 lettres : AABIIIOLNSST
terme de phonétique
passage de certaines occlusives à la constrictive, sifflement
prononciation du t dans inertie, idiotie, etc.

Je ferai un bilan d’ici fin juin pour savoir combien de vieux mots j’ai appris. La saison de l’été est plus propice aux rétrospectives. Pendant que Bison futé en perdra ses plumes avec les kilomètres de bouchons, moi, je prendrai enfin le temps de ne rien faire et prendre quelques bains de pieds dans le bassin de Nabila, rempli de carpes Koï.

Je m’égare. Pas question d’occulter l’assibilation de Lady M., même si je sais pertinemment que mon Ami Alain sera encore saisi (d’horreur) par la tournure de mon billet !

Mais au fait « passage de certaines occlusives à la constrictive » ça vous parle ?

Voyons, « l’assibilation du t ! Attribution d’un son sifflant à une lettre qui ne l’a pas d’ordinaire ; modification phonétique d’une consonne dont le résultat est une sifflante. »
Voilà qui est clair.

C’est un peu comme qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes , dans beaucoup de mots en « tion », le t siffle. Exemple : nation, fiction, action, fonction, résolution, méditation, réparation, etc. la liste est longue. Et encore une étrangeté de la langue française, dans certains autres construits avec la même terminaison, comme bastion, le t ne siffle pas. A priori, ils sont moins nombreux.

Je vous offre une « Magicienne » de Laperrière
et tous mes affectueux souhaits
cof

Le petit jeu de lettres

Jeu Lady Marianne

chez Lady Marianne
ICI

règlement du jeu et liste des participants

12 lettres : AAAEOBBCCHHT
locution adverbiale -en plusieurs petits mots-
parle d’une manière confuse et désordonnée

exemple : il ne sait pas ce qu’il dit
il parle .. / … / .. / .. / …
(nb de points = nb de lettres)

nuagedemotscles

Bredele*, ristretto, teriyaki… Stop !
Késako ? Ma parole, Soène, tu parles ab hoc et ab hac !
La faute à qui ? A notre coach qui a le blues des mots anciens abandonnés !

Avant de poursuivre mon soliloque, je dis merci à Wiki qui m’a bien aidée dans ma tâche, cette semaine.

Comme je like ce jeu de lettres, je googlise à fond, une antisèche nouvelle génération.
Il faut vivre avec son temps, hein, être un bon googler plutôt qu’un bescherelosaure résistant.
Plus de hochet pour les bébés, l’ordi a remplacé ce vieux compagnon has been. C’est pas pour ça que les jeunes sont plus cultivés. Et l’orthographe ? C’est la cata !

Chaque printemps donc, pour éviter d’invisibiliser le langage et l’écriture, Le Petit Robert et Le Petit Larousse suppriment des mots et en ajoutent d’autres, plus adaptés « aux nouveaux modes de vie, de pensée et d’expression ».

Cher.e lecteur.e, même l’écriture inclusive qui me tourneboule un peu, je l’avoue, a trouvé sa place dans la dernière version des bibles du vocabulaire !

P.S. J’ai bien aimé cette semaine (sauf le score 3-0 du foot), avec 2 anagrammes placés, 3 restos, une rencontre avec Philippe Claudel (pour la sortie de son livre l’Archipel du chien, « la nuit de l’annonce », une rando dans la gadoue avec le soleil, le royal wedding suivi à la tv, et ce long weekend de la Pentecôte.

  • les mots en italique sont des mots de l’édition 2018 des Dicos LPR et RL.

Le petit jeu de lettres

Jeu Lady Marianne

avec Lady Marianne
ses lettres mystères et son règlement ICI

12 lettres : AAEIIIOCPRRS
nom masculin : dans l’Empire romain puis byzantin, officier chargé de transmettre les écrits de l’empereur, une sorte de factureeur avant l’heure

Après la paire de jours fériés de cette semaine, c’est un peu la crise. En proie à la flémingite et/ou à l’agitation, j’aspire à un peu de repos. Le corps et l’esprit trop occupés pour me concentrer sur l’Histoire ancienne, je croise les doigts pour que le mot de Lady Marianne trouve place dans un texte pas trop rasoir.

Le croira qui voudra, j’ai imaginé mon facteur en apocrisiaire… Ils avaient fière allure ces officiers, en ce temps là. Et c’est bien là que l’affaire se corse. Mon facteur en short sur son vélo, une prise de tête assurée pour forcer mon admiration imagination !

J’aurais peut-être mieux fait de parler du rosier en fleur dans le carré de prairie sous mes fenêtres…

Moi, vous me connaissez, toujours éprise de perfection, je suis obligée de me jeter la pierre. Avec 11 anagrammes de 5 lettres,  5 de six lettres, 1 de sept lettres et le mot mystère de 12 lettres, ma prose n’est pas à la hauteur de mon ambition. Aucun espoir de briller  ce dimanche…
bonnet âne