Enquête dans ma bibliothèque – suite

Roseleen joue avec Skyler. Les Tags sont une gourmandise pourvu qu’ils ne soient pas imposés !

Certaines Copinautes m’ont suivie pour le Tag littéraire qui nous a permis de redécouvrir certains livres oubliés et en même temps, de faire la poussière sur les étagères de nos biblios 😆

PassiFlore avait déniché, toujours chez Skyler, un Tag sur la Littérature clic un peu similaire, celui-ci s’attachant aux couleurs des couvertures de nos livres personnels. Et comme Skyler, je me suis bien amusée à répondre à ces 12 nouvelles questions dont certaines m’ont donné un peu de fil à retordre, comme disait ma mémé.

1/ Un mot du titre est une couleur :
« Rose » de Tatiana de Rosnay
Paris sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d’Haussmann détruisent des quartiers entiers, générant des milliers d’expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu’au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet: sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie... cf Babélio


2/ La couverture est en majorité jaune :
« Allumer le chat » de Barbara Constantine
C’est l’histoire très loufoque de Bastos, chat philosophe très pédant !
Un livre choisi par la maîtresse de Nunzi et dédicacé par Barbara elle-même 😉


3/ Tous les tomes de la saga sont dans les mêmes tons de couleurs :
Deux romans de la trilogie de Pierre Lemaître, « Au revoir là-haut » et « Couleurs de l’incendie », la couverture du 3e ‘Le miroir de nos peines » étant différente


4/ Les couleurs reprennent les couleurs de notre Pays :
« L’embellie » de Audur Ava Olafsdottir
J’ai moins aimé que Rosa Candida.
Pardon pour le rouge devenu orange, mais je n’ai rien trouvé de plus approchant !

Moi, vous me connaissez, j’ai horreur de tricher. Orange c’est pas rouge, hein 🙄
Alors, voilà, un Bescherelle aux couleurs de la France ! Et puis un Bescherelle, y’a rien de mieux !
« L’anglais pour tous » fera parfaitement l’affaire. Ce bouquin est tout neuf, il n’a jamais servi…


5/ Le titre du livre est de couleur rouge :
Au hasard, chez Gallimard, la prestigieuse Edition, où tous les titres sont rouges sur une couverture coquille d’œuf, « Charlotte » de David Foenkinos, ou bien l’un des romans de Jean d’Ormesson

6/ La couverture est aux couleurs de l’automne :
« Le Grand Meaulnes » d’Alain Fournier
Un livre que j’ai en plusieurs éditions et que je relis régulièrement

7/ La couverture reprend uniquement 3 couleurs :
« Le caillou » de Sigolène Vinson


8/ Il y a un reflet brillant sur la couverture :
Ouf ! Enfin un « polar » de Michel Bussi, mon auteur favori
« Mourir sur Seine »
Avec des cadavres « propres », comme je les aime avec Bussi !

9/ La couverture est en majorité verte :
Le Dico des Femmes écrivaines de langue française
Acheté chez France Loisirs… il y a trrrès longtemps !

Dictionnaire Des Femmes - Écrivains De Langue Française   de collectif


10/ La couverture est de votre couleur préférée :
C’est le bleu pour moi aussi !
« Le chat qui venait du ciel » premier roman de Hiraide Takashi
Un conte japonais délicieux où tout tourne autour de Chibi
Et pour la petite histoire secrète -révélée ici- j’ai ce livre en deux exemplaires, tous deux offerts par deux autres Amies dans la vraie vie 😉


11/ La couverture reprend les 7 couleurs de l’arc-en-ciel :
« Une année de créativité » de Brenda Mallon
La magie conjuguée de l’Art, de la Culture et de la créativité

12/ La couverture est en noir et blanc :
Au hasard -mais pas tant que ça !- « Antoine de Saint-Exupéry » de Michel Richelmy
La vie de cet homme me passionne tant.

Voilà, le Tag est terminé. Je vous invite à prendre le relais, de quoi occuper vos moments désœuvrés d’après couvre-feu 😆
Je crois bien que j’ai pris encore plus de plaisir à répondre aux questions de ce 2e Tag littéraire.

Enquête dans ma bibliothèque

Roseleen aime les Tags clic

Moi aussi ! Celui-ci, qui parle de nos lectures, m’a encore beaucoup amusée. Il suffit de bien regarder dans nos bibliothèques à la maison et de répondre aux questions ci-dessous.

Dix questions, 9 réponses car j’ai mixé la 3 avec la 6.

1/ Un livre dont le titre commence par l’initiale de ton nom de famille :
« Evariste » de François-Henri Désérable (2015)
-lu au Club de Lecture-.
Deuxième livre de l’auteur mais premier roman. Je n’ai pas aimé l’histoire de ce jeune génie en maths qui n’a vécu que 20 ans.

2/ Un livre dont l’auteur a un prénom qui commence par la même lettre que le tien :
« Titus n’aimait pas Bénénice » de Nathalie Azoulai (2015)
Pour ne pas tricher, je n’ai trouvé que ce livre lu au Club de Lecture, en 2016.
Moi qui aime pourtant les romans historiques, celui-ci m’a laissée indifférente.
Page 35, l’auteur écrit : « De toute écriture, ce qui compte c’est la lecture qu’on en fait. » Je suis bien d’accord !


3/ Un livre qui a un joli titre selon toi :
6/ Un livre dont la couverture est très réussie selon toi :
« Parfums » de Philippe Claudel (2014)
L’auteur « nous propose une infinité de voyages qui commencent au seuil des narines et qui remontent le temps et les souvenirs. Son abécédaire olfactif se compose de madeleines de Proust, délicates, robustes, répugnantes ou éthérées. » Liligalipette
Le bouquet de pois de senteur sur la couverture m’a conquise d’emblée et en lisant ce livre, j’ai aussi retrouvé des souvenirs personnels.


4/ Un livre dont le titre contient un mot que tu ne connais pas :
« Les Harmoniques » de Marcus Malt (2013)
L’auteur, en plus d’être talentueux, est beau comme un Dieu !
Que de souvenirs de cette rencontre lyonnaise avec le romancier, lors de la venue à Lyon d’Asphodèle, pour une édition des Quais du Polar.
« Rythmée par les grands standards du jazz, l’enquête des deux hommes fera ressurgir les notes cachées de ces crimes dont personne ne veut parler. Plus qu’un roman, c’est une ballade qui se joue ici. Un long blues nostalgique et envoûtant en même temps qu’un poignant chant d’amour et de rage. »

5/ Un livre dont le titre forme une phrase complète :
« La grammaire est une chanson douce » (2001) de l’Académicien Erik Orsenna
Y’a pas à dire, il nous fait aimer les accords grammaticaux !

7/ Un livre au titre tout petit :
« Chats ! « de Thomas Steams Eliot (1982)
Des poèmes adaptés de l’anglais par Jacques Charpentreau
Un délice, tout simplement ! On y croise des chats extraordinaires : Grostigré, Rapattenplan, Macatoc et Chabichotté, Deutéronome, Méphistofile, Machiavel, Hugo, Florimond d’Orsay, le noble, Roulifrotambole, le chat d’Olonne.
Pour la petite histoire, j’ai sauvé ce livre du « rebut », qui avait enchanté des enfants fréquentant la bibliothèque municipale de Vaux en Velin 😆

8/ Un livre au titre très long :
« L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage » de Haruki Murakami (2014)

9/ Un livre minuscule :
« Les cent plus belles récitations de notre enfance »
Textes réunis et présentés par Albine Novarino et Béatrice Mandopoulos

10/ Un livre très grand :
« Le Grand Livre du Taureau » par Jean-Pierre Nicole (édité en 1982) au prix, à l’époque, de 135 francs !
Voilà bientôt 40 ans que je le feuillette , l’étudie et apprends des choses sur mon signe astrologique.

Quelques titres m’ont été imposés par les questions. C’est un Tag drôle à faire et qui permet de retrouver des trésors oubliés dans sa bibliothèque. Je vous invite à jouer 😉

Le Défi du 20 avec Antiblues

Défi du 20

Antiblues a choisi hirondelle et hargne pour les deux mots en H
de ce Défi du 20
clic

Nous, on le connaît, Antiblues, jamais pris au dépourvu, s’est proposé illico pour remplacer au pied levé une Défieuse défaillante plus intéressée par notre grand Défi du 20.
A n’en pas douter, il a puisé dans ses connaissances littéraires pour ce choix de mots.

L’œuvre de l’Immortel Maurice Genevoix l’a donc inspiré, et en particulier le recueil de contes charmants destinés à la jeunesse -mais pas que- « L’hirondelle qui fit le printemps », en 1949 (tiens donc, mon année de naissance 😆 )

M. Genevoix
Et bien sûr, le Goncourt qui avait récompensé son Raboliot, en 1925 :

« Avec mars, des froids terribles étaient revenus du Nord, des hargnes de grésil, des nuits de gel où les grands arbres craquaient du pied jusqu’à la cime, dans l’air limpide et bleu, sous les feux verdissants des étoiles. »

M. Genevoix2

Le Défi du 20 octobre sera mené par Vonnette
avec deux mots en I : iceberg et insouciance

Jeudi en lecture

Toujours prête à jouer, je vais tout vous dire sur mes habitudes de lecture.

Roseleen m’a tentée ! clic
Elle-même tentée par deux de ses Aminautes Marie de Champagne et Colette du Québec.

Roseleen nous invite à reprendre ce questionnaire sur nos Blogs ou sur son billet pour mieux nous connaître 😉

Alors, n’hésitez pas !

As-tu un coin-lecture chez toi ?
Non j’ai tout l’espace de mon appartement. Que dis-je, je partage, en co-loc’, l’espace de Natty !
Je lis dans mon relax ou sur le canapé, très peu dans mon lit, pour m’endormir…

Marque-page ou morceau de papier à l’arrache ?
Malheur, jamais un morceau de papier à l’arrache, je suis bien trop maniaque !
Et mes marques-pages sont tellement sympas, originaux, souvent offerts. En carton, magnétiques, avec une « pendouille », bref, je les adore et j’en change à chaque livre. J’en peins même -enfin ça, c’est nouveau, pour l’En Cas du 10 de PassiFlore !-

Peux-tu t’arrêter de lire à n’importe quel moment ou dois-tu attendre la fin d’un chapitre ou un certain nombre de pages ?
De préférence, je me fixe d’aller à la fin d’un chapitre et si ce n’est pas possible, au début d’une page ou si ce n’est pas possible, au début d’un paragraphe.
Parfois, je me fixe un temps de lecture (je ne peux pas lire des heures durant)

Est-ce que tu bois ou manges en lisant ?
Oui, je bois de l’eau, surtout pendant la canicule, terrée derrière mes volets baissés, et je peux grignoter… je sais, c’est pas bien…
Par contre, je ne lis pas à table, hein. J’ai horreur de ça, n’est-ce pas les ados ? 😉

Musique, télé, durant ta lecture ?
Rien. Il me faut le calme absolu. Ce qui rend ma lecture parfois impossible. Parfois un CD de musique classique en fond.

Un livre à la fois ou plusieurs en même temps ?
En principe, un livre à la fois. Mais si ce que je lis ne m’intéresse que moyennement, il m’arrive d’en attaquer un autre.

Lire à la maison ou lire partout ?
Dans les bus, métros, j’ai du mal à me concentrer et depuis l’épidémie, je n’emporte plus de livre avec moi.
Dans la vie d’avant, si je trouvais un coin tranquille dans un parc, je pouvais lire aussi.

Lire à voix haute ou silencieusement dans ta tête ?
Jamais à voix haute. Je pense que le son de ma voix me détournerait de ma lecture 🙄

Est-ce qu’il t’arrive de sauter des pages ?
Ca m’arrive, en effet lorsque certains chapitres délaient et n’apportent rien à l’histoire. Parfois, je suis donc obligée de revenir en arrière car un détail m’a échappé.

Casser, plier le dos d’un livre ou non, il doit rester comme neuf ?
Bien sûr, il doit rester comme neuf ! Je ne corne jamais non plus une page. De plus, je couvre mes livres, surtout lorsqu’il s’agit de livres brochés. La plupart du temps, les livres de poche subissent la même attention.

Écris-tu dans tes livres ?
Jamais ! Sauf lorsque j’étais étudiante (dans les petits Classiques) où j’écrivais ou soulignais au crayon à papier.
Pour le Club de Lecture, je mets un post-it ou bien je note dans un carnet les pages qui méritent une réflexion.

-_-

C’est déjà fini ?

Et oui, Roseleen, comme toi, j’aurais pu en dire encore beaucoup sur mes habitudes de lecture 😉

Par exemple que je ne sais pas choisir un roman au hasard, que je me fais parfois avoir par l’illustration sur la couverture, que j’aime suivre les avis de certaines et certains Aminautes ou que je me laisse influencer et puis suis un peu déçue, que je ne garde que les livres que j’ai bien aimés, les autres finissant dans d’autres mains ou dans une boîte de livres à donner, que je n’offre que très rarement un livre à une amie par peur de me tromper, j’opte pour un bon-cadeau, que je craque quand je découvre une édition que je n’ai pas encore de l’un de mes deux chouchous (Le Petit Prince et Le Grand Meaulnes), que si j’achète des livres d’occasion, il faut qu’ils soient impeccables, comme neufs, etc.

lire-bulle

Jeudi en méditation

Ici, le jeudi c’est expression libre, en littérature, en cuisine, en gourmandise, en dictées, en mots ou réflexions, etc.

Aujourd’hui, je vous propose un instant de lecture et de méditation avec un chapitre -pas choisi au hasard, hein !- du livre de développement personnel « Agir et penser comme un chat » de Stéphane Garnier -aux Editions de l’Opportun- , le premier livre qui s’inspire du chat pour mieux vivre au quotidien, est idéal avant de reprendre le chemin du boulot !

Agir-et-penser-comme-un-chat-1

Le chat sait dire NON (et il ne s’en prive pas !) pages 75-76
« J’aime bien les chats, ils réfléchissent et ils le gardent pour eux. » Jean-Marie Gourio

Les chats détestent qu’on leur dise ce qu’ils ont à faire. Obéir à un ordre ? Très peu pour eux !
« Pour cela, prends un chien « ! pensent-ils !
Entêté jusqu’au bout des griffes, vous n’en tirerez qu’en de rares moments une action à la suite d’un ordre donné.
Mais en tant qu’humains, aimons-nous les ordres ? Bien sûr que non ! Et pourtant nous les subissons à longueur de journée à notre travail, comme à la maison… Sans même parler de tous les ordres indirects, représentés par tous nos codes de société que nous « devons » suivre à la lettre !
Apprendre à dire non, voilà ce que nous pouvons prendre comme exemple sur le chat !
Cesser de subir sans arrêt les besoins des autres, d’avoir à suivre des directives qui ne nous correspondent pas, jusqu’à finir par ne vivre que dans une forme de soumission à toujours dire oui, quand nous voulions dire non. Que ce soit pour un petit service, devenu une habitude dont vous ne pouvez plus vous défaire par la suite, que ce soit pour une surcharge de travail en dehors de votre mission, qui finit par devenir un acquis auprès des supérieurs et des collègues dans l’entreprise, sans pour autant en tirer la compensation financière qui va avec… Non !
Apprendre à dire non de temps en temps à vos enfants, à votre conjoint, à votre patron, à vos amis, non par pur égoïsme, mais pour préserver votre liberté d’action, votre temps. Car à force de dire oui à tout, tout le temps, à tout le monde, que vous reste-t-il comme temps pour vous, pour accomplir vos tâches comme pour assouvir vos plaisirs ?
Apprendre à dire non, c’est savoir préserver votre temps, votre capacité d’action, votre vie, mais c’est aussi savoir vous faire respecter par cet entourage qui parfois, devant cette incapacité à dire non, saura en tirer injustement parti.
Il faut rétablir la balance entre les ordres et les petits services. Aucun d’entre nous n’a à être au service permanent des autres.

« Non !… C’est Non ! C’est clair ? »

😺
Il existe une Saison 2 !

Jeudi des records…

… Records de chats !
Rien de sérieux, bien sûr, on s’approche de la fin juillet juillet s’achève et la Bloguo est toujours en pédale douce.

chat-a-lunette-2

En feuilletant un petit livre charmant, Le superflutile à un.e ami.e des chats, j’ai adoré ces records (pages 78-79).

Le-superflutile-special-chats
Toutes ces affirmations n’engagent que l’auteure, Raphaële Vidaling

 

« Le plus beau, c’est le vôtre, on n’en doute pas, le plus adorable et adoré.
Voici donc les chats des autres catégories :

Le + gros
Himmy, un chat australien de 21 kg (mort en 1986). Avec un tour de taille de 84 cm et un tour de cou de 38 cm, il se faisait transporter en brouette.

Le + vieux
Puss, chat britannique mort le 29 novembre 1939, à l’âge de 36 ans.

La + grosse portée
Elle comptait 19 chatons parmi lesquels 15 survécurent après césarienne.

La + prolifique
Dusty, qui repeupla le Texas avec ses 420 chatons.

Le + grand voyageur
Il aurait parcouru 800 km en 28 jours, entre l’Yonne et le Tarn, pour retrouver ses maîtres.

Le + chasseur
C’était une chasseuse ! Une chatte écossaise qui aurait attrapé presque 30 000 souris au cours de sa vie, probablement d’après les dires de son maître (l’histoire de dit pas ce qu’il a fait des 30 000 cadavres).

Les + grimpeurs
L’un aurait parcouru 21 m sur la paroi d’un immeuble. Un autre, chaton âgé de 4 mois, suivit des alpinistes jusqu’à 4 478 m d’altitude.

Le + résistant en machine
Oscar, chat britannique -encore !- sortit vivant, en 1994, d’un lave-linge où l’avait fait tourner sa jeune maîtresse (âgée de 4 ans), parce qu’il était couvert de boue.

Le + cher
L’Ashera (nom déposé par la société Lifestyle Pets), génétiquement modifié pour être hypoallergénique et ressemblant à un léopard miniature, vendu au prix catalogue de 27 950 dollars.

Le + riche
Il reçut de son propriétaire un legs de 15 millions de livres sterling.

Les + bling-bling
Phet et Ploy, deux chats rares mariés dans une discothèque thaïlandaise en 1996. Phet arriva en smoking et en Rolls Royce. Ploy, en robe de mariée et en hélicoptère. »

Bon Août
Portez-vous bien, sortez masqués !

cat

Le Défi du 20 avec Dame Uranie

Défi du 20

Pour ce Défi du 20 juillet et sa lettre F
Dame Uranie propose
Fromage et Féroce
clic

Le corbeau et le renard

Maître Corbeau, sur un arbre colosse,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, à l’appétit féroce,
Lui tint à peu près ce langage :
Et bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois
À ces mots, le Corbeau ne se sent plus de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.
Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Merci Monsieur Jean de La Fontaine et pardon pour mon impudence d’avoir sacrifié une rime pour la circonstance…

 

Le Défi du 20 août sera mené par Lydia avec deux mots en G : Gomme et Galantine

Jeudi en gourmandise

cuisine
Pas de popote en ce moment, pas de cocotte sur le feu, il fait enfin trop chaud pour cuisiner.

Stéphane Bern, qui a plus d’une histoire de recette à narrer, nous raconte celle de Vittore Carpaccio dans son livre savoureux Pourquoi sont-ils rentrés dans l’Histoire ?

Stéphane Bern

Comment le nom d’un peintre inconnu est-il devenu celui d’un plat célèbre ?
« Malgré sa table offrant une vue imprenable sur le Grand Canal, la comtesse Amalia Nani Mocenigo arbore une grise mine. A la différence des illustres clients qui se pressent autour d’elle au Harry’s Bar, parmi lesquels Orson Welles, Humphrey Bogart ou encore Ernest Hemingway, elle ne peut savourer les succulentes grillages servies par Giuseppe Cipriani, le chef et patron de ce magnifique restaurant fondé en 1931. Soumise à un régime strict par son médecin, il lui est interdit de manger de la viande cuite !
La comtesse étant une habituée de ce lieu, Cipriani décide, pour lui faire plaisir, de créer un plat composé de fines tranches de bœuf crues simplement accompagnées de mayonnaise.
Nous sommes en 1950, le filet à la Carpaccio vient de naître.

Pourquoi Cipriani ne donne-t-il pas son nom ou celui de la comtesse à son nouveau plat ? Il se trouve que la Cité des Doges accueille au même moment une exposition consacrée à un peintre vénitien du XVIe siècle, peu connu du grand public et dont la vie est entourée de mystères : Vittore Carpaccio. Né vers 1460, Vittore est le fils d’un marchand de peaux. Il étudie la peinture, influencé par les grands maîtres de l’époque tels que Gentile Bellini, Giorgione, Antonio de Messine, mais également par l’école flamande, d’où son goût pour les paysages soignés en arrière-plan, élément essentiel de ses compositions et non pas simple décor. Subventionné par les grandes familles praticiennes de Venise qui passent commande aux nombreuses écoles de peinture que compte la cité, on lui confie de multiples travaux, notamment la décoration des salles du Palais des Doges. C’est là qu’est abrité son tableau le plus célèbre, le Lion de Saint-Marc, peint en 1516 d’après l’emblème de la ville.

lion de St-Marc Vittore Carpaccioimage du Net

Prenons le Vaporetto et revenons en 1950, en compagnie de Giuseppe Cipriani. En fin connaisseur d’Art, il voit tout de suite une correspondance entre la gamme de couleurs, le contraste créé par la viande et la mayonnaise de son nouveau plat et celui formé par les robes écarlates et les bâtiments en pierre de taille peints par Carpaccio…
Le nom de son plat est tout trouvé !

La recette, devenue un classique de la gastronomie, a évolué pour prendre la forme qu’on lui connaît aujourd’hui : des tranches de viande de bœuf crue délicieusement assaisonnées de citron, d’huile d’olive, de basilic et de parmesan pour les plus gourmands !
Classique de la cuisine italienne, le carpaccio de bresaola se prépare quant à lui avec de la viande de bœuf également crue mais séchée. Transformé en nom commun dès son invention par Cipriani, le carpaccio sert de nos jours à désigner une préparation à base de fines tranches, peu importe l’aliment découpé : saumon, thon, pêche, ananas ou encore de la manque.
Qu’en penserai notre comtesse Mocenigo ?

Enfin, il me faut vous prévenir : si vous avez la chance de vous promener le long du Grand Canal et qu’il vous venait l’envie de pousser la porte du Harry’s Bar pour déguster un carpaccio Cipriani style, il vous faudra débourser pas moins de… 58 euros ! Toute légende a son prix. »

carpaccio

Jeudi en Littérature

« Mon chat aime les rats de bibliothèque, les rats des chants, les ratures, les rats d’eau, les erratum, la vérité et les matins doux. » Comme dit mon chat J-M. Sananès

A Lyon, il n’y a pas que la gastronomie. Et ce Lyonnais célèbre ne propose pas que des dictées !

 

Bernard-PIVOTimage du Net

Les mots de ma vie de Bernard Pivot a déjà beaucoup circulé et circule encore. Et c’est toujours un plaisir de lire et relire du Pivot. Merci Annie !

« La vie c’est chiant. J’aurais pu dire, vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré «chiant» parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste. Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant, invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps j’ai vu dans le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge. Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. «Avec respect», «En hommage respectueux», Avec mes sentiments très respectueux. Les salauds ! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect ? Les cons ! Et du «cher Monsieur Pivot» long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !
Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place. J’ai failli la gifler. Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué. «Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que…» Moi aussitôt : «Vous pensiez que…? — Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir. Parce que j’ai les cheveux blancs? Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ça été un réflexe, je me suis levée… — Je parais beaucoup, beaucoup plus âgé que vous ? Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge… -Une question de quoi, alors ? Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…» J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.
Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni à la sexualité, ni au rêve.
Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie. La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce. J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du Concerto n° 23 en “la-majeur“ de Mozart, soit, du même, l’andante de son Concerto n° 21 en “ut-majeur“, musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà. Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps. Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années ? En mois ? En jours ?… Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération. Après nous, le déluge, non ? »

Jeudi en Littérature

« Dieu a inventé le chat pour que l’homme ait un tigre à caresser à la maison. »
Victor Hugo

Les chats motsillustration page 135

Ai-je déjà parlé de ce recueil de textes délicieux d’Anny Dupérey, Les chats mots, illustré par « les silhouettes de chats et les signes calligraphiques de l’artiste Sonja Knapp ?

Chats mots A. Duperey
page 137, texte de Jacques Sternberg « Contes glacés » clic

« Au commencement, Dieu créa le chat à son image. Et bien entendu il trouva que c’était bien. Et c’était bien d’ailleurs. Mais le chat était paresseux. Il ne voulait rien faire. Alors plus tard, après quelques millénaires, Dieu créa l’homme. Uniquement dans le but de servir le chat, de lui servir d’esclave jusqu’à la fin des temps. Au chat, il avait donné l’indolence et la lucidité ; à l’homme il donna la névrose, le don du bricolage et la passion du travail. L’homme s’en donna à cœur joie. Au cours des siècles, il édifia toute une civilisation basée sur l’invention, la production et la consommation intensive. Civilisation qui n’avait en réalité qu’un seul but secret : offrir au chat le confort, le gîte et le couvert.
C’est-à-dire que l’homme inventa des millions d’objets inutiles, généralement absurdes, tout cela pour produire, parallèlement, les quelques objets indispensables au bien-être du chat : le radiateur, le coussin, le bol, le plat à cuire, le pêcheur breton, le tapis, la moquette, le panier d’osier et aussi peut-être la radio puisque les chats aiment la musique.
Mais de tout cela les hommes ne savent rien. A leurs souhaits. Bénis soient-ils. Et ils croient l’être. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes des chats. »