Jeudi en Littérature

28 mai : « Quand je vous dis : un chat doit avoir trois noms distincts. »
Thomas Stearns Eliot

Un poème de Confucius (pour réfléchir) du livre Le chat philosophe, illustré par des aquarelles de l’artiste chinoise Kwong Kuen Shan

Le-chat-philosophe

« Le chien dit : je suis honnête, responsable et loyal en amitié.
Le cochon dit : je suis ambitieux, travailleur, et tout me réussit !
Le chat lance des « tsss » de dédain… »

« Tout dans l’univers a sa raison d’être
Ne te compare jamais à quiconque
Ne te sous-estime pas
Ne te surestime pas. »

Corona-journal/J-32

Google corona virus9

 

17 avril : « Femme et chat, dans la maison ; homme et chien, hors de la maison. »
Proverbe alsacien

Des nouveaux recrus dans mon Equipe de petites mains qui veillent au grain pour alimenter mes billets journaliers. Merci à M & R (qui d’ailleurs ne lisent pas mon blog !)

Un petite leçon de géographie, ça vous dit ? Avant, on apprenait le numéro des départements avec le « chef-lieu » 🙄
Késako ? pour les quadras et les quinquas, il fallait se taper par coeur les numéros des départements avec les noms des villes de Préfecture et sous-Préfecture.

Exemple : Mindounet, si je te dis : « 69 » ? tu réponds Rhône, hein -pas la position du Kamasutra-. Lyon étant la Préfecture et Villefranche la sous-Préfecture. Ca, c’était d’mon temps. Aujourd’hui, je ne suis pas très sûre qu’on parle en ces termes 😆

Compris, les gamines & les gamins des années septante et octante ? Ne répondez pas tous à la fois, levez le doigt !

Alors voilà votre devoir. Vous avez du temps pour apprendre ou réviser. Solution d’ici quelques jours…
Pour ceux des années 50/60 qui connaissez tout ça sur le bout des doigts, et pour que vous ne soyez pas favorisés, j’enlèverai 2 points sur la note, sinon, y’aura encore des contestations à gérer. Annie, je suis sûre que tu vas avoir AAA, tu es trop fortiche en géographie 😉

Ah j’oubliais, éteignez vos portables, laissez vos dicos dans la bibliothèque, n’allez pas faire une petite visite à Google. Les copiés-collés ne sont pas permis non plus.

Dernière recommandation : ne photographiez pas vos réponses écrites au brouillon sur une feuille, Sharon me dit que c’est encore plus difficile à corriger 😉

Remplacez les pointillés par le nom d’un département français. Vous pourrez alors lire phonétiquement une mignonne petite histoire.

France départements
J’étais assis au bar en train de boire un… tandis que je regardais un clochard faire la…
Une dame vint s’asseoir à côté de moi ; elle portait un manteau de… et j’en fus impressionné car je sais que le… est…
Nous engageâmes la conversation, et ce qui me charma chez elle furent… et ses yeux…
Au bout de quelques minutes, elle me demanda de monter chez elle. Il fallut donc que je… et j’acceptai sans crier… !
Elle ne perdit pas le…, nous entrâmes dans sa chambre, et à peine arrivés, elle se déshabilla. Ses seins étaient magnifiques, elle les…
En fait cette fille était vraiment… et l’on s’amusa jusqu’à…
L’exercice ça…, aussi, au petit matin, je lui proposai du jambon, du saucisson et du…
Elle fut si contente de ce petit déjeuner, qu’elle m’appela son… et me demanda une… que je refusai de payer, trouvant que c’était trop…
Elle me fit alors une terrible… et je vis dans ses yeux une terrible…
A cet instant, j’aurais bien eu besoin d’un… car elle me lança son sac au visage et me donna un coup de pied dans le…
Tout finit par s’arranger, mais avec des histoires pareilles, elle… qu’on ne l’y prendrait plus.

Pas tout trouvé ?? ce n’est pas évident. Le corrigé sera bientôt en ligne. Amusez-vous et surtout prenez soin de vous

Mes 3 kifs du 16 avril :
Hier, j’ai oublié de noter mes 3 kifs de la veille…
J’ai envoyé des messages pour les 3 anniversaires !
Chantal kiffe mes kifs !

Comm’ si la terre penchait

Ce billet n’était pas prévu.
J’ai eu envie de me joindre aux hommages des gens de ma génération qui comme moi ont aimé ses mélodies, ses paroles douces, tendres et tristes. En 1965, Aline, les Marionnettes, en 1974, les Mots bleus. J’écoutais ces tubes sur des 45 tours.
Et puis ensuite, je l’ai un peu perdu de vue mais j’écoutais toujours avec plaisir et nostalgie les mélodies revisitées de cet artiste septantenaire qui a traversé un demi siècle de chanson française.

Christophe (1945-2020) est mort

cooeur bleu

Il est six heures au clocher de l’église
Dans le square les fleurs poétisent
Une fille va sortir de la mairie
Comme chaque soir je l’attends
Elle me sourit
Il faudrait que je lui parle
À tout prix
Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu’on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m’élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l’instant fragile
D’une rencontre
D’une rencontre
Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je l’appellerai sans la nommer
Je suis peut-être démodé
Le vent d’hiver souffle en avril
J’aime le silence immobile
D’une rencontre
D’une rencontre
Il n’y a plus d’horloge, plus de clocher
Dans le square les arbres sont couchés
Je reviens par le train de nuit
Sur le quai je la vois
Qui me sourit
Il faudra bien qu’elle comprenne
À tout prix
Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu’on dit avec les yeux
Toutes les excuses que l’on donne
Sont comme les baisers que l’on vole
Il reste une rancœur subtile
Qui gâcherait l’instant fragile
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles
Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Une histoire d’amour sans paroles
N’a plus besoin du protocole
Et tous les longs discours futiles
Terniraient quelque peu le style
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles
Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu’on dit avec les yeux
Je lui dirai tous les mots bleus
Tous ceux qui rendent les gens heureux
Tous les mots bleus
Tous les mots bleus 

Corona-journal/J-20

Chat Apollinaire

Chalut, c’est Natty

C’est Minet Max qui m’a donné l’idée de prendre mes papattes pour écrire un mot.

Maman-chat prétend que taper sur un clavier c’est un vrai métier. Chat à pas l’air sorcier. A force de la regarder faire, j’ai bien compris : patte gauche pour les carrés noirs gauches, patte droite, à droite.
Ah ! elle vous a raconté aussi son coup fumant de la sirène-incendie. Par tous les chats, que j’ai eu peurrr.
A croire que par moment sa cervelle est plus petite que celle d’un colibri… non, c’est pas ça qu’elle me dit… je réfléchis… Ah oui, c’est canari. Elle me dit tout le temps d’aller voir à la fenêtre : l’est où le canari, l’est oùoùoù ? Et moi, je cherche… Rien, même pas un pigeon. En ce moment, je vois surtout des gros chats en laisse. Elle me dit que ce sont des chiens qui font « wouafwouafwouaf ». Quand j’étais petite, la maman de ma vraie mère -la fille de ma mère-chat- m’avait acheté un collier à musique (grelot). Vous pensez bien que j’ai eu peurrr. Et pas question de me balader comme tous ces soumis.

Je sais, elle m’adore ma mère-chat, elle est chat-gaga.Mais elle aime aussi les autres, Nunzi (Sharon), Maxouminet (Lydia), Clochette (Patricia), Vador (Ma’), Newton (Marla), etc. Y’en a d’autres mais j’me souviens pas de tous leurs petits noms.

En ce moment, je la trouve un peu bizarre. Elle commence à me hérisser le poil à me coller aux papattes toute la sainte journée. Elle ne sort même plus 🙄 comme moi, elle vit la nuit. Elle s’endort avant moi et se réveille quand je commence à m’endormir. L’après-midi, elle fait la sieste. Bon, je vous le miaule sincèrement, chat me va. Je lui réclame mon doudou rose et je saute sur ses genoux -si y’a pas mon doudou, j’viens pas-et nous siestons ensemble.

Du coup, dans la nuit, j’ai mon petit-déj avant elle. Moi, après je voudrais bien jouer un peu pour digérer mais elle me rengaine, Natty je bois mon café, fiche moi la paix. Je fais mine de partir, je reviens faire pipi, je repars, je reviens faire caca. Elle est obligée de nettoyer ma caisse… Après tout ça, son café est tout froid. Na. Du coup, elle me dit des mots (pas doux), genre t’es chiante Natty. Je comprends rien mais à la regarder, j’suis pas rassurée Ben oui, vous le savez, j’ai un peu très peur de tout comme de rien, j’y peux rien, c’est mon chatractère (mot valise « chat-caractère »), tout chat à cause de ma mère biologique qui m’avait cachée loin des humains durant tout mon premier mois, avec ma soeur et mes deux frangins.

Vers 6 h/6 h 30, elle allume son ordi et chat dure, chat dure, chat dure. Je la colle, je fais le dos rond, je vrille ma queue contre sa robe de chambre -rose- et je miaouuuute fort pour qu’elle vienne ouvrir les fenêtres des chambres. Fait froid. Nom d’un chat (elle, elle dit nom d’un gratton) faut qu’elle revienne fermer les fenêtres, j’vais éternuer. Elle serait encore capable de m’embarquer chez la véto, dans mon chac de voyage. Pas question, non plus, jamais, qu’elle me prenne dans ses bras, juste des mimis sur le front. Quand elle me dit mimi Maman, je baisse un peu la tête. J’aime bien ses mimis entre mes oreilles.

Enfin, elle craque, me re-re-re brosse, lui fais brrrou-brrrou -elle aussi !-  et elle me re-re-donne une poignée de croquettes. Je repars et je miaule grave pour qu’elle vienne jouer avec moi et avec mes peluches, NoNo, Kangou -importé d’Australie par Odile- et mes deux minets-doudous -le blanc c’était mon préféré quand j’étais bébé-, qu’elle avait acheté à des Noël de la SPA, après mon arrivée à Lyon. Et là je prend la position « arc de cercle » et j’attaque, sans griffer, je sais, je sais ! Natty, pas griffes à Maman ! En vieillissant, je maîtrise mes griffes et je la mords plus non plus, sinon elle crie Aïïïe

a-10-12-14-Natty (3)
peluches Natty
Le temps passe (pas vite, je dors plus tard). Elle se lève et elle me bouscule (c’est une chanson de CloClo, -non pas Marie-Clo-Clo- le chanteur) alors je cours m’installer sur le coussin de ma chambre grise (j’ai deux chambres, la mienne ET la sienne). Où j’en suis ? Ah oui, quand elle passe pour faire son lit, je lui fais un coup de tête à ma façon -irrésistible !- je vous dis pas, elle adore. Mia-Mia (ça veut dire Maman) j’veux mes bonbons ! Elle repart les chercher, revient avec des gourmandises, pas toujours les mêmes sinon je me lasse. Depuis qu’elle est enfermée, elle veut bien jouer avec moi. Moi aussi ! On aime bien mon jeu-tour d’éveil. Je récupère les bonbons et elle me tire le portrait. Comme chat  l’amuse, je fais semblant de ne pas les voir ou de ne pas pouvoir les attraper.

Elle comprend tout ce que je veux qu’elle comprenne (je lui dis pas tout haut tout ce je rumine dans ma tête, hein). Par contre, moi, je ne comprends pas tout ce qu’elle voudrait que je comprenne. Vous suivez ? Des fois, je vais semblant de rien comprendre ou de ne pas entendre. Chat l’agace.

Après tout ça, c’est 11 h. Je m’installe sur mon doudou rose (elle vous en parle tout le temps), je fais un peu de gym-toilette et je dors jusqu’à l’heure de sa sieste.

Je viens dans le séjour, le soleil a traversé. J’arrive en courant, grimpe sur la table (mais jamais quand y’a des assiettes, question d’éducation), réclame mon doudou rose resté dans la chambre bleue et m’installe sur ses genoux. Au bout d’un moment, j’ai trop chaud, je m’en vais sur le radiateur regarder par la fenêtre -qui donne sur la place, là où elle voit le clocher- ou sur mon doudou rose qu’elle a posé sur la table, au soleil. Elle saute sur son tél et clic-clic-clic, j’ai droit à une séance de shooting.

Natty sieste soleil (3)

Arrive l’heure du miam, la distribution de ma ration de croquettes est faite en plusieurs fois, sinon je gloutonne, -ou je digère mal et les recrache sur le parquet- et je grossis.
Elle dîne et s’endort. Je re-re-dors avec elle sur ses genoux ou sur le dossier du canapé. Je lui donne un coup de papattes de velours -elle adooore- 21 h 30,c’est l’heure d’aller me/nous coucher. Une petite séance de câlins/ronrons et elle se rendort. Ouf !

Et ça recommence du début, le lendemain. Tant que le confinement -un mot nouveau- durera, je serai là pour lui prodiguer mes bonnes ondes.

Mes kifs de tous les jours :
J’adore être brossée
J’adore les crevettes
J’adore mon doudou rose et ma mère-chat

Chalut. Je ne vous léchouille pas -j’ai horreur de chat-.

PS1 : tout est vrai dans ce récit. Je lève ma papatte droite et je dis mi-a-ou.
PS2 : c’est un peu -trop- long, mais comme c’est un un vrai s dimanche pour vous, vous aurez le droit le temps de lire… ou pas

« Un conseil, faites comme tous les chats, concentrez-vous sur l’essentiel. N’accordez pas trop d’importance aux choses matérielles, car vous savez ce qu’on dit : ce que vous possédez finira par vous posséder. »

Jeudi en Littérature

Ce billet était programmé depuis quelques semaines

Je ne sais plus comment ce petit bijou de livre est arrivé entre mes mains… S’il m’a été offert, que celle (ou celui) qui l’a fait ne m’en veuille pas trop et se manifeste.

NB du 27-03 : Merci Marie-Clo de m’avoir précisé que c’est notre Amie Marie-JoJo qui m’a offert ce livre car elle adore cet auteur. Comment ai-je pu oublier ?…

Ici ça va

Ici ça va de Thomas Vinau*, petit roman de 134 pages, est une succession de chapitres courts -comme les phrases qui nous bousculent, l’air de rien- qui raconte les jours simplement ordinaires d’un couple désireux de redécouvrir le goût de la vie… Une aspiration de beaucoup de gens, plus aisée à dire qu’à faire.

page 64 : « La joie est belle. La joie est simple. Avec le temps je vois ça comme une sorte de sport. De régime. Une discipline. Une acuité du coeur et de l’oeil. Il y a des ressources considérables à puiser là-dedans. De la force. De la beauté. De la vérité. Pourtant ce n’est pas une situation confortable. Elle demande de la vigilance. De la volonté. Pas de forcer les choses, non, mais de faire attention. Il est bien plus confortable d’être négatif. C’est naturel, et on trouve toujours de quoi faire pour se tirer vers le bas. Aujourd’hui je veux faire attention à ce que je vois. A ce que je touche. A ce que je goûte. Aux variations de la lumière. Aux odeurs. Aux mots. Tout à l’heure je suis allé à la pharmacie du village. Les enfants sortaient de l’école. Leurs cris remplissaient tout l’espace. Tout le ciel. Devant moi une petite fille racontait l’histoire d’un lapin à lunettes qui ne veut pas aller se coucher. Je ne suis pas entré dans la pharmacie. Je les ai suivis tranquillement jusqu’à la fin de l’histoire. Du coup je me suis retrouvé à la boulangerie. J’y ai acheté des tartes au citron. Ema adore les tartes au citron. »

Il y a dans ses phrases courtes tous les matins du monde.
Yann Plougastel
Le Monde Magazine

*Thomas Vinau est né en 1978 à Toulouse et vit au pied du Luberon. Auteur de nombreux recueils de poésie dont Bric à brac hopperien (2012) et Juste après la pluie (2014), il se lance brillamment dans la fiction avec Nos cheveux blanchiront avec nos yeux (2011) et Ici, ça va (2012), avant de travailler sur un recueil de portraits : 76 clochards célestes ou presque (Castor astral, 2016). Après La Part des nuages, ils publie son 4e roman, Le Camp des autres.

cerisier (2)

Corona-journal/J07

corona

 

Le confinement n’est tolérable que s’il est respecté par tous. 
Le monde est en quarantaine. Il faut tenir bon, se protéger et protéger les autres.

En cette période un peu anxiogène, je vous transmets un petit tuyau pour apaiser un peu notre niveau d’anxiété. A la télé un représentant du Dalaï-Lama affirmait que pour obtenir la paix intérieure nous devions toujours finir ce que nous avions commencé,  et qu’à cette condition nous bénéficierions  davantage de calme dans nos existences.

J’ai regardé autour de moi dans la maison pour trouver les choses que j’avais commencées sans les terminer… Et…….j’ai fini une bouteille de rosé de Provence,…une bouteille de Bordeaux,…une ote bouteille de Roussillon,… une vouteille de vodka, …..une buteil de poaare. …in rest dwiski et……un rom blan.
Tou nimaggine pa com jem sens hachemen mieu mintnan.
Psasse le mssage a tou ceux  con bsoin de paix intérieure et di leur ke jeu lé zém .
Bon zournée …

Un trentenaire, fils d’une Amie, a, quant à lui, ouvert un sachet de riz et en a compté les grains : 12 934 ! Le petit futé, il les a comptés cuits, c’est plus facile, dans l’eau de cuisson, ils gonflent !
Il a aussi décidé de repousser la date de la trêve hivernale pour ses co-loc coccinelles qui, tous les hivers, s’invitent effrontément dans son appartement !

On rit jaune, on fait semblant, on espère…
Nous entamerons demain la 2e semaine de confinement. Tout devient, chaque jour, un petit peu plus difficile à supporter. En même temps, il faut s’obstiner à tenir bon pour en finir au plus vite.

Quelques chiffres :
2 200 personnes guéries
22 574 infractions constatées hier
91 824 infractions depuis le début du confinement !

Mes 3 kifs du 22 mars :
Mon Schlumbergera (cactus de Noël) se met en fleurs (déjà deux passées)

Des appels téléphoniques qui me font très plaisir

Ma belle assiette de midi suivie d’une coupelle de fromage blanc sans crème et le tout sans pain
assiette garnie

 (sans apéro ce soir comme prévu, j’ai trop discuté au tél !)

Prenez bien soin de vous
@ demain si vous le voulez bien

Le matin des étrennes

C’est Noël !

2019-Marché Noel (2)Père Noël marché de Noël place Carnot -décembre 2019-

Une fois n’est pas coutume, ce mercredi 25 décembre 2019 sera en poésie avec Arthur Rimbaud. C’était avant…

Poème trouvé dans « Les petits cahiers d’antan » de Albine Novarino-Pothier

« Ah ! quel beau matin, que ce matin des étrennes !
Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes
Dans quelque songe étrange où l’on voyait joujoux,
Bonbons habillés d’or, étincelants bijoux,
Tourbillonner, danser une danse sonore,
Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore !
On s’éveillait matin, on se levait joyeux,
La lèvre affriandée, en se frottant les yeux…
On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,
Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,
Et les petits pieds nus effleurant le plancher,
Aux portes des parents tout doucement toucher…
On entrait !… Puis alors les souhaits… en chemise,
Les baisers répétés, et la gaîté* permise. »

* orthographe au 19e siècle

« Noël n’est pas un jour ni une saison, c’est un état d’esprit. »
Calvin Coolidge

JOYEUX NOEL
à chacune et chacun

Merci aussi pour vos messages et attentions personnels

Projet de Ma’

Encore un Projet difficile à représenter en image… Ma’ propose « le temps qui passe »

clic

L’automne est arrivé lundi dernier, sans se presser… L’automne et le temps qui passe sont un vrai sujet de poésie

La couleur verte tremble entre les mains de l’automne
La mort maquille les feuilles pour leurs noces avec le givre
Un silence très ancien se loge dans la lumière qui se tait
et le Temps jette les heures insouciantes dans un feu sans mémoire
Kamal Zerdoumi

chaises longues automne (1)

Zingaro

ZingaroParilly (2).jpg

ZingaroParilly (1).jpg

Aucune photo pour ce spectacle artistique. Les consignes répétées avant d’entrer étaient strictes : portables éteints, pas de bruit et applaudissements interdits pour ne pas perturber les chevaux et ne pas déconcentrer les « meneurs » de chevaux.

“Le Théâtre équestre Zingaro est une tribu mi-hommes mi-chevaux. J’aime ce mot tribu. Il indique que ses membres obéissent à des lois non écrites, celles de gens très indépendants qui ont choisi de vivre une même aventure, de travailler ensemble dans la même manufacture à rêves, et d’offrir aux autres ce qu’ils y ont conçu. J’aime voir les gens de la compagnie évoluer au fil du temps ; j’aime les voir fleurir, comme on le dit des chevaux ; non seulement par le travail mais aussi dans le quotidien par l’intensité de leur présence et de leur rapport au temps.”

Le Théâtre équestre Zingaro s’est produit pour la dernière fois à Lyon, dans le cadre des Nuits de Fourvière. Depuis le temps que j’en avais envie, j’y suis allée l’avant dernier jour de la représentation Ex Anima. clic

Bartabasimage du Net

Bartabas tirera sa révérence à la fin de cette tournée 2019.

Dès l’entrée dans l’immense chapiteau installé au Parc de Parilly, le ton était donné. Dans le noir absolu, nous avons rejoint nos places. Petit à petit, les yeux se sont habitués, guidés juste par quelques petites bougies entourant la scène invisible, en contre-bas.
L’obscurité et la chaleur étouffante mettaient les spectateurs en condition !

Fascinant, bouleversant, troublant, je ne fais que reprendre les mots du Masque et la Plume, ces trois adjectifs résumant parfaitement cette mise en scène.
Les chevaux, mi bêtes-mi hommes, sont en liberté, guidés par la musique et les sons d’une équipe d’ombres vivantes et silencieuses, mi hommes-mi bêtes. Luisants de transpiration, les chevaux connaissent par coeur leur « travail » ou leur « jeu », sachant qu’à la fin de chaque scène, ils seront récompensés.

Immobiles -ce qui est très difficile pour un cheval-, silencieux, ordonnés, obéissants, ils mènent des danses effrénées, miment des situations périlleuses et improbables. La musique ethnique de l’orchestre rythme leurs pas, leur allure, leur entrée et leur sortie, dans un bruit de sabots qui résonnent sur les planches.

Magiques, irréels, jamais les chevaux ne s’emballent même quand ils font semblant de se quereller. Fausses morsures et ruades avortées sont la grâce même, le tout effectué à allure folle et mouvements coordonnés.

Bravo et Merci, Monsieur Clément Marty. J’avais tant entend parler de vous et de vos chevaux. Quel spectacle magnifique ! Mais si je peux me permettre juste un tout petit reproche -on a dû vous le dire…- je n’ai pas du tout apprécier la dernière vision du cheval vivant et du cheval de bois…
Bravo aussi à toute l’équipe de dresseurs. La dernière scène où vous mimez vos Bêtes était criante de vérité !

Le jeudi, si on chantait ?

Encore un retour dans le passé, en chanson, j’aime ça. Ce dernier jeudi de juillet -déjà- si on chantait avec Alain Barrière clic

rêvez!

Une autre vie
Il est peut-être une autre vie
Loin de ce monde bien trop petit
Une autre vie

Une autre vie
Crois-tu qu’il est une autre vie
De grand silence et d’infini
Une autre vie

Qui a su dire
Les chemins de l’au-delà
Qui l’a su dire
Qui le dira ?
Quoi qu’il arrive
J’y veux un monde pour toi et moi
Oui seulement pour toi et moi

Une autre vie
Il est sans doute une autre vie
Au bout du rêve, de la folie
Une autre vie

Qui peut nous dire
Ce qui advient dans l’au-delà
Et si l’amour, l’amour est roi
Arrive-t-il que les grands amants d’ici-bas
Ailleurs ne se retrouvent pas ?

De grand silence et d’infini
Une autre vie

Une autre vie
Nous serons dans une autre vie
Toi l’irréelle, moi le maudit
Une autre vie.