Jeudi en poésie

En pensant très fort à notre Amie de Vendée
Jeu-la poésie du jeudi chez Asphod'L

à
Nunzi & Cie
Vador
Clochette
Max
Natty
et autres félins de la bloguo !

Natty-octobre 2016 (10)

texte choisi dans Les chats mots de Anny Duperey

Le poème du chat

Quand on est chat on n’est pas vache
on ne regarde pas passer les trains
en mâchant des pâquerettes avec entrain
on reste derrière ses moustaches
(quand on est chat, on est chat)
Quand on est chat on n’est pas chien
on ne lèche pas les vilains moches
parce qu’ils ont du sucre plein les poches
on ne brûle pas d’amour pour son prochain
(quand on est chat, on n’est pas chien)
On passe l’hiver sur le radiateur
à se chauffer doucement la fourrure
au printemps on monte sur les toits
pour faire taire les oiseaux
On est celui qui s’en va tout seul
Et pour qui tous les chemins se valent
(quand on est chat, on est chat)
Jacques Roubaud*

 

  • Jacques Roubaud est né à Caluire et Cuire (Rhône) en 1932

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Enivrez-vous !

Jeu-la poésie du jeudi chez Asphod'L

Beaudelaire-Enivrez-vous

Pourquoi ce choix ? Un petit clin d’oeil de mon ami Hasard. Je viens d’entendre ce poème à Radio Classique, tout simplement, et l’envie me trottait par la tête de faire un coucou à Miss Aspho. Ce poème était si joliment lu que je n’ai pas résisté à faire un copié-collé !

Il est revenu le temps du muguet !

comme un vieil ami retrouvé
… le temps du muguet ne dure jamais
plus longtemps que le mois de mai
quand tous ses bouquets déjà se sont fanés...

Je l’ai beaucoup entendu cette ritournelle de Francis Lemarque, quand j’étais petite…

muguet2

Mai, joli Mai
mais

Pourquoi donc le 1er mai ?

Depuis 1947, le 1er mai est un jour férié et payé. On parle de « journée internationale de solidarité des travailleurs » pour ce jour qui célèbre le travail, le droit d’expression du monde ouvrier et des syndicats et la lutte pour une journée de travail de 8 heures pour l’ensemble des travailleurs. Son origine remonte à l’an 1886, aux Etats-Unis.

Pourquoi donc un brin de muguet le 1er mai ?

La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes lui accordaient un statut de porte-bonheur. Le 1er mai 1561, le roi Charles IX officialisa les choses. Ayant reçu à cette date un brin de muguet, il décida d’en offrir chaque année aux dames de la cour. La tradition était née.

muguet

« Depuis toujours le blanc muguet,
Qu’il soit en brin ou en brassée, 
Porte à ceux qui l’ont mérité
Joie, bonheur et prospérité ».

et selon la tradition, il pleut à Lyon
c’est la fête à la Grenouille à Yzeron
cette année, sous la pluie, nous irons !

Rêve de Printemps

C’était le 20 mais comme je suis très fâchée avec le temps (météo)  j’ai préféré consacrer ce mardi 20 mars au Défi de PassiFlore et parler de l’arrivée de cette nouvelle saison en

Jeu-la poésie du jeudi chez Asphod'L

printemps

Rêve de Printemps
René Laynaud (1910-1944)

Le printemps comme le feu
S’insinue jusqu’à ma porte,
Déjà verte et encor bleue
L’herbe consumée l’apporte.

Fleurs rouges de mon pêcher,
Blanches enclose dans vos boules
Têtues, qu’on vous a serrées !

Et le jade des nuages
Est devenu jade blanc ;
Le vert perd, le bleu le mange
Quand le ciel brûle à son flanc.

Immobile est la poussière.

Songe prophétique, hier,
J’avais en rêve brisé,
Coupe emplie par le printemps,
La limpidité du vent.

René Laynaud était Lyonnais et Résistant. Arrêté par les Allemands, il a fait un séjour à la prison Montluc. Il a été fusillé.

photo Prison Montluc
René Leynaud

Jeudi avec CloClo

Jeu-la poésie du jeudi chez Asphod'L

Ses fans ont fêté le 40e anniversaire de sa mort, le 11 mars dernier.
Je me suis donc penchée sur certaines dates, pour la première fois… Et le hasard m’a encore surprise : CloClo était né en 1939 (dix ans avant moi !) et est mort un mois pile avant la naissance de ma 2e fille. Rien d’extraordinaire, me direz-vous ? Non, bien sûr, juste des petits signes du destin.

CloClo a été présent tout au long de ma jeunesse, sans plus ni moins. Mais je fredonne toujours ses tubes quand je les entends à la radio ou la télé. Je n’ai plus mes 45 tours ou mes cassettes ; il doit juste me rester un CD que je n’écoute jamais.

Alors, en attendant le retour de tOrtue pour de nouveaux Clic Clac, j’ai eu envie de faire un clin d’oeil à Miss Aspho, avec le texte d’une chanson parlant d’une fleur aux couleurs de l’Amitié

 

Un jardin dans mon cœur
Claude François

Si quelqu’un t’a laissée sur une île sans rivage
Si l’amour s’est détaché de toi
Si tu cherches une lumière dans le gris de la ville
Souviens-toi que j’ai gardé pour toi
Un jardin dans mon cœur où tu peux venir si tu pleures
Où j’attends, j’attends de te retrouver
Un jardin dans mon cœur où je n’ai gardé qu’une fleur
Une fleur couleur de l’amitié.

Je connais ces moments où le ciel est en larmes
Où le cœur se perd au vent du nord
Parle moi si tu veux ou ne me parle pas
Ce jour là tu trouveras encore
Un jardin dans mon cœur où tu peux venir si tu pleures
Où j’attends, j’attends de te retrouver
Ce jardin est grand ouvert l’automne l’été
Ou bien l’hiver
Au grand soleil de l’amitié.

Le soleil t’attend au coin de ma rue.
Même si ton cœur a froid, oui tu viendras
Et tu trouveras, oui tu trouveras encore
Un jardin dans mon cœur où tu peux venir si tu pleures
Où j’attends, j’attends de te retrouver
Un jardin dans mon cœur où je n’ai gardé qu’une fleur

Une fleur couleur de l’amitié
Une fleur couleur de l’amitié
Une fleur couleur de l’amitié.
2015-04-01-Terre des Roses Orangerie (27)

 

Un jeudi-poésie chat vous dit ?

Jeudi en liberté poétique en attendant le retour de Miss Aspho…

Jeu-la poésie du jeudi chez Asphod'L

(extrait du livret « Le chat en 60 poèmes »).

chat roux.jpg

Chats de partout
Henri Monnier
(Les chansons du chat noir 1881-1886)

Je suis le chat de cimetière,
De terrain vague ou de gouttière,
De Haute-Egypte et du ruisseau
Je suis venu de saut en saut.

Je suis le chat qui se prélasse
A l’instant où le soleil passe,
Dans vos jardins et dans vos cours
Sans avoir patte de velours.

Je suis le chat de l’infortune,
Le trublion du clair de lune
Qui vous réveille dans la nuit
Au beau milieu de vos ennuis.

Je suis le chat des maléfices
Condamné par le Saint-Office ;
J’évoque la superstition
Qui cause vos malédictions.

Je suis le chat qui déambule
Dans vos couloirs de vestibules,
Et qui fait ses petits besoins
Sous la porte cochère du coin.

Je suis le félin bas de gamme,
La bonne action des vieilles dames
Qui me prodiguent le ron-ron
Sans souci du qu’en dira-t-on.

Epargnez-moi par vos prières
Le châtiment de la fourrière
Où finissent vos émigrés
Sans demeure et sans pedigree.