Ma vie d’après… phase 4

1er juillet : « Le temps passé avec un chat n’est jamais perdu. »
Colette

 

ciné

 

Le 25 juin dernier, le célèbre et très médiatique urgentiste PP a déclaré, à la télé : « Le monde d’après c’est le monde d’avant en pire. »

C’est tout à fait ce que je ressens. Certainement une conséquence du confinement, je n’ai pas les idées très claires par moment et pas plus tard que la semaine dernière -et même avant, si ma mémoire est bonne-, j’étais dans la plus grande confusion avec les blogs de Carrie et Marla… Faute avouée est à moitié pardonnée, hein ? Faut dire que les deux jeunettes adorent les Bêtes et les balades dans la Nature et que toutes les deux insistent en me disant de prendre soin de moi 😉

« Ce siècle autre en ses mœurs demande un autre style. »
Les Tragiques – Agrippa d’Aubigné (1616)

1616-2020 : l’Histoire est un éternel recommencement…
Maintenant, tout devrait très bien aller… Mais l’anaphore La vie est belle que j’avais utilisée  dans mon billet du 22 juin, un peu par dérision, n’était qu’une figure de style que j’aime bien employer.

Car moi qui aime que les choses soient claires, que tout soit bien carré, ordonné, j’ai du mal à m’y retrouver dans cette vie d’après… On déconfine, mais… on doit devrait respecter les mesures sanitaires. On peut faire tout ce qu’on veut, mais… il faut faudrait porter un masque dans les lieux publics, il faut prendre rendez-vous pour aller nager ou faire du sport, il faut respecter les sens de circulation fléchés, il faut… que sais-je encore, la liste serait trop longue à énumérer. Et pourtant… La Covid-19 fait toujours des morts dans le monde entier et en France, et le virus est suspendu au dessus de nos têtes, se tapit pour peut-être/sans doute, mieux revenir les saisons prochaines.

Alors, oui, j’en parle encore et non, on ne peut pas faire comme si rien n’était. Les « clusters » explosent un peu partout et l’appli Covid-19 fait un flop 🙄
En même temps, la plupart des gens font comme si de rien n’était… « bas les masques », bonjour les accolades, les embrassades, les rassemblements politiques, amicaux et familiaux… Ça craint…
Les frontières ouvrent à nouveau et les mélanges de touristes vont avoir lieu pendant ces deux mois d’été… Ça craint…

Le 1er juillet, c’est aussi le temps des changements, augmentations ou diminutions et de l’ajustement des impôts !
Les prix sont toujours inflationnés. Au marché, les tomates Marmande bien charnues, à 28 francs le kilo, sont excellentes ! J’ai hésité et craqué plusieurs fois pour un kilo de cerises ou de fraises goûteuses et pas abîmées à 40 ou 50 francs. Quant aux asperges blanches à 65 francs le kilo, elles ont fini leur saison sans que je les goûte…
Oui, je ne parle plus en euros mais en francs ! Je me fais du mal, je sais, ça fait ringard, je sais, mais j’veux me coller à la dure réalité du moment. Et ma baguette de pain noir aux graines à 13 francs m’a été un peu indigeste, même si elle était délicieuse…
Du pain noir, j’vous jure, on se croirait en temps de guerre. C’est pas faux, le p’tit Manu l’a assez répété !

 

euro
J’ai aimé :

assiette italienne
Ma 2e assiette italienne et mon café gourmand aux Halles Paul Bocuse avec ma soeur de coeur et nos réflexions pour la préparation de notre croisière
La résa de nos nuits à Bordeaux
Ma journée picnic à Lacroix-Laval avec mon amie globe-trotteuse
Ma lecture en cours du Carnaval noir de Metin Arditi, suggérée par Lydia

J’ai pas aimé :
Le mois de juin plutôt pourri sur tous les points
Ma e-commande à la Fnac du 8/06 toujours pas livrée depuis le 8 juin
Mon imprimante toujours pas livrée, perdue quelque part ou volée
Le vent, la chaleur et les orages
Les masques toujours plus nombreux sur la voie publique
Les dents toujours plus blanches des journalistes et animateurs à la télé
Et le pompon, Lyon et sa Métropole vertes depuis dimanche 😥

@ suivre !
cigale

Jeudi en Littérature

« Mon chat aime les rats de bibliothèque, les rats des chants, les ratures, les rats d’eau, les erratum, la vérité et les matins doux. » Comme dit mon chat J-M. Sananès

A Lyon, il n’y a pas que la gastronomie. Et ce Lyonnais célèbre ne propose pas que des dictées !

 

Bernard-PIVOTimage du Net

Les mots de ma vie de Bernard Pivot a déjà beaucoup circulé et circule encore. Et c’est toujours un plaisir de lire et relire du Pivot. Merci Annie !

« La vie c’est chiant. J’aurais pu dire, vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré «chiant» parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste. Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant, invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps j’ai vu dans le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge. Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. «Avec respect», «En hommage respectueux», Avec mes sentiments très respectueux. Les salauds ! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect ? Les cons ! Et du «cher Monsieur Pivot» long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !
Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place. J’ai failli la gifler. Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué. «Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que…» Moi aussitôt : «Vous pensiez que…? — Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir. Parce que j’ai les cheveux blancs? Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ça été un réflexe, je me suis levée… — Je parais beaucoup, beaucoup plus âgé que vous ? Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge… -Une question de quoi, alors ? Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…» J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.
Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni à la sexualité, ni au rêve.
Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie. La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce. J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du Concerto n° 23 en “la-majeur“ de Mozart, soit, du même, l’andante de son Concerto n° 21 en “ut-majeur“, musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà. Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps. Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années ? En mois ? En jours ?… Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération. Après nous, le déluge, non ? »

Ma vie d’après… maintenant

Mon chat dit : « Quand le rêve n’a pas sa place, le monde est si étroit que la vie rétrécit. »
(Livret Comme dit mon chat de Jean-Michel Sananès aux Editions Chemins de Plume)
Encore un petit livre délicieux que je recommande

comme dit mon chat

 

ciné

Par où commencer ? Comme tout l’monde, j’attendais ce 22 juin, étape supplémentaire de l’aventure Covid-19, mais on en a su plus dès la fin de la semaine dernière. On a attaqué la 3e étape. L’horizon s’ouvre enfin !

On a bien avancé. L’école est redevenue obligatoire, les actifs sont au boulot et les retraités, toujours privés de leurs activités associatives, sont partis en vacances, et ceux qui restent vont pouvoir retourner au cinéma !

Et moi, et moi, et moi, avec ma vie, mon petit chez-moi, j’y pense et puis… C’est là qu’il faut changer un peu les paroles de la chanson de Dutronc. J’y pense mais j’peux pas oublier de vivre autrement, en respectant autant que possible les gestes barrière toujours en vigueur -et plutôt malmenés par une partie des gens- : masque, désinfectant, distance physique, ces trois armes pacifiques pour affronter l’ennemi invisible qui rôde encore on ne sait où… partout…

La vie est belle. Sur le marché, la Région m’a distribué deux masques à jeter que j’ai rangés et déjà perdus de vue retrouvés -pas rangés là où ils auraient dû…-, et dans ma boîte aux lettres, lundi dernier, elle m’a encore gratifiée de deux masques grand public catégorie 1 selon recommandations afnor spec s76-001, accompagnés d’une note d’information ministérielle du 29 mars 2020 !
Heureusement que je n’ai pas attendu le masque régional pour me déconfiner sinon je serais restée enfermée 3 mois au lieu de 2. Coup de Pub pas très convaincant pour l’horizon 2021 (élections régionales). Du bla-bla-bla politique, ça ne m’étonne pas.

La vie est belle.
J’ai enfin reçu ma bague Pandora mais j’ai quand même passé un mel à la Direction -sans réponse à ce jour- car je n’ai pas apprécié de payer 6 € de port alors que j’aurais pu la retirer dans un magasin.
J’ai enfin reçu ma commande passée chez New Chic, décevante et des complications pour retourner mes deux pantalons, donc je vais les garder et renoncer à mes 50 €.
J’ai pu aller chercher le petit cahier d’Art-thérapie chez Decitre (délai : 1 semaine).
Par contre, les croquettes Neutered Royal Canin  de Natty sont arrivées à la vitesse TGV, une fois que j’ai eu pu joindre Zooplus au téléphone et avoir l’explication au sujet de mon de passe invalide : Orange bloque les « anciens » mdp et ainsi empêche les clients de passer des e-commandes… Fallait juste le savoir et posséder un 2e e-mail… Donc, tout va bien !

La vie est belle. J’ai retrouvé les Frères Barbet et j’ai passé mon envie de foie de veau, avec une énorme tranche cuite à point, servie avec des pommes de terre rissolées et la petite salade, et pour finir un café gourmand. Et même si le temps « d’automne » m’a privée de la terrasse, j’ai passé un très bon moment.

foie veau

La vie est belle. J’ai fait un petit tour au marché de la Croix-Rousse, mardi en toute fin de matinée, sans rien acheter, et suis redescendue pour aller à mon rendez-vous au Parc de la Tête d’Or. 16 kms à pied dans ma journée !

La vie est belle. Samedi, début de l’été, l’anticyclone est annoncé, même si mardi dernier, lors du Conseil d’administration de l’Assoc. nous étions confinés à l’intérieur, un peu gelés malgré nos vêtements d’hiver… Collés-serrés autour de la table pour le picnic, on en a oublié le froid… et les mesures barrière…

La vie est belle. Encore un petit effort pour la relecture du bulletin de la rentrée 2020-2021 et hop hop hop, je serai en vacances ! Bon, ça ne changera pas grand chose puisque depuis le 16 mars, on y est déjà. Et ça risque de durer un peu plus longtemps que d’habitude car rien ou presque ne se passera en septembre au niveau associatif.

La vie est quand même un peu moins belle avec les bouchons, les travaux, le bruit et la pollution, les bus quasi remplis, les queues interminables devant certains magasins, et les manifs les samedis et même en semaine.

Quant à l’actu autour de moi ? Après la disparition des boutiques lyonnaises Au Nègre (café), des têtes de nègre (meringues rondes enrobées de chocolat noir), du « Y’a bon » pour Banania, voilà que c’est au tour de l’Uncle Ben’s de réfléchir à changer de look avant d’y être forcé… Non mais, j’y crois pas. Le monde est fou.

Uncle Ben'simage du Net

Et c’est pas tout, les batailles des verts, jaunes, blancs et noirs ont repris partout, les casseurs sont déconfinés, la canicule et les moustiques sont de retour, les Droites et les Gauches s’arrachent les mairies… Impossible de vivre en paix.

C’est tout pour le moment. Je reviendrai faire un point après la phase 4. D’ici là, portez-vous bien, soyez prudents, respectez les gestes barrière, et tout, et tout…

positive attitude

Jeudi en dictée

4 juin : « Il est impossible qu’on ne parvienne point à sentir que dans son chat, on possède un ami de très bonne compagnie. »
François-Augustin Paradis de Moncrif

maîtresse

Les collégiens sont à nouveau au boulot, enfin pour les 4e et 3e si j’ai tout bien suivi. Alors une dictée sera la bienvenue pour cette courte reprise avant les vacances d’été 🙄

 

dictées

Pour la dictée, les Aminautes sont invitées/és à se joindre aux élèves pour plancher sur ce texte savoureux de Bernard Pivot, spécialiste des dictées de concours.

Après l’avoir simplement recopié, je pense avoir mis la barre un peu haut (je me serais trouvé des fautes !)

« Les mots ont la bougeotte. Seuls ou groupés, ils forcent les frontières, passent par-dessus les vallons, les vallées et les puys, s’immiscent dans nos fourre-tout, voyagent avec nos nippes et nos affûtiaux. Voudrait-on les empêcher de s’envoler tous azimuts que cela se révélerait inopérant. Car les mots sont cachés dans notre bouche, embusqués derrière nos quenottes, notre luette et nos amygdales.
Sitôt arrivés à Montréal, à Canberra ou à Kinshasa, à peine avons-nous, les uns ou les autres, desserré les lèvres, que les mots, pressés de s’égailler dans la nature, s’échappent comme des étourneaux. Les mots sont d’infatigables globe-trotteurs.
Ils se jouent des fouilles et des censures. Les mots sont libres comme l’air. Mais, de tout temps, les mots se sont battus pour vivre. Que de verbes et d’adjectifs, frappés d’obsolescence, se sont retirés du trafic !
Que d’onomatopées se sont ressemblé*, concurrencées, apostrophées, nui, exclues ! Que de substantifs caducs et prétentieux de petits-maîtres se sont laissé supplanter par les mots succulents des rastaquouères ! Le vocabulaire détonnant et drolatique des sans-culottes a eu l’heur de régénérer substantiellement la langue. Tes esbroufes d’hier, ô ma langue ! sont devenues prosaïsmes rabâchés d’aujourd’hui. Que de fois t’es-tu retrouvée, ma douce péronnelle, ballottée au gré des modes imprévisibles !
Maintenant tout va plus vite, et les mots, eux aussi, se sont mis au prêt-à-porter, au clonage, à l’apocope spontanée. « Je cause, tu causes, il cause… »
La plus belle cause, c’est la langue. »

* si un Prof de Français peut m’expliquer pourquoi ressemblé de s’accorde pas en genre et en nombre avec onomatopées, j’en serais très heureuse 😉

 

 

Citation du jour :
« Un seul tout.
C’est peu qu’en un ouvrage où les fautes fourmillent,
Des traits d’esprit, semés de temps en temps, pétillent.
Il faut que chaque chose y soit mise en son lieu ;
Que le début, la fin répondent au milieu ;
Que d’un art délicat les pièces assorties
N’y forment qu’un seul tout de diverses parties,
Que jamais du sujet le discours s’écartant
N’aille chercher trop loin quelque mot éclatant. »
Nicolas Boileau

Ma vie d’après-semaine 3

1er juin : « On ne choisit jamais un chat, c’est lui qui vous choisit. »
Jacques Laurent

 

ciné

 

Dieu merci, ces 76 jours passés ne m’ont pas « mangé le cerveau » !
Depuis bien longtemps je parle régulièrement de l’actualité dans mon espace et je continuerai que ça plaise ou non.

Le début de cette vie d’après m’a pesé avec ses restrictions, ses risques et l’atmosphère qui règle à l’extérieur. Ce qui est le plus déroutant c’est le fait de ne pas savoir quand nous serons enfin libérés de ce danger invisible et quand toutes ces barrières sanitaires contraignantes seront levées pour revivre normalement.
En même temps, la 2e phase du déconfinement du 28 mai est plutôt encourageante et nous permet de refaire quelques projets.

La semaine a été plutôt cool, ça fait du bien, avec des moments partagés et du temps pour moi.

J’ai repris mes balades urbaines solitaires, retrouvé des lieux presque oubliés et fait quelques emplettes et « bonnes affaires ». Le port du masque est devenu un réflexe dans les transports en commun et les magasins, ma respiration s’est régulée et je n’ai presque plus de buée sur mes lunettes, mais j’ai hâte d’être libérée de cet accessoire encombrant.

A partir de demain, nous retrouverons les restos ouverts et leurs terrasses agrandies. Après une période d’observation, j’y retournerai avec un immense plaisir !

Côté 2AUTA, sans trop savoir, il faut bien nous projeter à la rentrée, ou après les vacances de la Toussaint ou…  pour organiser différemment le redémarrage des activités sans prise de risques pour les adhérents. J’ai donc repris, sans enthousiasme, un service minimum au secrétariat.

resto-presque parfait

 

J’ai aimé 
Le beau temps et les chaleurs d’été
Ma grande rando hebdomadaire autour d’un des deux lacs de Miribel-Jonage, mardi
Ma balade au Grand Large avec une amie, mercredi
Ma balade de St-Jean à Fourvière, dimanche
Le programme 2020/2021 de l’Auditorium et son invitation au voyage avec Nikolaj Szeps-Znaider, Directeur musical de l’Orchestre national de Lyon
L’annonce de la réouverture des restaurants à partir de demain

J’ai pas aimé 
Ce mois de Mai 2020
Ce « vivre avec »
Le vent du Nord qui a encore beaucoup soufflé
La queue partout pour rentrer dans les magasins
Les gens qui ne respectent pas les mesures sanitaires dans les transports en commun

réflexion

Citation du jour :
« Quand le vent tombe, le bambou fait silence

Quand un événement se présente,
Affronte-le de ton mieux.
Quand il prend fin, lâche prise, reste calme.
Ne te perds pas en interrogations
Sur ce qui s’est passé. »

@ lundi prochain

Jeudi en Littérature

28 mai : « Quand je vous dis : un chat doit avoir trois noms distincts. »
Thomas Stearns Eliot

Un poème de Confucius (pour réfléchir) du livre Le chat philosophe, illustré par des aquarelles de l’artiste chinoise Kwong Kuen Shan

Le-chat-philosophe

« Le chien dit : je suis honnête, responsable et loyal en amitié.
Le cochon dit : je suis ambitieux, travailleur, et tout me réussit !
Le chat lance des « tsss » de dédain… »

« Tout dans l’univers a sa raison d’être
Ne te compare jamais à quiconque
Ne te sous-estime pas
Ne te surestime pas. »

Ma vie d’après-semaine 2

Lundi 25 mai : « C’est quand le chat est repu qu’il dit que le derrière de la souris pue. »
Proverbe africain

ciné
Hier, c’était dimanche mais comme chaque jour est un dimanche pour moi depuis 6 ans, je m’efforce toujours de ne rien faire ou presque

corona dimanche

 

Pour mon 2e bilan, je change la trame de ce rendez-vous après avoir visité Marlabis clic qui a « piqué » l’idée chez Mahie clic

Je vais donc adapter ce « comme un Tag » à ma semaine écoulée

Aujourd’hui je me sens : comme une déconfinée déconfite aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain… J’rigole, Marla, ma semaine passée a été plutôt très sympa 😉

Ce matin la première personne à qui j’ai parlé une fois sortie de la maison : j’ai enfin revu ma Gardienne qui vaquait à ses occupations. Pendant la semaine, à des amies, à ma fille, et aux chauffeurs de bus pour leur dire bonjour et au revoir de loin

J’ai été super contente de : de ma visite chez le coiffeur, de mon « dîner » de vendredi, de l’odeur de foin dans le Parc du Prado, de la moyenne de mes pas qui remonte en flèche, de mes achats de quelques nippes super démarquées chez  Monop’ et du beau temps qui revient

Ça m’a franchement énervée de : trouver de plus en plus de masques sales et peut-être contaminés partout par terre, voir des gens non masqués dans les transports en commun et devoir me passer les mains au gel hydromachin chaque fois que je rentre dans un magasin, la plupart du temps en utilisant le poussoir que tout le monde tripote ET constater que les gilets jaunes s’agitent à nouveau…

Ma conversation/situation surréaliste de la semaine : ma rencontre avec Napoléon, à Chaponost, lors de ma rando

Napoléon


Je suis grognon :
un peu ou beaucoup, ça dépend des jours et des moments, mais ça me passe vite, j’oublie ! 

Nan, mais franchement, tu trouves ça normal de/que : le Mistral souffle comme un fou presque tous les jours et que tous les prix s’envolent ?

C’est exquis de : refaire des vraies randos, de retrouver la campagne environnante et les copines

Ça me rend extatique : 🙄 extatique c’est un peu fort pour le moment ! Bon, j’ai beau réfléchir, j’ai rien à signaler…

En ce moment je lis : Rien ! Après mon livre sur Marie-Madeleine j’ai besoin de faire une pause 🙄

Je dis «respect» à :  « la France qui travaille » quoiqu’il arrive

Je ne résiste pas à : l’idée de penser que bientôt, dès que je le pourrai, j’irai déguster une assiette de grenouilles

J’vais t’dire une bonne chose : « Je ne teul’fais pas dire » ça m’amuse, on dirait presque du Parler Lyonnais !

Dans mes oreilles je n’ai besoin de personne et j’écoute à fond : pas d’écouteurs dans mes oreilles en promenade, en ville ça peut être dangereux, et dans la Nature, je préfère écouter les oiseaux chanter et les grenouilles coasser à tue-tête.

@ lundi prochain

trottinette

La citation du jour :
« Le silence est parfois une forme de résistance. » She Lao

Ma vie d’après-semaine 1

18 mai : « C’est un petit chat noir, effronté comme un page. Je le laisse jouer sur ma table, souvent. Quelquefois il s’assied sans faire de tapage. On dirait un joli presse papier vivant. » 
Edmond Rostand

chat-mur (1)

 

ciné

 

Déjà une semaine de déconfinement. L’Académie Française cherche une définition pour ce mot qui n’est pas dans le dictionnaire ! « Gardienne sourcilleuse du bon usage de la langue française », cette Institution recommande d’ailleurs d’utiliser le mot Covid-19 au féminin car pour un acronyme, c’est le genre du mot principal qui compte.
La Covid-19, abréviation du terme anglais « Coronavirus disease » -maladie du coronavirus-, l’article s’accorde avec le genre du mot principal maladie.
Désormais, je dirai la Covid-19, j’suis à cheval sur les règles !
Cette parenthèse grammaticale étant refermée, qu’ai-je fait durant cette semaine passée ?

corona 11-5 déconfinement progressif
Malgré ce que pense une minorité, se déconfiner n’est pas si facile…

Les 3 premiers jours, les Saints de Glace m’ont un peu confinée. Etrangement, je me suis contentée de mes tours à pied dans O. en élargissement quand même un peu mon périmètre le jour de la St-Servais !

Pour ces premiers pas dans le monde d’après, j’ai choisi des plaisirs solitaires.

Jeudi, après une matinée besogneuse, et vu le temps maussade, je suis restée à la maison. Même pas envie de faire le tour à pied de confinée déconfinée…

Vendredi, je me suis hasardée en Presqu’île, après avoir réfléchi à la meilleur façon de m’y rendre en transports en commun : j’ai opté pour le bus (C 10), le plus direct et le plus rapide. J’ai donc étrenné un joli masque en tissu. Mais voilà, j’ai de la buée sur mes lunettes et la languette ferrailleuse me fait mal au nez -que j’avais fêlé voilà quelques années-.

Résultat, je ne suis pas prête d’y retourner de sitôt. Quelle tristesse. Le centre ville est comme « sinistré », la place Bellecour était vide, la rue de la Ré encombrée de camionnettes d’artisans s’activant à refaire certains magasins qui changent d’enseigne, les trottinettes par terre, les automobilistes nerveux qui klaxonnent, les écervelés qui ne respectent pas les barrières de sécurité, des cadavres de masques abandonnés sur la chaussée, etc.

Et comme je l’avais prévu, ces nouvelles mesures sanitaires, pour ceux qui les respectent, sont très contraignantes. Faire la queue pour entrer dans un magasin, se passer du gel, parler avec les masques, ne rien toucher, bref, c’est plutôt agaçant. J’ai donc décidé de faire mes achats sur Internet pour le futur. Une visite infructueuse chez Pandora m’en a convaincue.

Le Parc de la Tête d’Or, ouvert (en partie) depuis mercredi 13/05, me tentait aussi. Pour m’y rendre, il me fallait prendre le métro B en évitant les heures d’affluence. Visite programmée samedi en fin de matinée car le weekend plutôt beau attirera les Lyonnais. J’ai retrouvé un Parc « sauvage » la nature en liberté avec les animaux « interdits au public ». Beaucoup de joggeurs, de marcheurs et de vélos dans les allées centrales. Mais entre 13 h et 14 h, le calme était revenu et j’ai retrouvé la quiétude et le silence autour du lac libéré des pédalos et autres barques. Un régal pour moi  à observer les canards et oies qui s’y prélassaient.

Parc Tête Or 16-05-2020 (15)

Et puis, il m’a fallu « travailler » un peu en prévision de la rentrée 2020-2021 de 2AUTA. Tout doit se mettre en place comme si rien n’était. Mais on prévoit quand même quelques aménagements « sans contact » avec les adhérents : nouveau site, utilisation maximale de la plateforme numérique, plus de permanences physiques pour les adhésions et inscriptions aux activités, etc. Une vraie révolution pour les plus âgés qui sont nombreux.

corona 11-5 déconfinement
Je me suis souvenue d’une rubrique que j’avais pratiquée dans le passé, avec Alfie. Il s’agissait de recenser les « j’ai aimé, j’ai pas aimé » de la semaine écoulée. Je vais donc reprendre ce petit jeu qui remplacera mes 3 kifs quotidiens

J’ai aimé
La réouverture des Parcs et Jardins et des marchés alimentaires
Mon sandwich César de M. Paul
Mes échanges avec la jeune SaaniaSparkle d’Afrique du Sud, parachutée sur mon blog, qui apprend le français toute seule, chez elle
Les joggeurs amateurs qui ne courent plus sur les trottoirs
Mes téléphones qui sonnent moins.

J’ai pas aimé
Le bruit, les voitures, les gens tout partout
Le mauvais temps qui a gâché (un peu) les premiers jours du déconfinement
Les masques et gants jetés n’importe où dans les rues
Le ressenti très désagréable derrière mon masque
La promesse du Pdt de la Région AuRA à ce jour pas tenue (distribution d’un masque)

@ lundi prochain

80

Citation du jour :
« Sans espoir, la lutte est encore un espoir. » Romain Rolland

Jeudi en souvenirs

14 mai : « Jamais je ne pus comprendre que la viande n’appartient pas aux chats. »
Maurice Genevoix

 

Les jeudis « littéraires » reprennent. Tout le temps du confinement, un Ami randonneur nous a transmis des textes, histoires, chansons, vidéos et nous invitait à partager avec le Groupe « confinés mais inspirés » nos découvertes et coups de cœur.

Ce texte m’a beaucoup touchée et m’a replongée -une nouvelle fois- dans mon enfance :

grand-mère

Vous souvenez-vous du tablier de votre grand-mère ?

Les mères et grand-mères portaient un tablier par-dessus leurs vêtements pour les protéger car elles avaient peu de robes de rechange.

 En fait, il était beaucoup plus facile de laver un tablier habituellement en coton qu’une robe, une blouse ou une jupe, faites d’autres tissus.

 Le principal usage du tablier de grand-mère était donc de protéger la robe, mais en plus de cela  :

– Il servait de gant pour retirer un plat brûlant du fourneau, bien avant l’invention des « mitaines à fourneau ».

 – Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses sales.

 – Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les œufs, les poussins à réanimer, et parfois les œufs à moitié éclos, que maman déposait dans un fourneau tiède afin de faciliter leur éclosion.

 – Quand il y avait de la visite, le tablier servait d’abri aux enfants timides. d’où l’expression : «Se cacher dans les jupons de sa mère».

 – Par temps frais, maman le relevait pour s’y emmitoufler les bras et les épaules, par temps chaud, alors qu’elle cuisinait devant le poêle à bois, elle y épongeait la sueur de son front.

 – Ce bon vieux tablier faisait aussi office de soufflet, alors qu’elle l’agitait au dessus du feu de bois pour le ranimer.

  C’est lui qui servait à transbahuter pommes de terre et bois sec jusque dans la cuisine

 – Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes ; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux.

 – En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre.

 – Quand des visiteurs arrivaient à l’improviste, c’était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

 – A l’heure du repas, grand-mère allait sur le perron agiter son tablier, c’était signe que le dîner était prêt, et les hommes aux champs savaient qu’ils devaient passer à table.

 – Grand-mère l’utilisait aussi pour sortir la tarte aux pommes du four et la poser sur le rebord de la fenêtre, afin qu’elle refroidisse ; de nos jours sa petite fille l’y pose aussi, mais pour la décongeler… Autres temps, autres mœurs !

 Il faudra de bien longues années, avant que quelqu’un invente un vêtement, qui puisse rivaliser avec ce bon vieux tablier utile à tant de choses.

On deviendrait bien fou aujourd’hui rien que de songer à la quantité de microbes qui pouvaient s’accumuler sur le tablier en une seule journée !!

En réalité, la seule chose que les enfants de l’époque aient attrapée au contact du tablier de maman ou de grand-maman, c’est de l’amour.

 

Mes 3 kifs du 13 mai :
Des bulles pour mon Anniversaire
Les masques de courtoisie en tissu de BaBaYaYa
Ouf ! Mamert, Pancrace et Servais sont passés

Sts glace

C’est la rentrée… ou pas !

12 mai : « Le chat ne pense pas. Pourtant, il a l’air aussi profond que s’il pensait. » 
Jules Renard

 

ciné

Aujourd’hui, je pense aux Aminautes qui vont retrouver une partie de leurs petits élèves

corona 11-5 reprise école

 

 

corona ecole reprise

ça va bien s’passer
COURAGE

Mes 3 kifs du 11 mai :
J’ai traversé le Parc du Prado pour aller à O.
J’ai été chez Picard, aller-retour à pied, en 1 heure chrono !
La grande rue était très animée