Chic c’est Lundi

clic

Pour ce 5e Lundi Soleil de Bernie en novembre, toujours en noir, une note gourmande.
Comme je n’aime pas trop les gâteaux, surtout en fin de repas, j’ai trouvé un bon compromis, le café gourmand.

Chez Tacca via Rolle, un fameux comptoir italien, aux Halles Paul Bocuse, c’est un délice pour les yeux et le palais 😆

A consommer sans modération, c’est bon pour le moral 😆

Voilà décembre. Ce sera en arc-en-ciel chez Bernie, pour ces 4 lundis

Jeudi en cuisine

Là, déjà, avec le titre de ce billet, je sais que je vais attirer des cordons bleus mais très vite les décevoir 😆

C’est l’Aminaute Oth qui m’a mis la puce à l’oreille lors de l’un de ses Silent Sundays ici. Il m’a fait découvrir Too good to go, en français trop bon pour être jeté.

Moi, vous me connaissez, je suis curieuse au sens 3 de la définition : désireuse d’apprendre ! Alors un matin, bien avant le lever du soleil et du départ en rando, j’ai visité mon moteur de recherche préféré pour en savoir + clic

Bien sûr, je suis à Lyon et pas à Strasbourg, alors pas question de trouver la collection des petits pains alléchants de la Oth’s Family…

Mais d’abord, commençons par le commencement. Dans l’air du Temps, cette conception anti-gaspi et « propre » (polluante le moins possible) permet de sauver de délicieux invendus tout en aidant la planète. 🙄
Soène, tu vires écolo ?…

J’ai donc appris, entre autres choses fort intéressantes, que 1/3 de la nourriture produite est gaspillée (bon, pas chez moi, je ne jette rien, même pas le pain), que l’on consomme en moyenne par an et par personne, 230 œufs et que l’on peut « recycler » leurs coquilles clic et les peaux de bananes, les pépins de melons, les épluchures de courgettes, le pain rassis, etc.

On va encore en faire des économies !

Pour profiter de ces opportunités, c’est simple, il faut installer l’appli sur son téléphone et consulter les offres.

Là où ça devient un peu plus compliqué c’est qu’à O. les offres proposées le sont à des heures inconfortables pour moi et localisées à quelques kilomètres de la maison. Et que les sandwichs de Class’croute (à acheter entre 13 h 30-14 h) n’ont rien à voir avec ceux de Strasbourg 😆

Hé les Aminautes excellentes cuisinières, Chantal, Dame Uranie, Miss Gleni, PassiFlore, Patricia et les autres, vous en pensez quoi de cette formule ?


Jeudi en gourmandise

cuisine
Pas de popote en ce moment, pas de cocotte sur le feu, il fait enfin trop chaud pour cuisiner.

Stéphane Bern, qui a plus d’une histoire de recette à narrer, nous raconte celle de Vittore Carpaccio dans son livre savoureux Pourquoi sont-ils rentrés dans l’Histoire ?

Stéphane Bern

Comment le nom d’un peintre inconnu est-il devenu celui d’un plat célèbre ?
« Malgré sa table offrant une vue imprenable sur le Grand Canal, la comtesse Amalia Nani Mocenigo arbore une grise mine. A la différence des illustres clients qui se pressent autour d’elle au Harry’s Bar, parmi lesquels Orson Welles, Humphrey Bogart ou encore Ernest Hemingway, elle ne peut savourer les succulentes grillages servies par Giuseppe Cipriani, le chef et patron de ce magnifique restaurant fondé en 1931. Soumise à un régime strict par son médecin, il lui est interdit de manger de la viande cuite !
La comtesse étant une habituée de ce lieu, Cipriani décide, pour lui faire plaisir, de créer un plat composé de fines tranches de bœuf crues simplement accompagnées de mayonnaise.
Nous sommes en 1950, le filet à la Carpaccio vient de naître.

Pourquoi Cipriani ne donne-t-il pas son nom ou celui de la comtesse à son nouveau plat ? Il se trouve que la Cité des Doges accueille au même moment une exposition consacrée à un peintre vénitien du XVIe siècle, peu connu du grand public et dont la vie est entourée de mystères : Vittore Carpaccio. Né vers 1460, Vittore est le fils d’un marchand de peaux. Il étudie la peinture, influencé par les grands maîtres de l’époque tels que Gentile Bellini, Giorgione, Antonio de Messine, mais également par l’école flamande, d’où son goût pour les paysages soignés en arrière-plan, élément essentiel de ses compositions et non pas simple décor. Subventionné par les grandes familles praticiennes de Venise qui passent commande aux nombreuses écoles de peinture que compte la cité, on lui confie de multiples travaux, notamment la décoration des salles du Palais des Doges. C’est là qu’est abrité son tableau le plus célèbre, le Lion de Saint-Marc, peint en 1516 d’après l’emblème de la ville.

lion de St-Marc Vittore Carpaccioimage du Net

Prenons le Vaporetto et revenons en 1950, en compagnie de Giuseppe Cipriani. En fin connaisseur d’Art, il voit tout de suite une correspondance entre la gamme de couleurs, le contraste créé par la viande et la mayonnaise de son nouveau plat et celui formé par les robes écarlates et les bâtiments en pierre de taille peints par Carpaccio…
Le nom de son plat est tout trouvé !

La recette, devenue un classique de la gastronomie, a évolué pour prendre la forme qu’on lui connaît aujourd’hui : des tranches de viande de bœuf crue délicieusement assaisonnées de citron, d’huile d’olive, de basilic et de parmesan pour les plus gourmands !
Classique de la cuisine italienne, le carpaccio de bresaola se prépare quant à lui avec de la viande de bœuf également crue mais séchée. Transformé en nom commun dès son invention par Cipriani, le carpaccio sert de nos jours à désigner une préparation à base de fines tranches, peu importe l’aliment découpé : saumon, thon, pêche, ananas ou encore de la manque.
Qu’en penserai notre comtesse Mocenigo ?

Enfin, il me faut vous prévenir : si vous avez la chance de vous promener le long du Grand Canal et qu’il vous venait l’envie de pousser la porte du Harry’s Bar pour déguster un carpaccio Cipriani style, il vous faudra débourser pas moins de… 58 euros ! Toute légende a son prix. »

carpaccio

Ma vie d’après… maintenant

Mon chat dit : « Quand le rêve n’a pas sa place, le monde est si étroit que la vie rétrécit. »
(Livret Comme dit mon chat de Jean-Michel Sananès aux Editions Chemins de Plume)
Encore un petit livre délicieux que je recommande

comme dit mon chat

 

ciné

Par où commencer ? Comme tout l’monde, j’attendais ce 22 juin, étape supplémentaire de l’aventure Covid-19, mais on en a su plus dès la fin de la semaine dernière. On a attaqué la 3e étape. L’horizon s’ouvre enfin !

On a bien avancé. L’école est redevenue obligatoire, les actifs sont au boulot et les retraités, toujours privés de leurs activités associatives, sont partis en vacances, et ceux qui restent vont pouvoir retourner au cinéma !

Et moi, et moi, et moi, avec ma vie, mon petit chez-moi, j’y pense et puis… C’est là qu’il faut changer un peu les paroles de la chanson de Dutronc. J’y pense mais j’peux pas oublier de vivre autrement, en respectant autant que possible les gestes barrière toujours en vigueur -et plutôt malmenés par une partie des gens- : masque, désinfectant, distance physique, ces trois armes pacifiques pour affronter l’ennemi invisible qui rôde encore on ne sait où… partout…

La vie est belle. Sur le marché, la Région m’a distribué deux masques à jeter que j’ai rangés et déjà perdus de vue retrouvés -pas rangés là où ils auraient dû…-, et dans ma boîte aux lettres, lundi dernier, elle m’a encore gratifiée de deux masques grand public catégorie 1 selon recommandations afnor spec s76-001, accompagnés d’une note d’information ministérielle du 29 mars 2020 !
Heureusement que je n’ai pas attendu le masque régional pour me déconfiner sinon je serais restée enfermée 3 mois au lieu de 2. Coup de Pub pas très convaincant pour l’horizon 2021 (élections régionales). Du bla-bla-bla politique, ça ne m’étonne pas.

La vie est belle.
J’ai enfin reçu ma bague Pandora mais j’ai quand même passé un mel à la Direction -sans réponse à ce jour- car je n’ai pas apprécié de payer 6 € de port alors que j’aurais pu la retirer dans un magasin.
J’ai enfin reçu ma commande passée chez New Chic, décevante et des complications pour retourner mes deux pantalons, donc je vais les garder et renoncer à mes 50 €.
J’ai pu aller chercher le petit cahier d’Art-thérapie chez Decitre (délai : 1 semaine).
Par contre, les croquettes Neutered Royal Canin  de Natty sont arrivées à la vitesse TGV, une fois que j’ai eu pu joindre Zooplus au téléphone et avoir l’explication au sujet de mon de passe invalide : Orange bloque les « anciens » mdp et ainsi empêche les clients de passer des e-commandes… Fallait juste le savoir et posséder un 2e e-mail… Donc, tout va bien !

La vie est belle. J’ai retrouvé les Frères Barbet et j’ai passé mon envie de foie de veau, avec une énorme tranche cuite à point, servie avec des pommes de terre rissolées et la petite salade, et pour finir un café gourmand. Et même si le temps « d’automne » m’a privée de la terrasse, j’ai passé un très bon moment.

foie veau

La vie est belle. J’ai fait un petit tour au marché de la Croix-Rousse, mardi en toute fin de matinée, sans rien acheter, et suis redescendue pour aller à mon rendez-vous au Parc de la Tête d’Or. 16 kms à pied dans ma journée !

La vie est belle. Samedi, début de l’été, l’anticyclone est annoncé, même si mardi dernier, lors du Conseil d’administration de l’Assoc. nous étions confinés à l’intérieur, un peu gelés malgré nos vêtements d’hiver… Collés-serrés autour de la table pour le picnic, on en a oublié le froid… et les mesures barrière…

La vie est belle. Encore un petit effort pour la relecture du bulletin de la rentrée 2020-2021 et hop hop hop, je serai en vacances ! Bon, ça ne changera pas grand chose puisque depuis le 16 mars, on y est déjà. Et ça risque de durer un peu plus longtemps que d’habitude car rien ou presque ne se passera en septembre au niveau associatif.

La vie est quand même un peu moins belle avec les bouchons, les travaux, le bruit et la pollution, les bus quasi remplis, les queues interminables devant certains magasins, et les manifs les samedis et même en semaine.

Quant à l’actu autour de moi ? Après la disparition des boutiques lyonnaises Au Nègre (café), des têtes de nègre (meringues rondes enrobées de chocolat noir), du « Y’a bon » pour Banania, voilà que c’est au tour de l’Uncle Ben’s de réfléchir à changer de look avant d’y être forcé… Non mais, j’y crois pas. Le monde est fou.

Uncle Ben'simage du Net

Et c’est pas tout, les batailles des verts, jaunes, blancs et noirs ont repris partout, les casseurs sont déconfinés, la canicule et les moustiques sont de retour, les Droites et les Gauches s’arrachent les mairies… Impossible de vivre en paix.

C’est tout pour le moment. Je reviendrai faire un point après la phase 4. D’ici là, portez-vous bien, soyez prudents, respectez les gestes barrière, et tout, et tout…

positive attitude

Jeudi en cuisine

11 juin : « Petit à petit, les chats deviennent l’âme de la maison. »
Jean Cocteau

Deux recettes bien lyonnaises, ça fera plaisir aux cuisinières chevronnées !
Je ne fais jamais ces recettes, trop long pour un plat de cardons, les bocaux de Malartre sont délicieux, et trop d’odeur de friture pour les bugnes, les quelques centaines de grammes achetées par an chez le boulanger font l’affaire !

Pour le Projet de Ma’ de samedi dernier, j’avais acheté 2 cartes postales, avec les recettes au dos

Recette des cardons à la lyonnaise

cardons

Effeuiller et effiler les côtes, puis les citronner à l’aide d’un demi citron.
Couper chaque tige en tronçons d’environ 4 cm, les faire cuire jusqu’à ce qu’ils soient tendres, à feu doux dans de l’eau salée, puis les égoutter.
Faire fondre 80 gr de beurre dans une casserole, ajouter autant de farine, arroser l’ensemble d’un bouillon de volaille mélangé à de la crème fraîche et à un jaune d’oeuf.
Disposer les cardons dans un plat à gratin, les recouvrir de la sauce, de rondelles de moelle, éventuellement d’un peu d’emmental râpé, puis enfourner environ 12 minute.

 

Recette des bugnes

bugnes

Pour réaliser la pâte, mélanger 500 gr de farine, 6 oeufs, 100 gr de sucre et 100 gr de beurre, un sachet de sucre vanillé, un de levure, une pincée de sel, un zeste de citron et 6 cl de rhum.
Une fois bien pétrie, entourer la pâte d’un film plastique puis laisser reposer une nuit au réfrigérateur.
A l’aide d’un rouleau, étaler la pâte et découper avec une roulette les losanges fendus au centre, qui, par la suite, seront jetés dans l’huile bouillante puis égouttés sur du papier absorbant.
Les bugnes peuvent se servir tièdes ou froides saupoudrées de sucre glace.

Ce sont plutôt des recettes d’hiver.

Jeudi en gourmandise

21 mai : « Une chatte tricolore dans un foyer y garantit le bonheur. »
Proverbe asiatique
proverbe approuvé par Miss Natty !

Natty fenêtre (5)

 

Pendant 55 jours les cuisines ont connu un franc succès, les moules à gâteaux sont sortis des placards et les fours ont surchauffé.

Avec le temps frisquet de la semaine dernière et ce déconfinement trrrès progressif, en plus des gâteaux, on a mijoté des gratins avec une sauce béchamel.

Vous êtes-vous interrogées/és sur l’origine de ce nom ?

Stéphane B. nous explique pourquoi la sauce béchamel doit son existence au Marquis Louis de Béchameil (pages 74-75)

Stéphane Bern

« Après les potages, hachis et panades apportés au premier service, les bouillons, ragoûts, fricassés et pâtés en croûte feuilletés servis au deuxième, vient enfin le troisième service.

Dans une chorégraphie minutieuse, un cortège de gardes apporte alors les rôtis de perdrix, de faisans, de bécasses, de ramiers et de dindons, de poulets et de lapins. Autour de la table on compte quatorze gardes, deux officiers de bouche, le capitaine des gardes du corps et un goûteur.

Ce protocole n’est guère extraordinaire, c’est même ainsi chaque jour ! Rien n’est laissé au hasard quand il s’agit du souper de Louis XIV. Mais c’est un soir particulier. La foule de courtisans qui se presse comme à l’accoutumée pour assister au souper royal a les yeux tournés vers une saucière en argent qui trône au centre de la table : le Roi va goûter une nouvelle sauce faite à base de jus de viande et d’échalotes, mise au point par son maître d’hôtel, Louis de Béchameil.

Ancien financier très avisé et fournisseur des armées du Roi, celui qui fut Marquis de Nointel puis surintendant de la maison du Duc d’Orléans avant de devenir maître d’hôtel du Roi-Soleil n’en est pourtant pas à son coup d’essai Il a en effet déjà su s’attirer les bonnes grâces du Roi, dont la gourmandise bien connue (la légende dit qu’il se rendait souvent malade en mangeant à l’excès des petits pois dont il raffolait) est satisfaite par sa cuisine riche et raffinée.

Ce n’est pas la première fois que Béchameil effectue des sauces pour Louis XIV, mais celle-ci est spéciale. Finalisée dans les cuisine du château de Nointel, dans l’Oise, elle reprend un monument de la gastronomie française.

Sa recette a été élaborée par François-Pierre de La Varenne, cuisinier du Marquis d’Uxelles, et consignée par ses soins dans son ouvrage incontournable publié en 1651, le Cuisinier français. Pour réaliser cet accompagnement, originellement à base de crème, Pierre de La Varenne se serait lui-même inspiré, dit-on, d’une sauce rapportée d’Italie par Catherine de Médicis.

On imagine alors pourquoi notre Louis de Béchameil a les mains moites : s’attaquer à un tel héritage gastronomique. Un aromate de travers et c’est le crime de lèse-majesté !

Mais, on le sait, cette sauce gourmande ravira Louis XIV qui s’en léchera les babines. Il ordonnera d’ailleurs qu’on la fasse servir le plus souvent possible. Forte de l’engouement du Roi-Soleil, cet assaisonnement prendra bien vite le nom de celui qui l’aura revisité, Louis de Béchameil. Ainsi connu sur toute les tables nobles comme la « sauce à la Béchameil », elle se transformera par glissement et par simplification graphique en « sauce béchamel ».

Un succès que jalousera le vieux Duc d’Escars qui déclara, un peu amer : « Est-il heureux, ce petit Béchameil ! J’avais fait servir des émincés de blancs de volaille à la crème plus de 20 ans avant qu’il fût au monde et, voyez, pourtant je n’ai jamais eu le bonheur de pouvoir donner mon nom à la plus petite sauce ! »

manger-bien-bouger

Jeudi en gourmandise

C’est le temps idéal pour cuisiner et pâtisser. Certaines bloguinettes en usent et abusent 😉 Non, non, je ne dénoncerai personne !

Alors je suis retourner lire Stéphane Berne ! Dans son choix de Pourquoi sont-ils entrés dans l’Histoire ? j’ai choisi l’histoire de l’intemporelle tarte Tatin (pages 61-62)

Stéphane Bern

Les Soeurs Tatin
Leur doit-on vraiment ce dessert si renversant ?

« Dans le petit village solognot de Lamotte-Beuvron, Fanny et Caroline Tatin tiennent un hôtel-restaurant. Cette auberge est bien connue des chasseurs parisiens, attirés par la région giboyeuse, et de la belle société y faisant escale au cours de leurs voyages sur la toute nouvelle ligne de chemin de fer qui relie Paris et Toulouse. Un dimanche d’ouverture de la chasse, à la fin de l’année 1898, les deux femmes, un peu débordées par l’affluence, auraient malencontreusement enfourné à l’envers leur déjà célèbre tarte aux pommes fondantes. Constatant que les fruits situés en dessous avaient délicieusement caramélisé, elles auraient décidé de la servir telle quelle, pour le plus grand bonheur des clients !

On entend dire que cette histoire ne serait qu’une légende, inventée en 1927 par le grand critique culinaire Maurice Edmond Sailland dans un numéro de son guide La France gastronomique pour amuser les journalistes parisiens. Créée de toutes pièces ou non, cette histoire a le mérite de faire franchir au dessert des Soeurs Tatin -près de dix ans après leur mort- les frontières de Lamotte-Beuvron. Ainsi, dès le début du XXe siècle, les clients du chic restaurant parisien Maxim’s se régalent d’une tarte aux pommes renversée.
On raconte cette fois-ci que le propriétaire du restaurant aurait fait espionner les deux Soeurs pour subtiliser leur recette, tout en baptisant le dessert « tarte des Demoiselles Tatin ». Les fables s’additionnent.

Poursuivons l’enquête. La première version écrite de la recette nous provient de Marie Souchon, institutrice lamottoise et amie de Fanny. Après avoir décrit les étapes nécessaires pour réaliser cette délicieuse tarte -non sans nous donner l’eau à la bouche avec des « bon morceaux de beurre- et une « bonne couche de sucre en poudre »-, elle précise que cette recette « a été inventée par la cuisinière du Comte de Chatauvillard, qui possédait un château à quelques kilomètres de Lamotte-Beuvron et qui a passé la recette à Fanny Tatin »…

Alors, qui croire ? A vrai dire cela n’a guère d’importance, tant qu’il est possible d’en savourer une part ! Aujourd’hui, cette douceur est le plus souvent servie avec de la crème fraîche ou une boule de glace : une hérésie pour les membres de la Confrérie des lichonneux, une assemblée de Lamottois créée il y a tout juste quarante ans avec pour mission de « faire respecter la recette traditionnelle du fameux dessert des Demoiselles Tatin ». La tarte doit impérativement, selon eux, être servie sans accompagnement, on l’aura compris !

Ce qui n’est pas une histoire, en revanche, c’est le plaisir procuré par cette tarte, comme nous le rappelle un article de l’écrivain et homme politique parisien Gabriel Hanotaux, publié en 1899. Ce dernier nous fait revivre, au milieu des bruits de couverts et des éclats de voix, un repas de chasseurs : « le diapason monte, éclate, jusqu’au moment où apparaît la tarte de Mademoiselle Tatin. (…) Un cri de satisfaction part de toutes les poitrines, une joie des yeux va au-devant de la galette triomphale. Elle est découpée, servie, avalée. »

A vos fourneaux ! »

tarte-tatin
image du Net

Comme je n’ai pas trouvé une telle recette chez Miss Gleni, je vous propose un autre blog ICI