24 Heures Photo avec Patricia

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Mercredi à minuit, je n’étais pas en ville pour goûter le Beaujo nouveau. J’ai attendu tranquillement le lendemain pour choisir « ma » bouteille !
Je n’ai pas retrouvé Le Chat Rouge de l’an dernier. Sans soufre ajouté, voilà ce qu’il me faut. Et avec une planche de charcuterie, il a été fort apprécié !

Beaujolais nouveau 2019 (3)

Jeudi en gourmandise

Alors voilà de quoi réveiller vos papilles !

“Epatante brioche au beurre, farcie de pralines roses” selon la définition savoureuse de Gilles Pudlowski, la Praluline a su franchir les frontières de sa renommée locale pour s’imposer comme la vedette incontestée de tous les magasins Pralus, de Roanne à Charlieu, Lyon et même jusqu’à Paris où on peut la déguster dans le quartier du Marais, à Saint-Germain-des-Prés, dans les VIIe et IIe arrondissements. Dijon, Cité de la gastronomie dispose elle aussi d’une boutique dans la rue de la Liberté, tout comme Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme où l’on n’hésite pas à faire la queue pour la Praluline

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Samedi dernier, à O., pour le tea-time, c’était cornélien de choisir entre salé et sucré !
Que je vous explique ! Patricia, de passage à Lyon avec son fils et sa petite belle-fille, sont venus me faire un petit coucou.

Que choisir entre la brioche aux pralines et le saucisson de Lyon ?
A 17 heures, voyons, c’est la Praluline !
Et en même temps, quelques rondelles de saucisson de chez La Colette, c’était drôlement bon ! On a été très raisonnables, on n’a bu que de l’eau !

Praluline

Les Plumes avec Emiliebird

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Avertissement : il manque 3 mots… A vous de les trouver !

Décidément, certaines recettes pâtissières sont souvent le fruit du hasard. Après la « madeleine » de la petite servante M. Paulmier, voici l’histoire du « pet-de-nonne » de la petite novice Agnès.

J’ai donc créé une rubrique symphonie du goût dans cet espace virtuel, sans prétendre concurrencer le Blog de Miss Gleni, bien sûr !

Le petit beignet à pâte de chou dont il est question dans ce billet, plutôt consommé dans l’Est et par nos Amis belges et allemands, -PassiFlore nous le confirmera- est aussi appelé « Paix-de-nonne ».

Un jour, à l’Abbaye de Marmoutier, Soeur Agnès a eu un vent. Dans le silence de la grande cuisine, soudain un bruit, étrange et sonore, rythmé et prolongé, semblable à un gémissement d’orgue qui s’éteint, puis aux plaintes mourantes de la brise qui soupire, a frappé de stupeur les oreilles indignées des bonnes soeurs qui poussèrent des cris d’horreur.

Très gênée, Soeur Agnès en a laissé tomber sa cuillère de pâte dans une marmite de graisse chaude. Ô miracle, le pet-de-nonne, nommé aussi beignet de vent, a pris forme.  Une symphonie de goût et d’odeurs !

Une autre légende révèle qu’à la Renaissance, une autre religieuse avait donné sa recette en toute discrétion à un couvent voisin et ennemi pour assurer la paix.

Une autre légende encore donne la maternité de ce petit gâteau moelleux aux chanoinesses de l’Abbaye de Baume-les-Dames…

Bref, c’est toujours dans le calme d’un couvent, et au bout des doigts de ces femmes d’Eglise, que le culte de ces petites douceurs s’est développé !

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Histoire insolite

Il y a des destins qui font des noms et des noms qui font l’Histoire déclare Stéphane Bern.

Aujourd’hui, je vous rapporte l’histoire de Madeleine PAULMIER.
SB explique dans son livre, à la page 185, comment cette personne a rendu célèbres les madeleines.

madeleines

« Même si l’on n’a pas forcément lu Proust, on se réfère souvent à sa madeleine pour parler d’une odeur ou d’un goût qui nous ramène directement à nos plus tendres années… Lorsque le narrateur d’A la recherche du temps perdu porte à ses lèvres une cuillerée de thé au tilleul dans lequel il avait laissé s’amollir un morceau de madeleine, une étrange sensation le frappe. Il revit littéralement les émotions de son enfance, revoit le village où il séjournait, sa tante Léonie, sa vieille maison grise, sa chambre, son jardin… Quelle douce et belle sensation. Tout cela grâce à un petit gâteau dodu en forme de coquille Saint-Jacques ! Si l’origine de la recette du gâteau le plus connu de la littérature et le plus apprécié des Français est incertaine, nous savons en revanche pourquoi il porte le prénom d’une femme.

Nous sommes en 1755. Le duc de Lorraine, Stanislas Leszczynski, qui fut aussi par deux fois roi de Pologne, reçoit dans son château. Malheureusement, son pâtissier a fait défection la veille. Une servante est donc chargée de préparer des desserts, le temps de trouver un nouveau pâtissier… Impressionnée par la tâche qui lui incombe, la jeune servante choisit de miser sur la sécurité. Elle confectionne alors quelque chose qu’elle sait bien faire même si c’est ordinaire : du beurre, des oeufs, du sucre, du lait, de la farine, de la levure et une gousse de vanille… Stanislas et ses convives sont particulièrement charmés par ces petits gâteaux rainurés, comme s’ils avaient été moulés dans une coquille St-Jacques. Convoquée auprès de son maître après le succès de ces gourmandises, la jeune femme révèle l’origine familiale de la recette, transmise de génération en génération. Ses ancêtres habitaient à Commercy, un village par lequel passent les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, d’où leur forme ! Et lorsqu’il s’enquiert du nom de ces délicieux petits gâteaux, Madeleine Paulmier, prise au dépourvu, donne son prénom : « Madeleine » !

L’histoire ne s’arrête pas là. Il se trouve en effet que Marie, la fille de Stanislas et épouse de Louis XV, trouva si bonnes les petites « madeleines » qu’elle participa à leur renommée à la cour. Elles furent ainsi popularisées, et ce n’est pas la renommée de l’oeuvre de Proust, publiée entre 1913 et 1927, qui viendra mettre un terme à cet engouement !

Toutefois, un coup de tonnerre a récemment déchiré le ciel des amoureux de la gastronomie et de la littérature. A l’occasion de la publication de trois cahiers inédits de Proust, le grand public a découvert que le célèbre auteur avait hésité avant de choisir la madeleine pour le célèbre passage. Dans ses premiers brouillons, il s’agissait en réalité de miettes de pain grillé ! »