Projet de Ma’

Ma’ propose « apaisant » pour son Projet du jour (le 27e sur 52)
clic

J’ai choisi cet endroit au bord de l’eau que j’adore, accessible en tram. Il suffit d’arriver un peu tôt pour réserver un petit coin tranquille pour le picnic.

Pas besoin d’aller bien loin pour se dépayser !

cof

Ma vie d’après… phase 4

1er juillet : « Le temps passé avec un chat n’est jamais perdu. »
Colette

 

ciné

 

Le 25 juin dernier, le célèbre et très médiatique urgentiste PP a déclaré, à la télé : « Le monde d’après c’est le monde d’avant en pire. »

C’est tout à fait ce que je ressens. Certainement une conséquence du confinement, je n’ai pas les idées très claires par moment et pas plus tard que la semaine dernière -et même avant, si ma mémoire est bonne-, j’étais dans la plus grande confusion avec les blogs de Carrie et Marla… Faute avouée est à moitié pardonnée, hein ? Faut dire que les deux jeunettes adorent les Bêtes et les balades dans la Nature et que toutes les deux insistent en me disant de prendre soin de moi 😉

« Ce siècle autre en ses mœurs demande un autre style. »
Les Tragiques – Agrippa d’Aubigné (1616)

1616-2020 : l’Histoire est un éternel recommencement…
Maintenant, tout devrait très bien aller… Mais l’anaphore La vie est belle que j’avais utilisée  dans mon billet du 22 juin, un peu par dérision, n’était qu’une figure de style que j’aime bien employer.

Car moi qui aime que les choses soient claires, que tout soit bien carré, ordonné, j’ai du mal à m’y retrouver dans cette vie d’après… On déconfine, mais… on doit devrait respecter les mesures sanitaires. On peut faire tout ce qu’on veut, mais… il faut faudrait porter un masque dans les lieux publics, il faut prendre rendez-vous pour aller nager ou faire du sport, il faut respecter les sens de circulation fléchés, il faut… que sais-je encore, la liste serait trop longue à énumérer. Et pourtant… La Covid-19 fait toujours des morts dans le monde entier et en France, et le virus est suspendu au dessus de nos têtes, se tapit pour peut-être/sans doute, mieux revenir les saisons prochaines.

Alors, oui, j’en parle encore et non, on ne peut pas faire comme si rien n’était. Les « clusters » explosent un peu partout et l’appli Covid-19 fait un flop 🙄
En même temps, la plupart des gens font comme si de rien n’était… « bas les masques », bonjour les accolades, les embrassades, les rassemblements politiques, amicaux et familiaux… Ça craint…
Les frontières ouvrent à nouveau et les mélanges de touristes vont avoir lieu pendant ces deux mois d’été… Ça craint…

Le 1er juillet, c’est aussi le temps des changements, augmentations ou diminutions et de l’ajustement des impôts !
Les prix sont toujours inflationnés. Au marché, les tomates Marmande bien charnues, à 28 francs le kilo, sont excellentes ! J’ai hésité et craqué plusieurs fois pour un kilo de cerises ou de fraises goûteuses et pas abîmées à 40 ou 50 francs. Quant aux asperges blanches à 65 francs le kilo, elles ont fini leur saison sans que je les goûte…
Oui, je ne parle plus en euros mais en francs ! Je me fais du mal, je sais, ça fait ringard, je sais, mais j’veux me coller à la dure réalité du moment. Et ma baguette de pain noir aux graines à 13 francs m’a été un peu indigeste, même si elle était délicieuse…
Du pain noir, j’vous jure, on se croirait en temps de guerre. C’est pas faux, le p’tit Manu l’a assez répété !

 

euro
J’ai aimé :

assiette italienne
Ma 2e assiette italienne et mon café gourmand aux Halles Paul Bocuse avec ma soeur de coeur et nos réflexions pour la préparation de notre croisière
La résa de nos nuits à Bordeaux
Ma journée picnic à Lacroix-Laval avec mon amie globe-trotteuse
Ma lecture en cours du Carnaval noir de Metin Arditi, suggérée par Lydia

J’ai pas aimé :
Le mois de juin plutôt pourri sur tous les points
Ma e-commande à la Fnac du 8/06 toujours pas livrée depuis le 8 juin
Mon imprimante toujours pas livrée, perdue quelque part ou volée
Le vent, la chaleur et les orages
Les masques toujours plus nombreux sur la voie publique
Les dents toujours plus blanches des journalistes et animateurs à la télé
Et le pompon, Lyon et sa Métropole vertes depuis dimanche 😥

@ suivre !
cigale

Projet de Ma’

Ma’ propose caché pour ce Projet
clic

Mais si c’est caché, ce n’est pas visible ; un peu comme un secret que l’on ne dit pas.

Ma craintive Natty n’aime pas se montrer. Se cacher derrière un rideau la rassure. Et le gros avantage, c’est qu’elle voit ce qui se passe tout en croyant ne pas être vue ! Sur un radiateur, derrière un rideau qui lui sert de voilette, ce sera parfait pour Ma’

Natty-voilette

Jeudi en Littérature

« Mon chat aime les rats de bibliothèque, les rats des chants, les ratures, les rats d’eau, les erratum, la vérité et les matins doux. » Comme dit mon chat J-M. Sananès

A Lyon, il n’y a pas que la gastronomie. Et ce Lyonnais célèbre ne propose pas que des dictées !

 

Bernard-PIVOTimage du Net

Les mots de ma vie de Bernard Pivot a déjà beaucoup circulé et circule encore. Et c’est toujours un plaisir de lire et relire du Pivot. Merci Annie !

« La vie c’est chiant. J’aurais pu dire, vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré «chiant» parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste. Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant, invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps j’ai vu dans le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge. Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. «Avec respect», «En hommage respectueux», Avec mes sentiments très respectueux. Les salauds ! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect ? Les cons ! Et du «cher Monsieur Pivot» long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !
Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place. J’ai failli la gifler. Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué. «Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que…» Moi aussitôt : «Vous pensiez que…? — Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir. Parce que j’ai les cheveux blancs? Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ça été un réflexe, je me suis levée… — Je parais beaucoup, beaucoup plus âgé que vous ? Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge… -Une question de quoi, alors ? Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…» J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.
Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni à la sexualité, ni au rêve.
Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie. La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce. J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du Concerto n° 23 en “la-majeur“ de Mozart, soit, du même, l’andante de son Concerto n° 21 en “ut-majeur“, musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà. Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps. Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années ? En mois ? En jours ?… Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération. Après nous, le déluge, non ? »

Ma vie d’après… maintenant

Mon chat dit : « Quand le rêve n’a pas sa place, le monde est si étroit que la vie rétrécit. »
(Livret Comme dit mon chat de Jean-Michel Sananès aux Editions Chemins de Plume)
Encore un petit livre délicieux que je recommande

comme dit mon chat

 

ciné

Par où commencer ? Comme tout l’monde, j’attendais ce 22 juin, étape supplémentaire de l’aventure Covid-19, mais on en a su plus dès la fin de la semaine dernière. On a attaqué la 3e étape. L’horizon s’ouvre enfin !

On a bien avancé. L’école est redevenue obligatoire, les actifs sont au boulot et les retraités, toujours privés de leurs activités associatives, sont partis en vacances, et ceux qui restent vont pouvoir retourner au cinéma !

Et moi, et moi, et moi, avec ma vie, mon petit chez-moi, j’y pense et puis… C’est là qu’il faut changer un peu les paroles de la chanson de Dutronc. J’y pense mais j’peux pas oublier de vivre autrement, en respectant autant que possible les gestes barrière toujours en vigueur -et plutôt malmenés par une partie des gens- : masque, désinfectant, distance physique, ces trois armes pacifiques pour affronter l’ennemi invisible qui rôde encore on ne sait où… partout…

La vie est belle. Sur le marché, la Région m’a distribué deux masques à jeter que j’ai rangés et déjà perdus de vue retrouvés -pas rangés là où ils auraient dû…-, et dans ma boîte aux lettres, lundi dernier, elle m’a encore gratifiée de deux masques grand public catégorie 1 selon recommandations afnor spec s76-001, accompagnés d’une note d’information ministérielle du 29 mars 2020 !
Heureusement que je n’ai pas attendu le masque régional pour me déconfiner sinon je serais restée enfermée 3 mois au lieu de 2. Coup de Pub pas très convaincant pour l’horizon 2021 (élections régionales). Du bla-bla-bla politique, ça ne m’étonne pas.

La vie est belle.
J’ai enfin reçu ma bague Pandora mais j’ai quand même passé un mel à la Direction -sans réponse à ce jour- car je n’ai pas apprécié de payer 6 € de port alors que j’aurais pu la retirer dans un magasin.
J’ai enfin reçu ma commande passée chez New Chic, décevante et des complications pour retourner mes deux pantalons, donc je vais les garder et renoncer à mes 50 €.
J’ai pu aller chercher le petit cahier d’Art-thérapie chez Decitre (délai : 1 semaine).
Par contre, les croquettes Neutered Royal Canin  de Natty sont arrivées à la vitesse TGV, une fois que j’ai eu pu joindre Zooplus au téléphone et avoir l’explication au sujet de mon de passe invalide : Orange bloque les « anciens » mdp et ainsi empêche les clients de passer des e-commandes… Fallait juste le savoir et posséder un 2e e-mail… Donc, tout va bien !

La vie est belle. J’ai retrouvé les Frères Barbet et j’ai passé mon envie de foie de veau, avec une énorme tranche cuite à point, servie avec des pommes de terre rissolées et la petite salade, et pour finir un café gourmand. Et même si le temps « d’automne » m’a privée de la terrasse, j’ai passé un très bon moment.

foie veau

La vie est belle. J’ai fait un petit tour au marché de la Croix-Rousse, mardi en toute fin de matinée, sans rien acheter, et suis redescendue pour aller à mon rendez-vous au Parc de la Tête d’Or. 16 kms à pied dans ma journée !

La vie est belle. Samedi, début de l’été, l’anticyclone est annoncé, même si mardi dernier, lors du Conseil d’administration de l’Assoc. nous étions confinés à l’intérieur, un peu gelés malgré nos vêtements d’hiver… Collés-serrés autour de la table pour le picnic, on en a oublié le froid… et les mesures barrière…

La vie est belle. Encore un petit effort pour la relecture du bulletin de la rentrée 2020-2021 et hop hop hop, je serai en vacances ! Bon, ça ne changera pas grand chose puisque depuis le 16 mars, on y est déjà. Et ça risque de durer un peu plus longtemps que d’habitude car rien ou presque ne se passera en septembre au niveau associatif.

La vie est quand même un peu moins belle avec les bouchons, les travaux, le bruit et la pollution, les bus quasi remplis, les queues interminables devant certains magasins, et les manifs les samedis et même en semaine.

Quant à l’actu autour de moi ? Après la disparition des boutiques lyonnaises Au Nègre (café), des têtes de nègre (meringues rondes enrobées de chocolat noir), du « Y’a bon » pour Banania, voilà que c’est au tour de l’Uncle Ben’s de réfléchir à changer de look avant d’y être forcé… Non mais, j’y crois pas. Le monde est fou.

Uncle Ben'simage du Net

Et c’est pas tout, les batailles des verts, jaunes, blancs et noirs ont repris partout, les casseurs sont déconfinés, la canicule et les moustiques sont de retour, les Droites et les Gauches s’arrachent les mairies… Impossible de vivre en paix.

C’est tout pour le moment. Je reviendrai faire un point après la phase 4. D’ici là, portez-vous bien, soyez prudents, respectez les gestes barrière, et tout, et tout…

positive attitude

Projet de Ma’


Projet de Ma’ « marche (s) »
clic

Au début du déconfinement, je me suis retrouvée à la station de métro de la Part Dieu, côté gare, et bingo ! Alors que j’avais pris l’escalator pour économiser mes jambes, ma tête m’a commandé de redescendre pour faire des photos pour le Projet de Ma’ ! J’ai repris l’escalator en sens inverse, fait quelques photos et cette fois, j’ai monté les 36 marches !

 

Le Défi du 20 avec Mamylor

Défi du 20

Pour ce 6e Défi du 20 de 2020
avec deux mots en « E« ,
Mamylor a choisi :

Eglantine et Elégante
clic

églantine rose (1)

 

– Hé toi, rose des chiens, ne viens pas fleurir dans mon buisson

Surprise, l’églantine regarde sa cousine, fleur de ronce. Après tout, elles sont de la même famille des rosacés, toutes deux issues d’arbrisseaux épineux. Mais avec sa grande fleur du rose tendre au rose soutenu, elle se trouve plus élégante que la petite fleur chiffonnée des mûriers sauvages.

– Soyons humbles répond l’églantine, n’oublions pas que nous sommes toutes les deux des mauvaises herbes

Vexée, la ronce agite ses fleurs minuscules.
– Moi, on m’aime et on cueille mes mûres pour en faire de la confiture et toi ?

fleurs ronces1

églantines (6)

– Moi, répond la belle églantine, on cueille mes cynorrhodons qui sont pleins de vertus. Alors, soyons amies et méfions-nous plutôt des insupportables lierres et liserons, ennemis des haies et des jardins.

 

Le Défi du 20 juillet avec deux lettres en « F » sera mené par Dame Uranie qui nous propose : Fromage et Féroce

Jeudi en Littérature

« Dieu a inventé le chat pour que l’homme ait un tigre à caresser à la maison. »
Victor Hugo

Les chats motsillustration page 135

Ai-je déjà parlé de ce recueil de textes délicieux d’Anny Dupérey, Les chats mots, illustré par « les silhouettes de chats et les signes calligraphiques de l’artiste Sonja Knapp ?

Chats mots A. Duperey
page 137, texte de Jacques Sternberg « Contes glacés » clic

« Au commencement, Dieu créa le chat à son image. Et bien entendu il trouva que c’était bien. Et c’était bien d’ailleurs. Mais le chat était paresseux. Il ne voulait rien faire. Alors plus tard, après quelques millénaires, Dieu créa l’homme. Uniquement dans le but de servir le chat, de lui servir d’esclave jusqu’à la fin des temps. Au chat, il avait donné l’indolence et la lucidité ; à l’homme il donna la névrose, le don du bricolage et la passion du travail. L’homme s’en donna à cœur joie. Au cours des siècles, il édifia toute une civilisation basée sur l’invention, la production et la consommation intensive. Civilisation qui n’avait en réalité qu’un seul but secret : offrir au chat le confort, le gîte et le couvert.
C’est-à-dire que l’homme inventa des millions d’objets inutiles, généralement absurdes, tout cela pour produire, parallèlement, les quelques objets indispensables au bien-être du chat : le radiateur, le coussin, le bol, le plat à cuire, le pêcheur breton, le tapis, la moquette, le panier d’osier et aussi peut-être la radio puisque les chats aiment la musique.
Mais de tout cela les hommes ne savent rien. A leurs souhaits. Bénis soient-ils. Et ils croient l’être. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes des chats. »